Rétrospective : Commémoration du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 : classes de 3ème, octobre-novembre 2018

Au cours du premier trimestre de cette année scolaire, les élèves de 3ème ont travaillé de manière interdisciplinaire avec leurs professeurs d’histoire : Mmes Cortinas et Mongelard, d’éducation musicale : Mme Grossenbacher, d’arts plastiques : Mme Treille, de français : Mme Declochez et leur professeur- documentaliste Mme Lagrave, autour de cette date hautement symbolique qu’est le 11 novembre 1918.

En histoire-géographie, ils ont réalisé une exposition patrimoniale d’envergure intitulée Mémoire de guerre, Objets de mémoire. Ils ont collecté auprès de leurs proches des documents d’archive ou objets datant de la première guerre mondiale. Nous avons fait appel également à Monsieur Lardini, collectionneur d’objets du quotidien des tranchées  (musée Mémoire et Patrimoine des tranchées à Gasques) qui nous a avec beaucoup de gentillesse prêté le temps de notre exposition des objets précieux et rares tels que des casques de soldats français et allemands. Nous remercions la mairie de Bon Encontre et la bibliothèque de Boé pour le prêt des vitrines qui nous ont permis de présenter avec soin ces objets et documents précieux.

Album photo flickr Collections M. Lardini et familles

Album photo flickr Collections Documents d’archives, tableaux, médailles

Avec leur professeur d’arts plastiques, ils ont réalisé des maquettes de monuments de paix. Il s’agit d’un travail artistique « in situ ». Ces maquettes symboliques ont été exposées à plusieurs endroits du collège (couloirs, CDI, réfectoire) et ont été soumises au vote. La maquette ayant reçu le premier prix – l’arbre de paix – sera réalisée en trois dimensions pour qu’un monument symbolique soit installée de manière pérenne au collège.

Album photos Flickr maquettes monuments de paix

Un olivier a d’ores et déjà été planté et les mots proposés par les jeunes seront disposés autour de l’arbre sculptés par  Madame Solenne Huet, ferronnier d’art et Monsieur Alberge, graveur.

L’exposition installée au CDI comportait en outre des documentaires autour de la Grande Guerre mais aussi des fictions (romans, bandes dessinées) et des périodiques provenant des ressources du CDI et du CANOPE.

Album photos flickr sélection biblio

Les 3èmes se sont investis dans la réalisation de l’exposition, dans son installation et dans sa communication. Devant chaque objet ou document, ils ont déposé un cartel précis. Ils ont préparé et organisé avec brio les visites de groupes de collégiens d’autres niveaux et de CM2.

En français, les élèves ont fait de nombreuses recherches sur différentes facettes de la Grande Guerre et ont réalisé des panneaux d’information. Ces panneaux ont été affichés dans de nombreux couloirs du collège afin de sensibiliser un maximum d’élèves. Ils ont également retracé l’itinéraire de poilus ayant vécu en Lot et Garonne en consultant les archives.

Album photos flickr panneaux documentaires

En éducation musicale, ils ont étudié différentes chansons de l’époque et répété La Marseillaise en vue de la commémoration officielle. Le vendredi 9 novembre toutes les écoles de Bon Encontre et les sept classes de 3èmes étaient rassemblées devant le monument aux morts. Un élève de 3ème a récité un poème qu’il avait écrit pour l’occasion, d’autres ont cité les noms des soldats morts au combat et ont restitué leurs biographie. Puis les 3èmes ont entonné La Marseillaise. L’exposition a été ensuite inaugurée de manière officielle.

Album photos flickr cérémonie 11 novembre 1918

Une deuxième visite menée par les 3èmes a été organisée le 19 novembre pour accueillir M. Lauzzana, député de la 1ère circonscription du Lot et Garonne.

Album photos flickr Visite M. le député

Enfin les 3èmes se sont rendus aux Montreurs d’images voir deux films majeurs : Au revoir là-haut et Les fragments d’Antonin. Certaines classes ont pu bénéficier de l’intervention d’un animateur du cinéma au collège pour une étude critique des deux films visionnés.

L’ensemble de cette progression pédagogique interdisciplinaire a enrichi le parcours citoyen des élèves de 3ème du collège La Rocal. Certains l’ont présenté à l’épreuve orale du brevet.

Vendredi 14 juin, les élèves de 3ème les plus impliqués dans le projet se rendront à d’Oradour sur Glane pour visiter le village dévasté et son musée, haut lieu de commémoration ; le 10 juin 1944 a eu lieu le massacre de la population du village par la division SS du Reich.

Les 6èmes au temps de la préhistoire !

La première semaine d’octobre dernier, dans le cadre de leurs cours d’histoire-géographie, toutes les classes de 6ème, se sont rendues au musée de la préhistoire de Sauveterre la Lémance : http://sauveterre-prehistoire.fr

« On a visité le musée de la préhistoire. On a fait du tir à l’arc et du propulseur. Ça servait à chasser des troupeaux. Après on a mangé. On a vu une molaire de mammouth énorme. On a vu des silex, ça sert à faire du feu et faire des outils et des armes. On a touché la peau d’un cerf. » Hugo

« Le matin, je suis allé au musée. J’ai vu une peau de cerf et j’ai vu une vidéo d’un homme qui chassait des rennes. J’ai vu une tête de sanglier et de biche et une peau de cerf, une peau de renard, un lapin empaillé et j’ai vu une mâchoire de mammouth. J’ai vu des silex qui servaient à faire du feu, un propulseur et une sagaie. L’après-midi j’ai fait du tir à l’arc, j’ai essayé celui de la préhistoire et le moderne pour apprendre comment les hommes préhistoriques chassaient pendant la préhistoire ». Kévin

« On a visité le musée de la préhistoire et après le musée on a fait du tir à l’arc et du propulseur ». Tiago

« On a vu une frise chronologique, on a vu les étincelles d’un silex contre de la pyrite. Dans les périodes climatiques comme le Magdalémien ou le Sauveterrien il y avait comme animaux le cerf, le sanglier, le lapin, le cheval, le castor, l’aurochs, le loup, le renard, la perdrix grise et le chevreuil. Pour se nourrir, il y a la chasse, la pêche et la cueillette et ils cousaient des habits… On a été accueilli pour lancer la sagaie avec un propulseur. On devait lancer la sagaie dans un carton avec un cerf dessiné dessus : on a fait ça pour voir comment ils chassaient. Ensuite on a marché pour aller faire du tir à l’arc : on a essayé deux sortes de tir à l’arc : le moderne et le préhistorique en visant plusieurs animaux. On avait 5 flèches et on a eu le droit de faire 3 tours ». Maëva

« Le matin, on a essayé le tir à l’arc des hommes préhistoriques pour chasser, et ensuite on a essayé le tir à l’arc moderne. Après, je suis parti au musée pour le visiter. J’ai vu des os des animaux, j’ai vu des pointes de flèches en pierre, j’ ai vu un propulseur et des sagaies, une peau de renne. » Yanis

Des arcs reconstitués

Tout au long de la semaine, pendant qu’une classe visitait le musée, l’autre classe partait à la chasse…

 

Au menu, découverte active des sensations d’un chasseur de la préhistoire avec la manipulation de l’arc, qu’il s’agisse d’une reconstitution préhistorique ou bien d’un arc contemporain et puis expérimentation du tir au propulseur.

Des arcs contemporains

Un arc et son propulseur sculpté (musée)

La chasse constitue l’activité principale des premiers hommes. La panoplie du chasseur comporte arcs, flèches (rendues plus efficaces avec une pointe de silex collée avec de la résine et de la cire d’abeille), sagaies, harpons et propulseurs. D’autres activités comme la pêche et la cueillette leur permettent de survivre.

Plus tard, au néolithique, les hommes deviennent sédentaires, ils pratiquent l’agriculture et l’élevage et deviennent artisans (tissage, poterie, outils).

Après un pique nique sur la grande place du village, inversion des activités. Dans le musée, au fur et à mesure de la visite guidée, les élèves ont complété un questionnaire et ont découvert les débuts de notre humanité.

  •  Ainsi ils ont appris que l’hominidé le plus ancien était l’homo antecessor, puis venait l’homo hindelbergensis, puis l’homo neanderthalis et enfin l’homo sapiens sapiens.
  • – 450 000 ans correspondait à la découverte du feu, obtenu par percussion ou friction à l’aide d’une baguette de bois dur, d’une pierre contenant du fer, de silex et d’amadou.
  •  La première période climatique évoquée au musée était le sauveterrien, au climat tempéré. La deuxième période correspondait au magdaléen, au climat glaciaire.
  • Les hommes préhistoriques étaient des artistes, ils pratiquaient l‘art pariétal et l’art mobilier.
  • La préhistoire nous est connue grâce à des professionnels scientifiques tels que les tracéologues ou les archéozoologues.

Au final, des journées bien remplies !