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Archives pour la catégorie ‘3ème’

Le Convoi, documentaire sur la Shoah

Etty Hillesum est une jeune néerlandaise juive déportée et décédée à Auschwitz en 1943, elle avait 29 ans. Entre 1941 et 1943, Etty Hillesum a tenu un journal dans lequel elle raconte comment les juifs furent traités aux Pays-Bas sous l'occupation, de la restriction des droits à l'enfermement dans les camps de transit (Westerbork). C'est l'itinéraire de cette victime de la Shoah que suivent les deux étudiants dans le documentaire Le Convoi, réalisé en 2009 par André Bossuroy. (source: mabulle.com)

Le documentaire Le Convoi a été réalisé dans le cadre du programme « L’Europe pour les citoyens : une mémoire européenne active » et financé par la commission européenne et par la fondation du judaïsme de Belgique. C’est bien la mémoire européenne qui est en jeu ici, d’où l’idée du réalisateur d’utiliser deux étudiants du programme Erasmus (qui permet de faire ses études supérieures à l’étranger) pour suivre la destinée tragique, mais pleine d’espoir (« Je sais déjà tout. Et pourtant, je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant« ) d’Etty Hillesum, une des 6 millions de victimes de la Shoah. D’Amsterdam à Auschwitz, en passant par Bruxelles et Berlin, Alexandra et Florian (les deux étudiants) partent à la rencontre de témoins et d’autres étudiants pour tenter de comprendre le passé mais aussi le présent par la confrontation des point-de-vues sur cette période. Le documentaire est disponible gratuitement sur dailymotion, je vous propose de le regarder si l’extrait vu en classe vous a intéressé.

http://www.dailymotion.com/video/xaefcn

http://www.dailymotion.com/video/xaejd5

http://www.dailymotion.com/video/xaelog

http://www.dailymotion.com/video/xafj3z

Liens:

– page consacrée au documentaire Le Convoi sur le site arte.tv

– article intitulé « Dans la peau d’une déportée » sur leseuronautes.eu

– la biographie d’Etty Hillesum sur le blog du moine ruminant (!)

Dans la catégorie « le cinéma et la Seconde Guerre mondiale » je vous invite également à lire et regarder (de nombreuses vidéos sont disponibles) le dossier réalisé par le site Allociné: La France en guerre, portrait en 8 films (la liste n’est bien sûr pas exhaustive, bien moins complète que celle de Télérama, mais les commentaires sont plus développés et vous permettront de réviser certains thèmes du chapitre en vue d’une prochaine évaluation…).

L’Internationale, hymne du combat ouvrier

Dessin de Grandjouan, « 1er mai », L’Assiette au beurre, 28/4/1906
Je vous ai parlé de la naissance de la question sociale et du combat ouvrier pour faire valoir leurs droits. Voici une petite histoire d’un des hymnes de cette lutte: l’Internationale.A l’origine, il s’agit d’un poème écrit par Eugène Pottier, en juin 1871, en pleine répression de la Commune de Paris. Il était destiné à être chanté sur l’air de La Marseillaise. La musique de L’Internationale a été composée ultérieurement par Pierre de Geyter en 1888.La Commune désigne le gouvernement municipal parisien élu en mars 1871. Composé de républicains et de socialistes révolutionnaires, il s’oppose au gouvernement royaliste installé. Le mouvement est réprimé par l’armée fin mai (30 000 morts!).

L’Internationale devient l’hymne des travailleurs et du mouvement. Traditionnellement ceux qui le chantent lèvent le bras en fermant le poing.

L’Association internationale des travailleurs est le nom officiel de l’organisation également connue sous le nom de 1ère Internationale, fondée le 28 septempbre 1864 à Londres. Dans ses statuts de 1864 (rédigés par Karl Marx), l’A.I.T. affirme que « l’émancipation des travailleurs doit être l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes » et déclare agir « pour l’émancipation définitive de la classe travailleuse, c’est-à-dire pour l’abolition définitive du salariat« . Quant aux socialistes révolutionnaires, ils fondèrent en 1889 une 2ème Internationale, puis les communistes une 3ème Internationale en 1919 et les trotskystes une 4ème internationale en 1938.

L’Internationale n’est pas chantée que par les communistes mais aussi (dans beaucoup de pays) par les socialistes ou des sociaux-démocrates. Ce fut également l’hymne de ralliement des étudiants et des travailleurs sur la place Tian’anmen (Chine) en 1989.

Elle fut l’hymne national de l’URSS jusqu’en 1944 et est toujours l’hymne de la majorité des organisations socialistes de tendance marxiste ou communiste, dans une version la plupart du temps expurgée (les couplets les plus « violents » ne sont pas chantés)

Dans de nombreux pays d’Europe, ce chant a été illégal durant des années du fait de son image communiste et anarchiste et des idées dont elle faisait l’apologie.

source: wikipedia, article « L’internationale »


Manifestation en 1936, année du Front Populaire


Découvrez la playlist l’internationale avec Lilith Duo

Un site propose plus de 40 versions de l’Internationale à télécharger (je vous conseille notamment celle signée Monsieur R., un rappeur belge que certains d’entre vous connaissent peut-être…): c’est ICI.

Les paroles de l’Internationale (Pottier/Degeyter)

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim!
La raison tonne en son cratère
C’est l’éruption de la fin.
Du passe faisons table rase
Foules, esclaves, debout, debout
Le monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

C’est la lutte finale

Groupons-nous, et demain

L’Internationale

Sera le genre humain!

Il n’est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge
Battons le fer quand il est chaud.

L’état comprime et la loi triche
L’impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s’impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux
C’est assez, languir en tutelle
L’égalité veut d’autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Egaux, pas de devoirs sans droits.

Hideux dans leur apothéose
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a crée s’est fondu
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Les rois nous saoulaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l’air, et rompons les rangs
S’ils s’obstinent, ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n’appartient qu’aux hommes
L’oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.

A la télé cette semaine…

L'ossuaire de Douaumont, lieu de mémoire de la Grande Guerre (source: wikimedia commons)

Jeudi nous serons le 11 novembre, c’est un jour férié en l’honneur de tous les soldats morts lors de la Première Guerre mondiale.

La date choisie fait référence à l’armistice signé en 1918 à Rethondes qui mit fin au conflit.

Les programmes télévisés (surtout des chaînes publiques) consacrent donc quelques soirées à la commémoration de l’évènement. L’occasion pour vous de vous documenter devant l’écran.

Sélection:

  • Lundi 8 novembre, 20h35, France5, La Dette, téléfilm réalisé par Fabrice Cazeneuve en 2000 (scénario d’Erik Orsenna, un de mes auteurs préférés). A la fin des années 1970, une jeune haut fonctionnaire est chargé d’organiser la commémoration de la terrible bataille du Chemin des Dames (avril à octobre 1917) et est confronté à un vieux sénégalais qui y a combattu pour la France en tant que tirailleur et qui demande son dû. La bande-annonce (source: videos.france5.fr):
  • Mercredi 10 novembre, 20h40, Arte, 1916, l’enfer de la Somme, documentaire fiction allemand réalisé par Detlef Siebert en 2010. Une des batailles les plus sanglantes du conflits (plus de 600 000 morts de chaque côtés, entre juillet et novembre 1916, d’après certaines estimations) durant laquelle s’affrontent plus de 30 nations, est racontée ici à l’aide d’images d’archives (tirées du film de propagande anglais réalisé à l’époque, La Bataille de la Somme de Geoffrey Malins et John McDowell, considéré par l’UNESCO comme le premier documentaire sur la guerre de l’histoire et vu par plus de 20 millions de britanniques en quelques mois!) et de reconstitution. Pour illustrer: une présentation « touristique » de la bataille par le Conseil Général de la Somme:

http://www.dailymotion.com/video/x15jd2

  • Jeudi 11 novembre, 20h35, France3, Joyeux Noël, film de Christian Carion, 2004. Un succès populaire en salle et un objet de débats parfois vifs chez les critiques et les historiens. Le film raconte la trêve hivernale de l’hiver 1914-1915 et les fraternisations entre soldats ennemis. On reconnaît au film sa force émotionnelle et son utilité mémorielle: il rappelle des évènement mal connus époque, les fraternisations que plusieurs soldats ont effectivement payé de leur vie en étant fusillé par leurs propres tribunaux militaires. Mais d’importantes critiques portent sur le parti-pris religieux du réalisateur (Nöel) et sur des anachronismes (le rôle de la femme, confusion entre les fraternisations de décembre 1914 et celles d’avril 1917). Dans la guerre des écoles historiques sont je vous est parlé en classe, ce film est représentatif du CRID 14-18 (les soldats ont subi la guerre); Annette Becker, leader de l’Historial de Péronne (les soldats ont pris plaisir à faire la guerre, ils étaient consentants, définition de la brutalisation) a ri tout au long du film…A voir quand même, cela reste un film tout à fait honnête. La bande annonce:

Image de prévisualisation YouTube

  • Jeudi 11 novembre, 22h50, France2, Le Bruit et la Fureur, documentaire fiction de Jean-François Delassus, 2008. « La guerre comme vous ne l’avez jamais vue » prévenait la bande-annonce. En effet, les images ont été colorisées et sonorisées pour cet énorme projet télévisuel, dans lequel Annette Becker s’est engagée personnellement. Le Bruit et la Fureur c’est l’anti Joyeux Noël par excellence. De nombreux historiens critiquent à raison le manque de rigueur historique notamment à cause du narrateur omniscient que certaines images font passer pour un soldat ayant réellement vécu la Grande Guerre. Le spectaculaire prend le pas sur la vérité, certains allant même jusqu’à parler d’oeuvre de propagande! Mon avis: regardez-le comme un divertissement car c’est un « spectacle » très prenant, mais exercez votre regard critique sur les informations données. La bande-annonce:

http://www.dailymotion.com/video/x7blca

  • Jeudi 11 novembre, 0h50, France2, Adieu 14, documentaire de Jean-Marc Surcin, 2007. Les paroles des cinq derniers poilus, témoins directs de la guerre confrontées à ceux (collectionneurs, historiens amateurs…) qui continuent de transmettre la mémoire de 14-18. (je ne l’ai pas vu)

Les notes d’exposés sont arrivées (3è)

Les exposés que vous avez réalisés sur New York sont notés, rendez-vous sur l’Atelier de l’Astrolabe pour voir vos résultats , très corrects dans l’ensemble.

Pour trouver rapidement votre article cliquez sur votre classe dans la rubrique catégorie.

Pour illustrer cet article, une carte réalisée avec Google Maps qui récapitule les principaux sites étudiés et leur lien avec la puissance des Etats-Unis.


Afficher New York, symbole de la puissance américaine sur une carte plus grande

Quiz sur les Etats-Unis

Pour les 3ème qui veulent faire le point sur le chapitre de géographie que l’on vient de terminer: