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Wall Art #2 : L’art au bout du rouleau

Avec du scotch, on rapièce, recolle, raccommode, répare. Inventé en 1925 par l’Américain Richard Drew pour le compte de la société 3M, le ruban adhésif (adhesive tape) devait faciliter le travail des carrossiers qui peignaient les voitures de deux couleurs différentes. Jusqu’alors, ils utilisaient des journaux pour protéger la partie déjà peinte mais le décollage abîmait la peinture.

Produit de consommation courante, le scotch est une matière première qui séduit aussi les artistes. Au bout du rouleau, ils créent des œuvres originales et saisissantes dans des styles complètement différents. Max Zorn (artiste allemand né à Amsterdam) a scotché la Toile avec ses vidéos. Armé d’un scalpel et d’un ruban de scotch marron, il fixe des visages et des paysages sur des surfaces vitrées.

Mais le tape-art (art du ruban adhésif), n’est pas apparu avec Max Zorn. Beaucoup d’autres artistes ont saisi les rouleaux pour modeler leur imaginaire.L’artiste américain Mark Jenkins moule des centaines de mètres de scotch pour donner vie à des personnages qu’il met en scène au coin d’une rue.

Plus coloré, le collectif slovène ORTO réveille le paysage urbain et chasse la grisaille comme le montre cette vidéo en stop-motion.

Avec un sac bourré de scotch multicolore, le new-yorkais Aakash Nihalani déroule des formes géométriques pour créer une illusion d’optique simple mais efficace (voir article sur + - x = )

"L.A Leaker" New Street Art Piece By Aakash Nihalani On The Streets Of Los Angeles, USA.

ACTIVITÉ : L'art au bout du rouleau

Consignes

  1. Réalise une anamorphose à l'aide de scotch adhésif à la manière d'Aakash Nihalani
  2. Utilise les vieilles cassettes VHS (qui prennent la poussière dans le placard de M. Grange) et leurs bandes pour créer quelque chose.

[Histoire des arts…de rue#6] Le tape-art, l’art au bout du rouleau

Avec du scotch, on rapièce, recolle, raccommode, répare. Inventé en 1925 par l’Américain Richard Drew pour le compte de la société 3M, le ruban adhésif (adhesive tape) devait faciliter le travail des carrossiers qui peignaient les voitures de deux couleurs différentes. Jusqu’alors, ils utilisaient des journaux pour protéger la partie déjà peinte mais le décollage abîmait la peinture.

Ce ruban collait seulement sur les deux bords et les employés de 3M, « pensant qu’il s’agissait d’une économie de colle, le surnommèrent ruban écossais (scotch tape), à cause de la réputation des écossais d’être économes« . Le scotch était né. La ménagère, les écoliers et les bricoleurs allaient trouver là un allié efficace dans leurs menus travaux.

Produit de consommation courante, le scotch est une matière première qui séduit aussi les artistes. Au bout du rouleau, ils créent des œuvres originales et saisissantes dans des styles complètement différents. Depuis un an, c’est Max Zorn (artiste allemand né à Amsterdam) qui scotche la Toile avec ses vidéos. Armé d’un scalpel et d’un ruban de scotch marron, il fixe des visages et des paysages sur des surfaces vitrées.

Sa jeune fille à la perle est un vrai petit bijou. Pour mettre en lumière ses productions, il arpente les rues et grimpe le long des lampadaires. Pour découvrir son travail, 3 vidéos sont à visionner dans le lecteur Youtube ci-dessous.

Mais le tape-art (art du ruban adhésif), n’est pas apparu avec Max Zorn. Beaucoup d’autres artistes ont saisi les rouleaux pour modeler leur imaginaire. L’artiste américain Mark Jenkins moule des centaines de mètres de scotch pour donner vie à des personnages qu’il met en scène au coin d’une rue.

 

« Installées dans l’espace public, les trottoirs, les squares, ces sculptures en Scotch donnent à l’oeuvre de Jenkins tout son potentiel. La rencontre du matériau mort et des formes humaines déconcerte les passants qui croisent ces personnages inertes. Disposés dans des positions souvent incongrues – en suspension sur le toit d’un immeuble, dans un fast food, la tête dans un plateau, sortant d’une bouche d’égout ou la tête emmurée – les mannequins sans vie, habillés et coiffés de perruques créent l’interaction. » (extrait d’un article de Libération de mars 2012 / Mark Jenkins, ou l’art de scotcher le passant)

 

Plus coloré, le collectif slovène ORTO réveille le paysage urbain et chasse la grisaille comme le montre cette vidéo en stop-motion.

 

 

Avec un sac bourré de scotch multicolore, le new-yorkais Aakash Nihalani déroule des formes géométriques pour créer une illusion d'optique simple mais efficace.

[vimeo]http://vimeo.com/14983582[/vimeo]

 

A mesure que les rubans se déroulent, l'imagination des artistes déborde et s'empare de nouveaux supports. Ainsi, Erika Iris Simmons fait jaillir d'une K7 obsolète l'âme voodoo de Jimi Hendrix. On n'a pas fini d'être scotché.

 

+ de liens

 

Mark Khaisman, un artiste qui s'inscrit dans l'univers de Max Zorn

 

Khaisman
Quand deux marques de street-wear s'emparent du tape-art