Archive de mots clefs pour traité négrière

4ème H1- Bourgeoisies, commerce, traite et esclavage au 18ème siècle

1. Comment les échanges commerciaux ont-ils enrichi les Européens au 18e ?

COMPÉTENCE : Je sais étudier un document

ÉTUDE DE CAS : BORDEAUX, un grand port européen

Histoire des arts : Joseph Vernet, le peintre de la Marine

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b7/Vernet-port-Bordeaux.jpg

2. La traite négrière et l'esclavage au 18ème siècle

COMPÉTENCE : J'écris une réponse organisée sur un sujet donné

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Insoumise, révoltée. Dans toute sa discographie, Casey dégaine contre les injustices. Dans 'Sac de sucre', la traite négrière et l'esclavage reviennent à la surface. "J'ai été poursuivie, asservie, enlevée à l'Afrique et livrée, pour un sac de sucre. Le matin au lever, j'accomplis mes corvées, et ma vie est rivée, à un sacre de sucre…"

Connaître l’histoire de la traite atlantique et de l’esclavage

 

Le documentaire de Bruno Ngatcha « L’identité au cœur de la question noire » aborde l’histoire la traite atlantique et de l’esclavage. La traite négrière est le commerce d’esclaves noirs.

Du XVI° au XIX°siècle, environ 11 millions d’esclaves africains ont traversé de force l’Atlantique. Ils sont encore plus nombreux à perdre leur vie lors des captures, dans les entrepôts ou lors du trajet. L’île de Gorée au Sénégal a été pendant trois siècles le lieu de transit d’esclaves le plus important de l’Ouest africain en direction de l’Amérique.

 

  1. Arriver à suivre un documentaire en prenant quelques notes
  2. Raconter la capture, le trajet et le travail forcé d’un groupe d’esclaves            

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Pour aller + loin :

 

  • Nantes, ancien premier port négrier de France, face à son histoire
 
  • Un reportage de Thalassa daté de 2006 montre que pendant longtemps Bordeaux a eu du mal à assumer son passé de 2ème port négrier de France.

 

Aujourd'hui, le musée d'Aquitaine a consacré un espace à l'esclavage. Cette vidéo permet de faire le lien entre les deux premiers chapitres de l'année.

L’esclavage, un crime contre l’humanité

En classe, l’extrait du documentaire d’Arnaud Ngatcha « Noirs, l’identité au cœur de la question noire«  (2006) nous a permis de faire le lien entre le cours d’Histoire sur le commerce triangulaire et la leçon d’Education civique intitulée : « Etre libre, c’est ne pas être esclave ».

Dans votre prochaine évaluation d’Histoire, l’étude de documents (texte+graphique) portera sur la traite négrière du XVI°s au XIX°s. Afin de comprendre pourquoi l’esclavage est qualifié de crime contre l’humanité, voici quelques liens intéressants à consulter pour aller plus loin. Ces informations enrichiront vos rédactions… et c’est surtout l’occasion de découvrir deux femmes militantes, Françoise Vergès et Christiane Taubira.  

Les vidéos

D’abord, un extrait du documentaire vu en classeFrançoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, explique à des écoliers ce qu’est la traite négrière.

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Christiane Taubira, interviewée dans le documentaire d’Arnaud Ngatcha, est la députée française à l’origine de la loi de 2001 qui fait de l’esclavage un crime contre l’humanité. En 1999, elle défend devant l’Assemblée nationale sa proposition de loi.  

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Les textes

Christiane Taubira expose en 1998 les motifs de sa proposition de loi. Son texte veut rompre le silence sur la traite des noirs et l’esclavage. La députée en appelle à la France, patrie des Droits de l’Homme, pour honorer la première « les victimes de ce crime orphelin« .

« Il n’existe pas de comptabilité qui mesure l’horreur de la traite négrière et l’abomination de l’esclavage. Les cahiers des navigateurs, trafiqués, ne témoignent pas de l’ampleur des razzias, de la souffrance des enfants épuisés et effarés, du désarroi désespéré des femmes, du bouleversement accablé des hommes. Ils font silence sur la commotion qui les étourdit dans la maison des esclaves à Gorée. Ils ignorent l’effroi de l’entassement à fond de cale. Ils gomment les râles d’esclaves jetés, lestés, par-dessus bord. Ils renient les viols d’adolescentes affolées. Ils biffent les marchandages sur les marchés aux bestiaux. Ils dissimulent les assassinats protégés par le Code noir. Invisibles, anonymes, sans filiation ni descendance, les esclaves ne comptent pas. Seules valent les recettes. Pas de statistiques, pas de preuves, pas de préjudice, pas de réparations. Les non-dits de l’épouvante qui accompagna la déportation la plus massive et la plus longue de l’histoire des hommes sommeillèrent, un siècle et demi durant, sous la plus pesante chape de silence. » 

L’article 1 de la loi de 2001 dit :

« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité.« 

Les critiques

Pour être complet, il faut aussi mentionner qu’après 2001, des historiens ont critiqué cette loi affimant qu’elle réduit l’esclavage « à une opposition entre Blancs d’Europe et noirs, au mépris de la vérité historique« . Ils rappellent que les Européens ne sont pas les seuls à avoir pratiqué l’esclavage.  Durant l’Antiquité, l’esclavage existait déjà. Cela fait dire à Pierre Vidal-Naquet, grand historien français : «Est-ce que les Grecs d’aujourd’hui vont décréter que leurs ancêtres les Hellènes commettaient un crime contre l’humanité car ils avaient des esclaves ? Cela n’a pas de sens !» (Le Monde, 17 décembre 2005).

De plus, pour Vidal Naquet, « ce n’est pas à l’Etat de dire comment on enseigne l’histoire« . Dans un appel intitulé « Liberté pour l’histoire », 19 historiens rappellent que « l’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique. » Grâce à leur travail pour la vérité, ces historiens estiment qu’ils sont à même de convaincre leurs contemporains, sans avoir recours à des lois qui risquent d’établir des vérités d’Etat et de restreindre la liberté du chercheur. 

Sources images : 

Les captures d’écran viennent du site Curiosphère.tv.