Accueil > 3ème, Histoire, Première Guerre mondiale, Tèlèlatélé > A la télé cette semaine…

A la télé cette semaine…

L'ossuaire de Douaumont, lieu de mémoire de la Grande Guerre (source: wikimedia commons)

Jeudi nous serons le 11 novembre, c’est un jour férié en l’honneur de tous les soldats morts lors de la Première Guerre mondiale.

La date choisie fait référence à l’armistice signé en 1918 à Rethondes qui mit fin au conflit.

Les programmes télévisés (surtout des chaînes publiques) consacrent donc quelques soirées à la commémoration de l’évènement. L’occasion pour vous de vous documenter devant l’écran.

Sélection:

  • Lundi 8 novembre, 20h35, France5, La Dette, téléfilm réalisé par Fabrice Cazeneuve en 2000 (scénario d’Erik Orsenna, un de mes auteurs préférés). A la fin des années 1970, une jeune haut fonctionnaire est chargé d’organiser la commémoration de la terrible bataille du Chemin des Dames (avril à octobre 1917) et est confronté à un vieux sénégalais qui y a combattu pour la France en tant que tirailleur et qui demande son dû. La bande-annonce (source: videos.france5.fr):
  • Mercredi 10 novembre, 20h40, Arte, 1916, l’enfer de la Somme, documentaire fiction allemand réalisé par Detlef Siebert en 2010. Une des batailles les plus sanglantes du conflits (plus de 600 000 morts de chaque côtés, entre juillet et novembre 1916, d’après certaines estimations) durant laquelle s’affrontent plus de 30 nations, est racontée ici à l’aide d’images d’archives (tirées du film de propagande anglais réalisé à l’époque, La Bataille de la Somme de Geoffrey Malins et John McDowell, considéré par l’UNESCO comme le premier documentaire sur la guerre de l’histoire et vu par plus de 20 millions de britanniques en quelques mois!) et de reconstitution. Pour illustrer: une présentation « touristique » de la bataille par le Conseil Général de la Somme:

http://www.dailymotion.com/video/x15jd2

  • Jeudi 11 novembre, 20h35, France3, Joyeux Noël, film de Christian Carion, 2004. Un succès populaire en salle et un objet de débats parfois vifs chez les critiques et les historiens. Le film raconte la trêve hivernale de l’hiver 1914-1915 et les fraternisations entre soldats ennemis. On reconnaît au film sa force émotionnelle et son utilité mémorielle: il rappelle des évènement mal connus époque, les fraternisations que plusieurs soldats ont effectivement payé de leur vie en étant fusillé par leurs propres tribunaux militaires. Mais d’importantes critiques portent sur le parti-pris religieux du réalisateur (Nöel) et sur des anachronismes (le rôle de la femme, confusion entre les fraternisations de décembre 1914 et celles d’avril 1917). Dans la guerre des écoles historiques sont je vous est parlé en classe, ce film est représentatif du CRID 14-18 (les soldats ont subi la guerre); Annette Becker, leader de l’Historial de Péronne (les soldats ont pris plaisir à faire la guerre, ils étaient consentants, définition de la brutalisation) a ri tout au long du film…A voir quand même, cela reste un film tout à fait honnête. La bande annonce:

Image de prévisualisation YouTube

  • Jeudi 11 novembre, 22h50, France2, Le Bruit et la Fureur, documentaire fiction de Jean-François Delassus, 2008. « La guerre comme vous ne l’avez jamais vue » prévenait la bande-annonce. En effet, les images ont été colorisées et sonorisées pour cet énorme projet télévisuel, dans lequel Annette Becker s’est engagée personnellement. Le Bruit et la Fureur c’est l’anti Joyeux Noël par excellence. De nombreux historiens critiquent à raison le manque de rigueur historique notamment à cause du narrateur omniscient que certaines images font passer pour un soldat ayant réellement vécu la Grande Guerre. Le spectaculaire prend le pas sur la vérité, certains allant même jusqu’à parler d’oeuvre de propagande! Mon avis: regardez-le comme un divertissement car c’est un « spectacle » très prenant, mais exercez votre regard critique sur les informations données. La bande-annonce:

http://www.dailymotion.com/video/x7blca

  • Jeudi 11 novembre, 0h50, France2, Adieu 14, documentaire de Jean-Marc Surcin, 2007. Les paroles des cinq derniers poilus, témoins directs de la guerre confrontées à ceux (collectionneurs, historiens amateurs…) qui continuent de transmettre la mémoire de 14-18. (je ne l’ai pas vu)
  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks
Vous devez être identifié pour poster un commentaire