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Articles taggués ‘France’

Claude Boucher, une histoire locale de l’industrialisation au XIXème siècle

René Hérisson, La verrerie Claude Boucher, 1904, Musée des arts du Cognac

Ce tableau a été réalisé en utilisant une photographie comme modèle, mais au fait de quand date cette invention?

Site internet à utiliser pour répondre aux questions de la fiche:

Claude Boucher ou la mécanisation du métier de verrier

(les dossiers du CMPC)

Le fichier à ouvrir pour voir les documents en couleurs:

L’industrialisation à Cognac: la verrerie Claude Boucher

Les sources utilisées pour réaliser cette fiche de travail:

 

La gare de Cognac (fin XIXè-début XXè siècle), source: http://www.cparama.com

La gare de Cognac (fin XIXè-début XXè siècle),
source: http://www.cparama.com/forum/cognac-t997-20.html

La Révolution française et l’Empire, par David

Dessin de David pour le Serment du Jeu de Paume, 1791, conservé au Musée national de Versailles

Objectifs:

Découvrir et connaître les grands moments de la période de la Révolution et de l’Empire (1789-1815) à travers l’œuvre d’un artiste contemporain des évènements:

Jacques-Louis David

Vous ferez la biographie de ce peintre, intégrerez ces œuvres sur une frise chronologique et analyserez l’un de ses tableaux.

Des compétences:

C1: Écrire

C4: S’informer, se documenter + Créer, produire, exploiter des données

C5: Les repères + Analyser un tableau

TEMPS 1: Découvrir l’artiste et son œuvre

=> Ouvrir le document .odt ci dessous:

bio de david (fiche élève)

=> Enregistrez-le dans le dossier « La révolution et l’empire par David » dans le dossier « travail » de votre classe (en indiquant vos prénoms)

=> A partir des deux sites ci-dessous, complétez la fiche (1 seule page).

Vous devez rédiger, utiliser un vocabulaire simple (il faudra connaître cette biographie) et donnez quelques définitions si nécessaire.

Vous devez également illustrer votre fiche.

TEMPS 2: David témoin de la Révolution et de l’Empire

=> Ouvrir le document .odt ci dessous

chrono et analyse de david 1789-1815 (fiche élève)

=> Enregistrez-le dans le dossier « La révolution et l’empire par David » dans le dossier « travail » de votre classe (en indiquant vos prénoms)

Allez sur le site suivant (attention, il y a 2 pages!):

http://www.histoire-image.org/site/rech/resultat.php?d=1&a=13

Placez les œuvres de David sur la frise comme pour le modèle présenté (Le Serment du Jeu de Paume => Attention s’il s’agit d’un évènement historique, placez-le à la date de l’évènement, pas de la réalisation du tableau)

Un point, nom, date et une illustration pour chaque (plus ou moins grande selon l’importance si vous avez peur de manquer de place…n’oubliez pas que l’on peut « zoomer » si nécessaire)

David n’a pas peint toute la Révolution!

A partir de la frise du manuel, p:77, placez les grands évènements manquants sur sur votre frise (avec une autre couleur/forme)

TEMPS 3: Analyser une oeuvre de David , un artiste engagé

Après correction en classe des Temps 1 et 2

Choisissez l’œuvre que vous préférez et analysez-la en suivant la méthode indiquée.

Vous expliquerez en quoi cette œuvre est le témoignage d’un artiste engagé, de manières différentes selon les périodes.

Vous trouverez de précieuses informations sur le site de L’Histoire par l’Image:

http://www.histoire-image.org/site/rech/resultat.php?d=1&a=13

Pour approfondir la méthode d’analyse vous pouvez consultez ce site:

http://histoire-des-arts.over-blog.org/pages/Analyse_dune_oeuvre_dart_methodologie-4149609.html

Le Front Populaire en France (1936-1938)

Un petit article pour faire le point sur le Front Populaire…

Ravitaillement des grévistes de la fosse d'Aremberg, 1936, Compagnie des Mines d'Anzin (domaine public)

Au lendemain du 6 février 1934, la gauche dénonce une tentative de coup d’Etat fasciste. Pour le contrer, les trois principaux partis de gauche (le PCF, la SFIO et le Parti radical) s’unissent pour former un Front populaire.

(source: wikimedia commons)

En mai 1936, le Front populaire remporte les élections législatives et Léon Blum (SFIO) devient Président du Conseil (= chef du gouvernement). C’est un gouvernement moderne, jeune et où pour la première fois sont nommées des femmes.

Léon Blum (1872-1950), président du conseil du Front Populaire

Des grèves éclatent dans les usines pour célébrer cette victoire et demander des décisions rapides.


Les accords Matignon signés en juin 1936 donnent plus de droits et plus de salaires aux travailleurs. Deux autres lois (les 40 heures et les congés payés) marquent ce court gouvernement.

Image de prévisualisation YouTube

Les paroles de la chanson

Mais les résultats économiques du Front populaire sont décevants (pas de baisse du chômage, hausse des prix qui annule la hausse des salaires…) et les communistes quittent la coalition (à cause du refus de la France d’intervenir aux côtés des Républicains espagnols dans la guerre civile qui les opposent à Franco). Blum doit définitivement démissionner définitivement en avril 1938.

Pour aller plus loin:

– Le Front populaire sur le site Hérodote

– Un diaporama sur les symboles du Front populaire et la presse de 1936

Daniel Macari, un français dans la Seconde Guerre mondiale (par Camille, 3A)

L’exposé réalisé par Camille étant excellent je me permets, avec son autorisation, de le publier sur le blog.

Daniel MACARI, Un français dans la Seconde Guerre mondiale

Sommaire:

I. Présentation

II. Introduction

III. Son histoire

IV. Carte

I. Présentation

Nom: MACARI

Prénom: Daniel

Date de naissance: 06-04-1922

Âge pendant la guerre: 17 ans au début de la guerre. Départ en 1943, retour en 1945.

II. Introduction

En juin 1939, l’Allemagne envahit la France. La France est ensuite divisée en plusieurs parties, entre autre la zone libre et la zone occupée par l’Allemagne nazie.

Pour compenser le manque de main d’œuvre en Allemagne, l’Allemagne nazie met en place la STO (service du travail obligatoire). Ce sont les Français et étrangers qui vont travailler en Allemagne.

III. Son histoire

Quand la guerre a commencé Daniel avait   17 ans.

Trop jeune pour aller au front et n’ayant toujours pas fait son service militaire, il a continué à travailler chez son patron jusqu’à l’âge de 21 ans.

En 1943 il doit partir travailler en Allemagne (STO). Il prend donc le train à Angoulême, passe par Poitiers : « Dans les wagons nous étions beaucoup, sur le chemin un homme arrêta le train pour aller déposer une lettre. Un S.S. lui a dit de remonter dans le train mais au lieu de l’écouter il lui a mis un coup de poing. Le S.S. à décider d’envoyer tout le wagon à Auschwitz. Heureusement nous étions dans un autre wagon. »

Le train continu vers Paris, puis la Belgique et s’arrête à Hambourg.

A Hambourg tous le monde devait descendre du train, Daniel et un ami à lui restent ensemble.

Ils devaient se «trier » en fonction de leur métier. Tous deux ne sachant pas ou se mettre ils continuaient à avancer. Son ami lui a dit : «Et si ont disait que nous étions maréchal ferrant ?! » Daniel a refusé puis ils ont repris le train jusqu’à Stralsund. Ensuite un camion est venu les chercher et les a emmené à Seedorf.

En tout le voyage a duré environ 5 jours.

Ils ont été chez des gens pour qui ils devaient travailler dans une menuiserie. En arrivant là bas il y avait déjà des étrangers (Polonais) qui travaillaient. Les Allemands pensaient qu’ils venaient volontairement travailler bien que certains étaient d’accord car leur usine se faisait bombarder.

Ils sont restés 2 ans chez ces gens. Ils dormaient au dessus du bureau du patron. Ils étaient pas très bien nourris, mais pas trop mal traités. Leurs horaires étaient corrects (8h jusqu’au soir du lundi au vendredi et le samedi jusqu’à 15h). Ils étaient payés et ils envoyaient de l’argent à leur famille. Ils avaient droit de sortir, aller chez le coiffeur, au cinéma… « Nous sommes allés chez le coiffeur, mais il parlait allemand et là bas on a reconnu le facteur de notre village. »  Quand ils sortaient ils allaient à Sellin.

Quand le fils du patron est parti au front de nouveaux travailleurs étrangers sont arrivés. Du coup, Daniel et son ami sont allés vivre avec les deux polonais qui y travaillaient déjà. Un jour ils ont récupérés des vêtements et de la nourriture dans une boutique abandonnée. « Il y avait du vin de bordeaux, au début je n’en voulais pas, le Polonais en a bu donc après j’en ai bu. Il y avait aussi des fringues… Nous avons décousu les signes S.S. et les croix gammées qu’il y avait sur les vêtements (uniforme militaire). »

Un jour, ils ont organisés une « fuite ».  « On (Daniel et ses camarades) savait que le pêcheur mangeait chez quelqu’un, donc, pendant ce temps ils (ceux qui voulaient partir) ont pris une barque et sont allés jusqu’au bateau puis ils sont parti par la mer polonaise. Le lendemain quand le pécheur a voulu prendre son bateau, il n’y était plus. Des recherches ont été faites, mais mes amis étaient déjà loin. »

Ils ont vécu pendant deux ans en Allemagne, chez cette famille.

Avant que l’armistice soit signé ils en ont eu marre et sont partis. Un jeune allemand leurs a passé deux chevaux et un chariot pour leurs bagages. Ils sont sortis de l’île et sont restés à Stralsund pendent 8 à 10 jours. L’allemand n’a pas pu retourner sur l’île donc ils ont dû s’occuper des chevaux. « Nous sommes allés se laver dans la mer, c’était de la glace fondu. »

Quand ils sont partis de Stralsund l’armistice était signé.

Ils se sont arrêtés dans une caserne abandonnée et ont récupéré des vêtements, de la nourriture… Ensuite des Russes les ont emmenés en camionnette dans les casernes américaines, puis les Américains leur ont fait prendre le train. Ils étaient 200 à 300 personnes dans le train. C’est là qu’il a retrouvé quelqu’un qu’il connaissait et qui faisait parti du wagon envoyé à Auschwitz. Ils étaient environ cinq rescapés du camp dans le train. Le monsieur lui dit qu’il allait très mal, qu’il était sur le point de mourir et que ça avait était très dur.

Le retour à était très long et Daniel ne se souvient pas de tout les endroits où ils se sont arrêtés. En arrivant à Angoulême il à téléphoné à St Preuil pour prévenir sa famille qu’il arrivait à la gare de St Même. Puis après quelques petits soucis il retrouva sa famille dont sa femme et sa première fille qu’il n’avait pas vu naître. Il reprenait à travailler qu’un mois plus tard car il était malade et très fatigué.

Daniel, c’est mon arrière grand-père…

IV. Carte

Témoignage audio
Auteur: Camille R. (3A)


« Moi, raciste? », une BD contre les discriminations

L’Union européenne s’engage dans la lutte contre les discriminations en cherchant d’abord à informer les citoyens de leurs droits et devoirs en la matière. La bande-dessinée « Moi, raciste? » de Sergio Salma, publiée en 1998 par la Commission européenne va en ce sens. Vous pouvez la lire en ligne et même la télécharger sur votre ordinateur en cliquant sur la couverture ci-dessous:

source: www.educative.com

D’après une enquête de 2009, 1 européen sur 6 a été victime de discrimination dans l’année!

Pour allez plus loin on peut signaler que sur son site internet, la Commission européenne rappelle qu’elle a mis en oeuvre deux directives en 2000:

  • la première sur l’égalité raciale qui entend protéger les Européens contre la discrimination basée sur l’origine raciale ou ethnique en matière d’emploi et de formation, d’éducation, de protection sociale, d’appartenance à des organisations, ainsi que d’accès aux biens et services,
  • la deuxième relative au cadre de l’emploi pour défendre le principe d’égalité de traitement dans l’emploi et la formation indépendamment de la religion ou des convictions, d’un handicap, de l’âge ou de l’orientation sexuelle.

Une troisième directive est en discussion depuis 2008 contre les discriminations en dehors du lieu de travail.

La Commission européenne rappelle également les droits de citoyens de l’Union européenne pour ce qui est de l’égalité et des discriminations:

  • une protection juridique contre la discrimination directe et indirecte basée sur la race ou l’origine ethnique en matière d’éducation, de sécurité sociale, de soins de santé ainsi que d’accès aux biens et services.
  • l’égalité de traitement en matière d’emploi et de formation indépendamment de l’origine raciale ou ethnique, de la religion ou des convictions, de l’orientation sexuelle, d’un handicap et de l’âge
  • prendre des initiatives pour lutter contre la discrimination selon les critères ci-dessus
  • bénéficier de l’aide d’une organisation nationale promouvant l’égalité de traitement et assistant les victimes de discrimination raciale.
  • porter plainte par voie de procédure judiciaire ou administrative (conciliation) et compter sur l’application des sanctions appropriées pour les auteurs de discrimination.

source: ec.europe.eu

En France, la lutte contre les discriminations est à la charge de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité).

Cliquez sur l’affiche ci-dessous pour voir les travaux d’étudiants dans les métiers de l’information autour de la HALDE:

source: www.pedagogie.ac-nantes.fr