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De l’abstention à l’action : aux urnes citoyens !

« Voter, ce n’est pas précisément un des droits de l’Homme : on vivrait très bien sans voter, si l’on avait la sûreté, l’égalité, la liberté. Le vote n’est qu’un moyen de conserver tous ces biens. (…) Quand je vote, je n’exerce pas un droit, je défends tous mes droits. Il ne s’agit donc pas de savoir si mon vote est perdu ou non, mais bien de savoir si le résultat cherché est atteint, c’est-à-dire si les pouvoirs sont contrôlés, blâmés et enfin détrônés dès qu’ils méconnaissent les droits des citoyens. »

Alain (Emile Chartier), 1926


carte électeur français

La carte de l’électeur français est un condensé de citoyenneté. Elle porte les symboles de notre république (la devise, le drapeau, Marianne) et la phrase : « Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique ». Cette formule a pourtant la vie dure. Aux dernières élections européennes, 60% des inscrits n’ont pas voté. Cette année, il y a eu presque autant d’abstentionnistes que de votants pour les régionales.  A se demander si Marianne porte un bonnet phrygien ou un bonnet d’âne…

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Comme le montre ce graphique, de plus en plus de Français(es) renoncent à s’exprimer avec leur bulletin de vote. On voit bien que certaines élections mobilisent moins que d’autres. Selon des sondages, la désillusion peut en partie expliquer l’abstentionnisme (les politiques ne tiennent pas leurs promesses et n’ont pas de réponse face à la crise). Mais il est trop facile de faire des politiques les seuls responsables de cette crise de la citoyenneté. Chaque voix compte et chaque Français peut agir et faire changer les choses. Certains l’ont compris à 20H, le 21 avril 2002, après le premier tour des élections présidentielles.


Le 21 avril 2002, un tsunami politique

Le 21 avril 2002 est un « tsunami politique » en France. Pour le comprendre, clique ici pour regarder cette vidéo.

tsunami politique

2002-2007 : de l’abstention à l’action

L’étude comparative de deux chansons du groupe No one is innocent permet d’aborder le paysage politique français de la décennie 2000 (candidats, partis) et l’importance du vote dans notre démocratie. Le questionnement se fera prochainement dans un cours mêlant Education civique et Histoire.


L’impact du 21 avril 2002 est grand et une prise de conscience s’opère chez certains abstentionnistes. En 2004, le groupe No one is innocent revient sur ce « scrutin d’avril » avec le titre « Où étions-nous ? ». A la plage, à la pêche mais pas aux urnes… Pendant ce temps, l’avenir du pays se joue.

« Ou étions nous ce jour, nous les langues si fertiles
Perdu dans le message de ce scrutin d’Avril
Quelle est triste la rosé, minée de l’intérieur
Et quand la flamme est trop vive, elle consume la fleur
A l’arrivée, c’est le grand ballottage
Ni toi, ni moi n’avons cru autant dans le naufrage
Canadair, canadairs arrosés.
Ni même le sondage n’avais prévu l’orage.
« 

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« Tirer les leçons du 21 avril » est une expression devenue courante dans le monde politico-médiatique. No one is innocent le fait en chanson avec son titre « La peur » sorti en 2007 sur l’album « Gazoline ». D’une élection présidentielle à une autre,  de l’abstention à l’action. Ne pas voter, c’est laisser les autres choisir à sa place. Voter, c’est choisir le meilleur candidat… ou le moins pire.

« Ca va être dur, tu crois,
Entre untel ou celui-là,
Mais encore plus que le choix, on a surtout l’embarras.

On avance, on avance
Sans savoir où l’on va,
Par dépit, faut choisir pour contourner le pire. (…)

Ca va être dur mais je sais déjà, ceux qui n’auront pas ma voix« 


Les leçons du 21 avril retenues, la mobilisation a été plus forte pour les élections présidentielles de 2007 : plus de 83% des Français ont voté. Trois ans après, le réveil démocratique est-il déjà tombé en panne ?

Sources :