Arts plastiques

– Projet « Pollen »

Avec l’association “Pollen”, les 4-1 et les 4-8 apprivoisent et expérimentent l’art contemporain : projet année scolaire 2018-2019

Les élèves de 4ème 1 et 4ème 8, accompagnés de leur professeur d’arts plastiques Mme Mennaaï, de leur professeur d’histoire-géographie M. Rongeon, professeur de la classe SEGPA et de leur professeur documentaliste Mme Lagrave, se sont rendus le 16 octobre dernier dans les locaux de l’association “Pollen” à Monflanquin : http://www.pollen-monflanquin.com

Dans le cadre du parcours culturel, tout au long de l’année scolaire, les élèves participent au programme « Lire sa ville, écrire sa ville ». Ils vont se confronter aux champs de l’art contemporain, des arts visuels, de l’architecture, visiter des expositions, rencontrer des artistes et créer à leur tour, lors d’ateliers collectifs de pratique artistique.

Première étape du programme « Lire sa ville, écrire sa ville » :  une journée découverte à “Pollen”.

  • Au début de la matinée, la médiatrice de l’espace “Pollen”, Sabrina Prez, propose de nous faire découvrir le lieu où nous sommes de manière interactive : chacun reçoit un mot inscrit sur une languette de papier. Au fur et à mesure de sa présentation, nous organisons sur le sol les mots distribués correspondant aux différentes missions de “Pollen”.

Nous apprenons ainsi que la mission principale de ce lieu est de soutenir la création artistique par la résidence : attribution d’une bourse, logement et prêt d’atelier pour 3 mois sur place. Sur 500 candidatures, quatre artistes par an sont sélectionnés. Un des critères de sélection des artistes est leur capacité à s’ouvrir au territoire rural où ils vont résider et créer. Pollen propose aux artistes de réaliser une exposition, le lieu d’exposition peut être transformé comme ils le souhaitent. “Pollen” assure aussi la médiation culturelle autour des artistes en résidence, par exemple en associant les scolaires.

L’artiste allemand s’était intéressé à l’automne 2008 sur les palombières du sud-ouest de la France, cabanes surprenantes nichées en haut des arbres servant de cachettes astucieuses aux chasseurs. Il revient cette fois au printemps sur les traces de ces palombières parfois abandonnées mais qui demeurent des architectures insolites.

Le mur de la pièce principale est recouvert de clichés de palombières. La prise de vue est systématiquement en contre-plongée, ce qui renforce l’effet de hauteur (les refuges sont situés à environ 25 m du sol). Nous apprenons le rôle de ces maisons suspendues (fonctionnement sophistiqué des pièges). L’artiste récolte des images mais ne juge pas. On voit ainsi toutes sortes de constructions, certaines abandonnées, faites avec toutes sortes de matériaux pas forcément biodégradables.

La baie vitrée qui donne sur la rue est peinte en vert camouflage avec des rectangles volontairement laissés transparents pour rappeler les fines ouvertures des palombières et peut-être aussi pour éveiller la curiosité des passants : “quelle est cette nouvelle exposition ?” Intérieur, extérieur, on épie…

Les 4-8 ont rédigé un compte-rendu de cette journée. “Nos objectifs de participation à ce projet : connaître la vie des artistes, découvrir les différentes formes de l’art (ce n’est pas que de la peinture) et créer.

  • Nous sommes arrivés le matin à Monflanquin avec la classe de 4°1. Nous avons fait les présentations dans une salle où était accrochée l’exposition «Refuges Perchés», représentant 45 photos de palombières, toutes de la même taille dont la couleur dominante était le vert (forêt, nature), photos prises par Roland Fuhrmann, artiste allemand “en résidence” (artistes logé pour travailler). Cet artiste a découvert les palombières dans notre région, il ne connaissait pas et a été fasciné par leur hauteur, leur discrétion et leur équipement.

 

  • Ensuite, Sabrina nous a proposé une activité pour nous expliquer son travail. On avait tous un mot en rapport avec cette association et on devait intervenir quand elle abordait le sujet (budget, programmation, ville de Monflanquin, résidence scolaire…). Nous avons compris que son travail est de s’occuper des artistes qui viennent en résidence d’artistes à Monflanquin quelques mois grâce à l’association Pollen.

 

  • Avant le repas, nous avons regardé trois courts-métrages qui ont été réalisés par Roland Fuhrmann. Le premier parlait des différentes formes de palombières qui existent et de leurs particularités (petites fenêtres, moyens utilisés pour attirer les palombes, nécessité de se mélanger à la nature, aménagements). Le deuxième montrait les impacts de la deuxième guerre mondiale sur l’architecture de la ville de Berlin (sa famille a souffert). Le troisième décrivait un tunnel de palombière construit avec du grillage et recouvert de feuilles de façon à ce que l’on ne le voit pas.”
  • L’originalité de la vidéo de Berlin reposait sur la superposition de vues de murs de la ville actuelles superposées avec des images photoshopées de murs criblés de balles auxquelles on ajoutait des sons de tirs et des flashs de lumière. Le but étant de réveiller les consciences, de faire acte de mémoire dans le quotidien des citadins.
  • Après le pique-nique sur la place principale de la bastide, place à l’atelier de pratique artistique. Les élèves avaient à leur disposition différents matériaux: branchages, feuillages, cartons, fils de laine et de coton, terre glaise et avec un pistolet à colle et de l’imagination, ils devaient inventer leurs cabanes miniatures !
  • “L’après-midi, nous avons construit, en binôme avec un élève de 4°1, des cabanes miniatures avec des objets recyclés (carton), de l’aluminium, de l’argile, des branches d’arbres, des feuilles, des bouchons de liège, de la laine puis nous les avons camouflés sur la place de la mairie de façon à ce qu’elles soient intégrés dans le paysage comme pour le tunnel. Sabrina a pris nos œuvres en photos et nous travaillerons dessus quand on y retournera.” (les 4-8)
  • Qu’avez-vous apprécié pendant cette journée?

_ “On a apprécié le dernier atelier : on a construit des cabanes avec de la végétation et du carton, qu’on a pris en photo.” Lehna et Kiarra

_ “Ce que j’ai apprécié dans cette journée c’est la créativité”

_ “La fabrication de la maquette, le pique-nique et le droit de cacher les maquettes”. Ignacio

_ “De faire des maquettes” Chloé, “nous avons apprécié de fabriquer des sculptures”. Louis et Loan, Tom

_ “La partie création de maisons”. Anna, “nous avons apprécié de fabriquer des abris. Nous avons créé des arts rien qu’avec des végétaux” Tanguy et Anthony

  •  Qu’avez-vous découvert, retenu ?

_ “On a retenu que sur 500 artistes, ils n’en gardent que 4 et qu’ils viennent de pays différents”. Lehna et Kiarra

_ “J’ai appris qu’il y avait des maisons de chasseurs, les palombières”. Melvin et Thomas

_ “J’ai appris plein de choses sur les palombières” Zoé

_”Pollen recrute des artistes et les aident à se faire connaître”. Chloé, Agathe, Jade, Lysa, Tom

_ “J’ai découvert Pollen” Abdalah

_ “nous avons appris l’utilité de la nature (branches, feuilles…) et tout ce qu’on pouvait faire avec la nature”.Tanguy et Anthony

– Projets 5° et 3° en arts plastiques – Réalisation artistique in situ sous le préau du collège. ( juin 2014) Mme Treille et Mme Adam

 Projet 5°

Dans le cadre du cours d’arts plastiques avec Mme Treille, tous les élèves de 5° du collège La Rocal ont réalisé des dessins au pochoir qu’ils ont composés sur les piliers du préau pour transformer cet espace réel et familier en un espace enchanté.

Pour cela ils devaient réaliser un dessin issu du monde végétal ou animal et le modifier en trois étapes en agissant sur sa forme.

Lors d’une exposition, élèves et adultes de l’établissement ont voté pour choisir les meilleurs. Quinze propositions ont été retenues et les matrices en rhodoïd des pochoirs ont été découpées au laser grâce à M. Alberge de la société « Gravure moderne » à Agen. Les élèves les ont réalisés à la peinture noire sur les poteaux blancs. Ils les ont composés sur plusieurs séances avec beaucoup d’enthousiasme, d’application et de sérieux.

Tous les participants, avec le soutien des spectateurs, espèrent avoir métamorphosé une partie de l’architecture scolaire pour lui donner une dimension imaginaire.

 

Projet 3°5

Dans le cadre du projet de rénovation du préau du collège La Rocal, les élèves de 3°5 ont participé à un concours organisé par Mme Adam, enseignante en arts plastiques.

Autour du thème « Etrange préau », tous les élèves de la classe étaient invités à proposer une planche d’esquisses afin de présenter leurs projets de dessins au pochoir ou à main levée sur les murs du préau. L’objectif était de créer la surprise chez les spectateurs tout en choisissant une zone murale du préau particulièrement « sensible » (abimée par les sacs des élèves notamment) que leurs dessins à la peinture noire viendraient protéger.

Quatre projets ont été sélectionnés et plusieurs élèves de 3°5 ont pu expérimenter la pratique artistique in situ, au programme d’arts plastiques de la classe de 3°, en réalisant leurs dessins grandeur nature sur les murs du préau.

Merci aux élèves de 3°5 pour leur enthousiasme ainsi qu’à l’équipe de direction et l’équipe de la vie scolaire qui ont rendu possible la réalisation de ce projet.

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