Salons du livre et rencontres d’auteurs

Le salon Polar’encontre https://www.polarencontre.fr/

Enquête au collège : retour sur le salon Polar’encontre mars 2015

Pour en savoir plus, suivez le lien ci-dessous, vous découvrirez le compte-rendu de ces rencontres !

article salon du polar 2015

Dans le cadre du huitième salon du Polar de Bon-Encontre (février 2013),

le collège a reçu la visite de professionnels de la justice, le vendredi 15 février 2013. Par ailleurs, nos élèves ont participé à diverses rencontres avec des auteurs : Romain Slocombe, Nicoby et Caryl Ferey.

Le vendredi 15 février à 20h30, la classe de 5-6 a présenté son  film : L’étrange histoire d’Agatha Jacks. Les jeunes cinéastes de La Rocal ont donné une conférence de presse à la mairie de Bon-Encontre. Voici l’article paru dans le journal Sud Ouest le mardi 12 février 2013 :

« Le polar, c’est avant tout un genre littéraire, mais avec Polar’Encontre – qui a lieu ce week-end – il se décline sous ses formes les plus variées et, c’est une tradition, il revêt un costume cinématographique à chaque veille du salon. Vendredi, place est faite au cinéma polar, et les adolescents qui fréquentent la Maison des jeunes en seront les chefs d’orchestre .

En effet, c’est l’œuvre d’une douzaine de jeunes qui va être présentée. Michel Lauzzana, maire, détaille : « Ils se sont impliqués de A à Z dans ce projet de court-métrage. Du scénario en passant par le découpage, la distribution des rôles, le jeu et aussi en mettant les mains dans la technique. » Grâce au Contrat enfance jeunesse et au Contrat urbain de cohésion sociale pour la partie financière, avec le collège La Rocal, dirigé par Francis Cappe, et avec l’apport technique de l’association passageoise L’Orange Bleue, ces jeunes passionnés de cinéma ont mis sur pied « L’Étrange Histoire d’Agatha Jacks ».     De la page blanche au film                                                                                                Ce sont les auteurs-comédiens eux-mêmes qui en parlent le mieux : « Ce film sort de l’ordinaire, car il a été réalisé par les élèves de cinquième qui n’avaient auparavant aucune expérience de la construction d’un film ni de son tournage. Le scénario avait été préparé en classe avec l’aide de nos deux professeurs de français M. Milot et Mme Cathala. Nous nous sommes beaucoup impliqués dans la réalisation de ce film. On partait d’une feuille blanche, on a appris et mis en pratique avec passion, et nous sommes fiers du résultat. Désormais, nous attendons un public nombreux. »

La soirée intitulée « Polar’Ados, les jeunes s’impliquent » débutera à 20 h 30, et c’est la troupe de La Dame blanche qui prendra la première possession de la scène du centre culturel Delbès, avec deux pièces en un acte, « Nooooooon » et « Patrick », toutes deux écrites par le prolifique Bruno Machebœuf. Puis viendra le moment de la projection du court métrage. »

INTERVIEW de l’écrivain Romain SLOCOMBE réalisé le vendredi 15 février 2013 par la classe de 5ème1 et Mme Cathala

Parmi vos nombreuses activités (BD, photos, illustrations, romans…) laquelle préférez-vous ? Pourquoi êtes-vous passé du dessin à l’écriture ? Quel métier vouliez-vous faire quand vous étiez enfant ?

RS : Je n’ai pas de préférence parmi ces activités, je les aime toutes et j’aime bien être libre de choisir ce que je fais chaque jour. Quand j’étais petit, mon père voulait que je sois architecte comme lui, mais je préférais le dessin, je dessinais tout le temps sur de petits cahiers et je voulais devenir peintre.

Pourquoi vous intéressez-vous au Japon ? Parlez-vous japonais ?

RS : Je m’intéresse au Japon parce que, enfant, j’aimais les films de samouraï, la politesse des Japonais et les auteurs de mangas, bref la culture japonaise. J’ai épousé une Japonaise, j’ai vécu au Japon et je parle japonais (mais je ne l’écris pas). J’ai aussi une fille métisse qui est traductrice de mangas.

Pourquoi écrire des polars ? Depuis quand ?

RS : J’écris parce que j’aime les livres et particulièrement des polars, car c’est un genre apprécié des lecteurs pour son action et son suspense. J’écris surtout des romans noirs. J’ai écrit mon premier roman à 29 ans, mais j’écrivais de petites nouvelles depuis mon enfance (et je lisais beaucoup).

Pourquoi écrivez-vous pour la jeunesse ? Qui est la « Katia » à qui vous avez dédicacé Détective sur cour ?

RS : Je crains que les gens ne lisent plus, donc j’écris pour les enfants, pour leur donner le goût de lire. La lecture est plus intéressante que les films, car le lecteur doit fabriquer les images dans sa tête, imaginer son propre film. La Katia de la dédicace, je ne la connais pas, c’est une fille de 13 ans qui avait déposé un témoignage sur un forum : elle était immobilisée dans un fauteuil roulant suite à un accident grave d’alpinisme. Je me suis inspiré de son histoire pour créer le personnage de Karima dans Détective sur cour. La dédicace était une façon de la remercier.

Pourquoi n’avez-vous pas illustré vous-même les couvertures des trois livres que nous avons lus ?

RS : J’aurais aimé faire les illustrations de mes livres, mais ce n’est pas moi qui décide, c’est l’éditeur. Les éditeurs choisissent les couvertures qui leur paraissent les plus appropriées à plaire aux acheteurs. C’est moi qui ai fait la couverture de la première édition de Détective du Palace Hôtel.

Comment avez-vous trouvé l’inspiration pour écrire Le Faux Détective ? Les lieux, l’usine désaffectée, sont-ils réels ? De façon plus générale, vos histoires sont-elles tirées de faits réels ?

RS : J’écris des polars pour parler de la réalité, de sa violence, donc il y a toujours une part de réalité dans mes romans. Dans Le Faux Détective, la cité en mauvais état est directement inspirée de celle de Nanterre ainsi que l’usine désaffectée. Pour le début, la scène où une femme est frappée par un homme dans une voiture, j’en ai vraiment été témoin pendant une rencontre avec une classe, ainsi que je le raconte dans le livre.

Dans Détective du Palace Hôtel , le Palace Hôtel existe-t-il ? Et la grotte de l’Estello ? Et le personnage de M. Robert ? Pourquoi avez-vous choisi de faire mourir le héros (M. Robert) à la fin ?

RS : La grotte n’existe pas, mais l’hôtel oui, sur une île du côté de Cannes. Dans la première version, M. Robert devait vivre, mais ensuite j’ai préféré le faire mourir pour faire plus réaliste, et aussi pour avoir une fin plus originale.

Pour écrire Détective sur cour , pourquoi vous êtes-vous inspiré du film d’Hitchcock Fenêtre sur cour ? Pourquoi avoir créé un personnage de « faux méchant », Tino ?

RS : J’aimais beaucoup de film et je trouvais l’idée de départ intéressante à renouveler : celle d’un personnage handicapé qui se distrait en regardant l’extérieur avec des jumelles et se retrouve témoin d’un méfait. Pour rendre hommage au film, j’ai adapté le titre, mais j’ai aussi choisi le nom de mes personnages en fonction du nom des acteurs du film d’Hitchcock. Tino n’est pas un vrai méchant parce que ça arrive dans la réalité que quelqu’un de bien se laisse entrainer à faire des bêtises dans sa jeunesse. De plus, cela me permettait de créer une fausse piste et de renforcer l’énigme. Enfin, cela ajoutait une histoire d’amour dans le polar.

Comment fait-on pour écrire un livre ?

RS : Au départ, il faut trouver une idée simple que l’on peut résumer en quelques mots. Puis on construit le squelette de l’histoire en détaillant chaque idée, puis les « organes » qui sont les divers éléments de l’enquête. On fait alors le plan par chapitres. Il faut ensuite inventer les noms des personnages et trouver un début. Il faut soigner la première phrase, la plus importante, car c’est celle qui donne envie au lecteur de continuer à lire. Après, on écrit le premier chapitre en se mettant bien à la place du lecteur pour qu’il comprenne bien l’histoire. Progressivement, on trouve les idées pour les chapitres suivants jusqu’au dernier. Parfois on écrit un peu « dans le brouillard », mais beaucoup d’idées viennent au fur et à mesure et s’ajoutent au plan de départ.

Quand le manuscrit est fini, que faut-il faire pour être publié ?

RS : L’auteur saisit son manuscrit au traitement de texte et en fait 6 ou 7 exemplaires qu’il va envoyer par la poste à des éditeurs différents. Il faut bien choisir les éditeurs et les collections qui correspondent au genre de livre qu’on a écrit (Par exemple, pour un polar, un éditeur qui a une collection « polar » comme Syros Souris Noire). Bien sûr, si on connaît personnellement un éditeur, cela aide beaucoup, car on peut aller le voir en lui amenant le manuscrit. Les éditeurs ont des lecteurs professionnels qui lisent les manuscrits et donnent un avis ; parfois si ça ne leur plaît pas, ils ne lisent que le début, donc il faut bien soigner le premier chapitre. Si l’éditeur n’aime pas le manuscrit, il le renvoie à l’auteur, qui doit chercher un autre éditeur. S’il l’aime, il peut quand même demander à l’auteur de modifier des choses dans son texte, comme condition à la publication. Ensuite, l’éditeur le fait imprimer, puis illustrer ; des correcteurs le relisent pour éliminer les fautes. On décide de la date de publication, puis on envoie le livre chez des distributeurs qui vont se charger d’en faire la publicité et de le vendre aux libraires.

Gagne-ton beaucoup d’argent quand on est écrivain ? Où va l’argent qu’on paye en achetant un livre ?

RS : L’auteur gagne peu d’argent (c’est pour cela qu’il faut avoir un autre métier à côté). Sur un exemplaire vendu d’un livre jeunesse, je gagne 60 centimes seulement, pour un prix de 12€. En fait un auteur gagne entre 5 et 12% du prix du livre. Le reste revient au libraire (environ 35%), à l’éditeur (environ 25 à 30%) qui doit aussi payer l’imprimeur, l’illustrateur etc. Il y aussi la part que prend le distributeur, ainsi que la TVA.

Un grand merci à M. Slocomble pour tout ce qu’il nous a appris !

 

 

 

 

 

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– dés à présent, la collecte de cartouches d’imprimantes est lancée

– l’opération « Je donne un livre » aura lieu pour le dépôt des livres les 9, 10 et 11 décembre prochains et la vente le vendredi 13 !

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Mardi 3

8h35-16h55 : 6-6 et 6-8, sortie pédagogique à Fargues-sur-Ourbises dans le cadre de la « Semaine de l’arbre et de la forêt » (convention éducative) Mmes Mennaai, Lagrave et M. Rongeon

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https://www.agen.fr/en-ce-moment/goya-2019-2020/goya-a-agen-une-exposition-evenement-643.html

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