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AstroMix #7 Sur le ring

Pour prolonger la sortie « Collège au cinéma » des 3ème pour voir le film « Dans les cordes«  réalisé en 2006 par Magaly Richard-Serano. La réalisatrice a commencé sa carrière en tant que scénariste pour une série télévisée célèbre et dont on peut d’ailleurs voir un extrait dans le film: « Plus Belle La Vie« . Le film « Dans les cordes« , le premier de Magaly Richard-Serano, raconte l’histoire d’Angie jeune boxeuse « élite » de Vitry-sur-Seine qui vit dans un petit appartement avec sa mère, son père (qui est aussi son entraîneur) et sa cousine, Sandra. Angie est une championne mais une cuisante défaite va d’abord l’éloigner des rings, la faire s’interroger sur son avenir et surtout lui faire découvrir un terrible secret de famille concernant Sandra, celle qui est à la fois sa meilleure amie et sa principale rivale. Le film comporte une forte dimension autobiographique puisque la réalisatrice a grandi à Vitry-sur-Seine et fut elle-même une ancienne championne de savate, sport également connu sous le nom de boxe française. Elle filme énergiquement une famille dans laquelle tout passe par la boxe ; le « noble art » est ici  le seul moyen d’exister socialement et sa violence n’est que la transposition des coups que porte la vie sur les individus. Un thème récurrent quand il est question de boxe au cinéma. Magaly Richard-Serano s’est d’ailleurs inspirée de deux films pour réaliser le sien: Fat City de Jon Huston (1972) pour le sentiment de solitude du boxeur face à son destin et Raging Bull de Martin Scorsese (1980) pour la façon de filmer les combats, caméra sur le ring, qui donne l’impression au spectateur de vivre le combat de l’intérieur. Dans la plupart des autres films traitant de la boxe, les combats sont filmés depuis les tribunes. Le spectateur est alors observateur, et non acteur, du combat du « héros »: ceci est particulièrement visible dans Rocky de John Avildsen mais écrit et incarné par Sylvester Stallone (1976), film référence à voir absolument ne serait-ce que pour sa géniale bande-son signée Bill Conti. Le film fait aussi penser, puisqu’il s’agit de boxeuses, au très beau Million Dollar Baby de Clint Eastwood (2004) qui raconte le tragique destin de Maggie Fitzgerald jouée par Hillary Swank. La playlist ci-dessous vous plonge dans l’univers cinématographique (Rocky I et III, Raging Bull) et sportif (Mohamed Ali, Mike Tyson, Hurricane Carter) de la boxe, toujours au nom du même principe: l’éclectisme!

La vidéo ci-dessus est une « playlist » tous les morceaux s’enchaînent et vous pouvez rapidement passer au suivant si cela ne vous plaît pas.

Les titres de la playlist:

01. BILL CONTI – Gonna fly now, theme from Rocky (1976)

(Un hymne à l’effort monumental, on ne peut pas parler de boxe sans évoquer son plus grand héros de cinéma: Rocky Balboa, dit l’Etalon italien, interpété par Sylvester Stallone)

02. CASSIUS CLAY – I’m the greatest (1965)

(Autoportrait mégalo du plus célèbre boxeur de tous les temps: Mohamed Ali, champion olympique en 1960)

03. CLAUDE NOUGARO – Quatre boules de cuirs (1968)

(hommage au noble art)

04. THE MENAHAN STREET BAND – Going the distance (2008)

(une reprise funky d’un autre classique de la BO de Rocky, signée Bill Conti)

05. ARSENÏK – Boxe avec les mots (2002)

(sur le ring du rap avec les deux frères Calbo et Lino)

06. SURVIVOR – Eye of the Tiger (1982)

(chanson culte du film Rocky III, à écouter en cas de besoin urgent de motivation!)

07. DERRICK MORGAN  Black Superman (Muhammad Ali) (1975)

(reprise reggae d’un hymne à la gloire de Mohamed Ali composé par Johnny Wakelin en 1974)

08. BOB DYLAN – Hurricane (1975)

(l’histoire du boxeur Rubin « Hurricane » Carter, boxeur noir accusé (à tort et à cause du racisme, selon ses défenseurs) du meurtre de trois personnes dans les années 1970)

09. YVES MONTAND  – Battling Joe (1956)

(les hauts et les bas de la vie d’un boxeur de province chantés à Moscou en URSS)

10. NAS  – Legendary (Mike Tyson) (2008)

(une chanson aussi puissante que le sulfureux boxeur qui remporta, dans les années 1990, 44 de ses 58 combats par KO)

11. MANDRILL & MICHAEL MASSER – Ali Bom Ba Ye (1974)

(en direct de Kinshasa (en République Démocratique du Congo qui s’appelait Zaïre à l’époque) pour le combat mythique entre Ali et George Forman en 1974)

12. ROBBIE ROBERTSON – Raging Bull Opening Scene (1980)

(le générique du film de Martin Scorsese qui retrace la vie tumultueuse de Jack LaMotta, le taureau du Bronx, champion du monde entre 1949 et 1951, interpété par Robert de Niro)

crédit photo: Portrait déchiré de Cassius Clay (Mohamed Ali) sur un mur de New York (USA), 2009, photo de Martin Palmer, 1hrphoto @Flickr.com

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Le Convoi, documentaire sur la Shoah

Etty Hillesum est une jeune néerlandaise juive déportée et décédée à Auschwitz en 1943, elle avait 29 ans. Entre 1941 et 1943, Etty Hillesum a tenu un journal dans lequel elle raconte comment les juifs furent traités aux Pays-Bas sous l'occupation, de la restriction des droits à l'enfermement dans les camps de transit (Westerbork). C'est l'itinéraire de cette victime de la Shoah que suivent les deux étudiants dans le documentaire Le Convoi, réalisé en 2009 par André Bossuroy. (source: mabulle.com)

Le documentaire Le Convoi a été réalisé dans le cadre du programme « L’Europe pour les citoyens : une mémoire européenne active » et financé par la commission européenne et par la fondation du judaïsme de Belgique. C’est bien la mémoire européenne qui est en jeu ici, d’où l’idée du réalisateur d’utiliser deux étudiants du programme Erasmus (qui permet de faire ses études supérieures à l’étranger) pour suivre la destinée tragique, mais pleine d’espoir (« Je sais déjà tout. Et pourtant, je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant« ) d’Etty Hillesum, une des 6 millions de victimes de la Shoah. D’Amsterdam à Auschwitz, en passant par Bruxelles et Berlin, Alexandra et Florian (les deux étudiants) partent à la rencontre de témoins et d’autres étudiants pour tenter de comprendre le passé mais aussi le présent par la confrontation des point-de-vues sur cette période. Le documentaire est disponible gratuitement sur dailymotion, je vous propose de le regarder si l’extrait vu en classe vous a intéressé.

http://www.dailymotion.com/video/xaefcn

http://www.dailymotion.com/video/xaejd5

http://www.dailymotion.com/video/xaelog

http://www.dailymotion.com/video/xafj3z

Liens:

– page consacrée au documentaire Le Convoi sur le site arte.tv

– article intitulé « Dans la peau d’une déportée » sur leseuronautes.eu

– la biographie d’Etty Hillesum sur le blog du moine ruminant (!)

Dans la catégorie « le cinéma et la Seconde Guerre mondiale » je vous invite également à lire et regarder (de nombreuses vidéos sont disponibles) le dossier réalisé par le site Allociné: La France en guerre, portrait en 8 films (la liste n’est bien sûr pas exhaustive, bien moins complète que celle de Télérama, mais les commentaires sont plus développés et vous permettront de réviser certains thèmes du chapitre en vue d’une prochaine évaluation…).

Cinéma: « Ridicule » sur Arte

Avis à tous les élèves de 4ème du collège!

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Lundi 20 décembre à 20h40 Arte diffuse le film Ridicule de Patrice Leconte (1996). Nous irons voir ce film début 2011 dans le cadre de l’opération « Collège au cinéma ». Pour ceux que cela intéressent et qui voudraient avoir un aperçu de ce que cela raconte je vous conseille de le regarder. Il sera rediffusé mardi après-midi.

Note: nous étudierons ce film en ouverture du prochain chapitre d’histoire consacré aux difficultés du royaume de France sous le règne de Louis XVI (1774-1792) qui se termine par la Révolution française!

Définition:

RIDICULE: adjectif. du latin ridiculus, de ridere rire. Qui est de nature à provoquer involontairement le rire, la moquerie, la dérision. (voir la définition complète sur le site cnrtl.fr).

Le synopsis:

Grégoire Ponceludon de Malavoy rêve d’assécher les marais de la Dombes, responsables d’une épidémie. Pour obtenir l’aval du roi, il gagne Versailles où le bienveillant marquis de Bellegarde l’initie à l’art de l’intrigue. Rapidement, son esprit mordant et ses mémorables saillies verbales font mouche. Mais à la cour, il existe un mal dont personne n’est à l’abri : le ridicule… (source: arte.tv)

L’affiche:

Un indice peut vous permettre de découvrir de qui l'homme au premier plan embrasse le pied…

Un extrait:

source: arte.tv

A la télé cette semaine…

L'ossuaire de Douaumont, lieu de mémoire de la Grande Guerre (source: wikimedia commons)

Jeudi nous serons le 11 novembre, c’est un jour férié en l’honneur de tous les soldats morts lors de la Première Guerre mondiale.

La date choisie fait référence à l’armistice signé en 1918 à Rethondes qui mit fin au conflit.

Les programmes télévisés (surtout des chaînes publiques) consacrent donc quelques soirées à la commémoration de l’évènement. L’occasion pour vous de vous documenter devant l’écran.

Sélection:

  • Lundi 8 novembre, 20h35, France5, La Dette, téléfilm réalisé par Fabrice Cazeneuve en 2000 (scénario d’Erik Orsenna, un de mes auteurs préférés). A la fin des années 1970, une jeune haut fonctionnaire est chargé d’organiser la commémoration de la terrible bataille du Chemin des Dames (avril à octobre 1917) et est confronté à un vieux sénégalais qui y a combattu pour la France en tant que tirailleur et qui demande son dû. La bande-annonce (source: videos.france5.fr):
  • Mercredi 10 novembre, 20h40, Arte, 1916, l’enfer de la Somme, documentaire fiction allemand réalisé par Detlef Siebert en 2010. Une des batailles les plus sanglantes du conflits (plus de 600 000 morts de chaque côtés, entre juillet et novembre 1916, d’après certaines estimations) durant laquelle s’affrontent plus de 30 nations, est racontée ici à l’aide d’images d’archives (tirées du film de propagande anglais réalisé à l’époque, La Bataille de la Somme de Geoffrey Malins et John McDowell, considéré par l’UNESCO comme le premier documentaire sur la guerre de l’histoire et vu par plus de 20 millions de britanniques en quelques mois!) et de reconstitution. Pour illustrer: une présentation « touristique » de la bataille par le Conseil Général de la Somme:

http://www.dailymotion.com/video/x15jd2

  • Jeudi 11 novembre, 20h35, France3, Joyeux Noël, film de Christian Carion, 2004. Un succès populaire en salle et un objet de débats parfois vifs chez les critiques et les historiens. Le film raconte la trêve hivernale de l’hiver 1914-1915 et les fraternisations entre soldats ennemis. On reconnaît au film sa force émotionnelle et son utilité mémorielle: il rappelle des évènement mal connus époque, les fraternisations que plusieurs soldats ont effectivement payé de leur vie en étant fusillé par leurs propres tribunaux militaires. Mais d’importantes critiques portent sur le parti-pris religieux du réalisateur (Nöel) et sur des anachronismes (le rôle de la femme, confusion entre les fraternisations de décembre 1914 et celles d’avril 1917). Dans la guerre des écoles historiques sont je vous est parlé en classe, ce film est représentatif du CRID 14-18 (les soldats ont subi la guerre); Annette Becker, leader de l’Historial de Péronne (les soldats ont pris plaisir à faire la guerre, ils étaient consentants, définition de la brutalisation) a ri tout au long du film…A voir quand même, cela reste un film tout à fait honnête. La bande annonce:

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  • Jeudi 11 novembre, 22h50, France2, Le Bruit et la Fureur, documentaire fiction de Jean-François Delassus, 2008. « La guerre comme vous ne l’avez jamais vue » prévenait la bande-annonce. En effet, les images ont été colorisées et sonorisées pour cet énorme projet télévisuel, dans lequel Annette Becker s’est engagée personnellement. Le Bruit et la Fureur c’est l’anti Joyeux Noël par excellence. De nombreux historiens critiquent à raison le manque de rigueur historique notamment à cause du narrateur omniscient que certaines images font passer pour un soldat ayant réellement vécu la Grande Guerre. Le spectaculaire prend le pas sur la vérité, certains allant même jusqu’à parler d’oeuvre de propagande! Mon avis: regardez-le comme un divertissement car c’est un « spectacle » très prenant, mais exercez votre regard critique sur les informations données. La bande-annonce:

http://www.dailymotion.com/video/x7blca

  • Jeudi 11 novembre, 0h50, France2, Adieu 14, documentaire de Jean-Marc Surcin, 2007. Les paroles des cinq derniers poilus, témoins directs de la guerre confrontées à ceux (collectionneurs, historiens amateurs…) qui continuent de transmettre la mémoire de 14-18. (je ne l’ai pas vu)

Festival Polar de Cognac (du 15 au 17 octobre 2010)

Affiche du festival, mise en ligne avec l'aimable autorisation de l'association Cercle Noir qui organise la manifestation.

Ce week-end (du vendredi 15 au dimanche 17 octobre) se tient l’édition 2010 du Festival Polar de Cognac, la 15ème du nom. A chaque fois, un écrivain maître du polar est mis à l’honneur: cette c’est à Frédéric Dard (auteur de la collection des San Antonio, décédé en 2000) que le festival rend hommage. L’invité d’honneur sera Robert Hossein (célèbre réalisateur et metteur en scène) qui était très proche de Dard.

Tout l’univers du polar est ici mis à l’honneur: films, séries, romans et bandes-dessinées seront récompensés par le jury. Des projections de films et de séries et des rencontres avec les auteurs sont organisées tout le week-end,  au centre des congrès La Salamandre à Cognac (c’est ici). Les entrées sont gratuites!

Profitez également des expositions qui se tiennent à La Salamandre et au Couvent des Récollets (ici) ou encore au supermarché Leclerc!

Pour vous mettre dans le bain je vous propose de visionner ce reportage de France sur le Festival 2009 qui était consacré à Simenon, père de l’inspecteur Maigret:

Des liens pour en savoir plus:

  • Le site Le Cercle noir, dirigé par Bernard Bec, organisateur du festival
  • Le programme complet du festival (format pdf)

Bonus:

« L’étrange petite enquête de l’inspecteur Le Noir », court métrage réalisé en 2007 par Nicolas Poukalow et joué par Philippe Rigot. En 5 minutes, ce film nous plonge dans une sordide affaire de tueur de peluche en reprenant tous les codes du polar des années 1940-1950 que nous avons pu observés en IDD: le noir et blanc, la nuit, les indices, les chapeaux, les longs impers, la fumée, le jazz, etc…

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