INTERVENTION SUR LES DANGERS D’INTERNET

Capitaine Lorenzato, policier et référent sécurité à l’école

(Intervention à destination des élèves de 5e):

?       Quand on télécharge un nouveau programme (exp : Skype), on télécharge aussi des logiciels espions.

à La preuve : régulièrement, ils nous demandent des mises à jour.

?       Nécessité d’avoir des antivirus aussi sur les téléphones.

 Les agressions dont nous pouvons être victimes :

* Le pharming : Site qui ressemble à un site fiable connu, mais qui ne l’est pas. Souvent, il utilise le biais du fishing.

* Le social engineering : Se faire passer pour quelqu’un de l’entreprise pour récupérer des informations confidentielles sur l’entreprise et lui nuire.

* Le brute force hacking : = attaque de face : l’ordinateur se bloque (comme dans les films).

à Dans ce cas, débrancher tout de suite l’ordi / le portable / la tablette, ou enlever sa batterie.

* Le flood : Envoi d’un nombre important d’informations pour saturer un système et paralyser une entreprise. Il s’agit d’une attaque en masse.

* Le fishing / phishing (= hameçonnage) : Envoi d’un message pour demander des infos confidentielles, pour un remboursement par exp.

à Ne surtout pas cliquer sur le lien.

* Le scam : Similaire au phishing : la victime reçoit une bonne nouvelle (don, gain…), mais doit verser un acompte pour toucher le gros lot.

* Le backdoor (= porte de derrière) : Prise de contrôle à distance de l’ordi via un logiciel ou un virus.

* Le wardriving : Vise les réseaux Wi-Fi : il suffit, avec un simple programme intégré à son téléphone, de passer à proximité, en se promenant, d’un téléphone portable ou d’une box pour en tirer toutes les informations sans que personne ne s’en rende compte.

Þ Penser à couper le Wi-Fi quand on quitte la connexion Internet.

* Le spoofing : Usurpation d’identité virtuelle en utilisant une fausse adresse IP.

Conseils :

?       Ne jamais ouvrir une pièce jointe sans avoir la certitude que le fichier est inoffensif.

?       Ne pas utiliser l’adresse mère donnée par notre opérateur, mais toujours des adresses secondaires (exp : 1 pour les amis, 1 pour le travail, 1 pour les achats, mais pas l’adresse mère), et les changer quand ces adresses reçoivent trop de pubs.

?       Ne jamais payer sur un site Internet qui ne possède pas « https » ET le cadenas, au minimum.

 Comportements à risques :

* Le grooming : Quelqu’un se fait passer pour un ami (souvent en ajoutant ou en enlevant une simple lettre ou un accent au pseudo de l’ami en question).

* Le happy slapping : Frapper quelqu’un, filmer l’agression et la diffuser.

à Celui qui agresse, celui qui filme et celui qui diffuse risquent la même peine de prison.

* Le sexting : S’exhiber sur différents médias sur Internet.

* Le dedipix : Une de ses variantes, avec des inscriptions en plus.

* La chatroulette : Possibilité de discuter avec différents internautes via la webcam.

à Initialement, elle permettait de discuter avec des personnes dans le monde entier, mais beaucoup s’en servent pour atteindre des enfants.

à Attention quand on surfe sur ce genre de sites devant un enfant : Dès l’âge de 5 ans un enfant est capable de se reconnecter seul sur un site s’il a vu comment on a fait.

* Le snapchat : Application de partage de photos et vidéos : le site prétend que les photos disparaîtront au bout de 10 secondes, mais son créateur est aujourd’hui poursuivi car il n’en est rien, et il est maintenant dépassé par son application.

* La neknomination : Jeu d’alcool sur Internet via les réseaux sociaux : on se montre en train de vider des canettes et on lance aux autres le défi de faire de même.

à S’il y a décès de la personne incitée, celle qui a lancé le défi sera considérée comme responsable.

* Le téléchargement illégal sur Internet  : Cela s’appelle de la contrefaçon et peut être sanctionné de 3 ans de prison et de 300 000 € d’amende.

à Jusqu’à la majorité de leur enfant, les parents sont civilement responsables, mais les mineurs peuvent être également sanctionnés par la Loi et devoir réparer les dommages occasionnés.

à Le streaming est illégal s’il n’est pas réalisé sur des sites ayant acheté les droits d’exploitation.

à Le téléchargement illégal multiplie par 200 % le risque d’être infesté par un logiciel malveillant.

 Facebook :

?       En créant un profil Facebook on accepte que tout qu’on met sur notre page soit utilisé et vendu par Facebook (c’est grâce à cela que son créateur est devenu milliardaire) : tout s’achète et tout se vend (âge, sexe, région d’habitation servent à cibler des publicités pour de futures ventes).

?       Les pages créées ne sont pas « intimes » : « tchater » équivaut à crier sur la voie publique.

à L’auteur d’un profil est responsable de ses écrits et de ceux de ses « amis » sur son profil. S’il y a insulte d’une tierce personne, si le propriétaire du profil ne fait rien pour supprimer l’insulte, il est tenu pour autant responsable que l’insulteur.

à La publication d’images et de documents impliquant d’autres personnes doit faire l’objet d’une autorisation de celles-ci. La loi exigerait même que cette autorisation soit écrite, mais considère qu’on en a demandé une orale. Si la demande est faite, il faut pouvoir être prêt à retirer lesdites publications.

à Avant de publier il faut s’assurer que le contenu n’est pas illégal.

?       Les adresses terminées par « gmail.com » sont TRES facilement piratables.

?       Facebook = 600 000 tentatives d’attaques / jours en Grande Bretagne uniquement.

 Moyens de paiement : Etre victime : que faire ?

?       Info Escroqueries = 0811.02.02.17

?       Contacter notre Banque et déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, si les faits se sont passés en France. (S’ils se sont passés à l’étranger on nous donnera les coordonnées utiles).

?       Pour signaler un courriel ou un site internet d’escroqueries : www.internet-signalement.gouv.fr.

La cyberdépendance :

?       Les écrans sont des excitants au même titre que l’alcool ou la drogue (sentiment de bien-être et d’euphorie). De plus en plus de personnes en meurent aujourd’hui.

?       Signes de cyberdépendance :

·      40h / semaine (moins pour certaines personnes)

·      Besoin d’augmenter la durée

·      Manque de temps pour la famille et les amis avec des mensonges sur son activité

·      Un sentiment de vide, de dépression et d’irritabilité sans l’ordinateur, la console…

·      Des problèmes à l’école et au travail

 Il est nécessaire d’apprendre à limiter sa consommation 

·      Maximum de temps d’utilisation d’affilée = 2h, puis minimum de 30′ de pause.

·      Avant d’aller se coucher : éteindre toutes les connexions ½ h avant pour permettre à l’esprit de se calmer, de trouver plus facilement le sommeil, au lieu de tenter de s’endormir avec certaines images en tête.

?       En cas de cyberdépendance : établir un « diagnostic de dépendance » pour un bilan médical et psychologique.

?       A titre d’exemple : Lors de la tempête de 1999, à l’hôpital d’Agen, on a constaté une augmentation de 300 % des consultations de gens excités car ils n’avaient plus la télé !

Compte-rendu réalisé par Mme Arquié, professeur documentaliste