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Cinéma: « Ridicule » sur Arte

Avis à tous les élèves de 4ème du collège!

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Lundi 20 décembre à 20h40 Arte diffuse le film Ridicule de Patrice Leconte (1996). Nous irons voir ce film début 2011 dans le cadre de l’opération « Collège au cinéma ». Pour ceux que cela intéressent et qui voudraient avoir un aperçu de ce que cela raconte je vous conseille de le regarder. Il sera rediffusé mardi après-midi.

Note: nous étudierons ce film en ouverture du prochain chapitre d’histoire consacré aux difficultés du royaume de France sous le règne de Louis XVI (1774-1792) qui se termine par la Révolution française!

Définition:

RIDICULE: adjectif. du latin ridiculus, de ridere rire. Qui est de nature à provoquer involontairement le rire, la moquerie, la dérision. (voir la définition complète sur le site cnrtl.fr).

Le synopsis:

Grégoire Ponceludon de Malavoy rêve d’assécher les marais de la Dombes, responsables d’une épidémie. Pour obtenir l’aval du roi, il gagne Versailles où le bienveillant marquis de Bellegarde l’initie à l’art de l’intrigue. Rapidement, son esprit mordant et ses mémorables saillies verbales font mouche. Mais à la cour, il existe un mal dont personne n’est à l’abri : le ridicule… (source: arte.tv)

L’affiche:

Un indice peut vous permettre de découvrir de qui l'homme au premier plan embrasse le pied…

Un extrait:

source: arte.tv

A la télé cette semaine…

L'ossuaire de Douaumont, lieu de mémoire de la Grande Guerre (source: wikimedia commons)

Jeudi nous serons le 11 novembre, c’est un jour férié en l’honneur de tous les soldats morts lors de la Première Guerre mondiale.

La date choisie fait référence à l’armistice signé en 1918 à Rethondes qui mit fin au conflit.

Les programmes télévisés (surtout des chaînes publiques) consacrent donc quelques soirées à la commémoration de l’évènement. L’occasion pour vous de vous documenter devant l’écran.

Sélection:

  • Lundi 8 novembre, 20h35, France5, La Dette, téléfilm réalisé par Fabrice Cazeneuve en 2000 (scénario d’Erik Orsenna, un de mes auteurs préférés). A la fin des années 1970, une jeune haut fonctionnaire est chargé d’organiser la commémoration de la terrible bataille du Chemin des Dames (avril à octobre 1917) et est confronté à un vieux sénégalais qui y a combattu pour la France en tant que tirailleur et qui demande son dû. La bande-annonce (source: videos.france5.fr):
  • Mercredi 10 novembre, 20h40, Arte, 1916, l’enfer de la Somme, documentaire fiction allemand réalisé par Detlef Siebert en 2010. Une des batailles les plus sanglantes du conflits (plus de 600 000 morts de chaque côtés, entre juillet et novembre 1916, d’après certaines estimations) durant laquelle s’affrontent plus de 30 nations, est racontée ici à l’aide d’images d’archives (tirées du film de propagande anglais réalisé à l’époque, La Bataille de la Somme de Geoffrey Malins et John McDowell, considéré par l’UNESCO comme le premier documentaire sur la guerre de l’histoire et vu par plus de 20 millions de britanniques en quelques mois!) et de reconstitution. Pour illustrer: une présentation « touristique » de la bataille par le Conseil Général de la Somme:

http://www.dailymotion.com/video/x15jd2

  • Jeudi 11 novembre, 20h35, France3, Joyeux Noël, film de Christian Carion, 2004. Un succès populaire en salle et un objet de débats parfois vifs chez les critiques et les historiens. Le film raconte la trêve hivernale de l’hiver 1914-1915 et les fraternisations entre soldats ennemis. On reconnaît au film sa force émotionnelle et son utilité mémorielle: il rappelle des évènement mal connus époque, les fraternisations que plusieurs soldats ont effectivement payé de leur vie en étant fusillé par leurs propres tribunaux militaires. Mais d’importantes critiques portent sur le parti-pris religieux du réalisateur (Nöel) et sur des anachronismes (le rôle de la femme, confusion entre les fraternisations de décembre 1914 et celles d’avril 1917). Dans la guerre des écoles historiques sont je vous est parlé en classe, ce film est représentatif du CRID 14-18 (les soldats ont subi la guerre); Annette Becker, leader de l’Historial de Péronne (les soldats ont pris plaisir à faire la guerre, ils étaient consentants, définition de la brutalisation) a ri tout au long du film…A voir quand même, cela reste un film tout à fait honnête. La bande annonce:

Image de prévisualisation YouTube

  • Jeudi 11 novembre, 22h50, France2, Le Bruit et la Fureur, documentaire fiction de Jean-François Delassus, 2008. « La guerre comme vous ne l’avez jamais vue » prévenait la bande-annonce. En effet, les images ont été colorisées et sonorisées pour cet énorme projet télévisuel, dans lequel Annette Becker s’est engagée personnellement. Le Bruit et la Fureur c’est l’anti Joyeux Noël par excellence. De nombreux historiens critiquent à raison le manque de rigueur historique notamment à cause du narrateur omniscient que certaines images font passer pour un soldat ayant réellement vécu la Grande Guerre. Le spectaculaire prend le pas sur la vérité, certains allant même jusqu’à parler d’oeuvre de propagande! Mon avis: regardez-le comme un divertissement car c’est un « spectacle » très prenant, mais exercez votre regard critique sur les informations données. La bande-annonce:

http://www.dailymotion.com/video/x7blca

  • Jeudi 11 novembre, 0h50, France2, Adieu 14, documentaire de Jean-Marc Surcin, 2007. Les paroles des cinq derniers poilus, témoins directs de la guerre confrontées à ceux (collectionneurs, historiens amateurs…) qui continuent de transmettre la mémoire de 14-18. (je ne l’ai pas vu)

Festival Polar de Cognac (du 15 au 17 octobre 2010)

Affiche du festival, mise en ligne avec l'aimable autorisation de l'association Cercle Noir qui organise la manifestation.

Ce week-end (du vendredi 15 au dimanche 17 octobre) se tient l’édition 2010 du Festival Polar de Cognac, la 15ème du nom. A chaque fois, un écrivain maître du polar est mis à l’honneur: cette c’est à Frédéric Dard (auteur de la collection des San Antonio, décédé en 2000) que le festival rend hommage. L’invité d’honneur sera Robert Hossein (célèbre réalisateur et metteur en scène) qui était très proche de Dard.

Tout l’univers du polar est ici mis à l’honneur: films, séries, romans et bandes-dessinées seront récompensés par le jury. Des projections de films et de séries et des rencontres avec les auteurs sont organisées tout le week-end,  au centre des congrès La Salamandre à Cognac (c’est ici). Les entrées sont gratuites!

Profitez également des expositions qui se tiennent à La Salamandre et au Couvent des Récollets (ici) ou encore au supermarché Leclerc!

Pour vous mettre dans le bain je vous propose de visionner ce reportage de France sur le Festival 2009 qui était consacré à Simenon, père de l’inspecteur Maigret:

Des liens pour en savoir plus:

  • Le site Le Cercle noir, dirigé par Bernard Bec, organisateur du festival
  • Le programme complet du festival (format pdf)

Bonus:

« L’étrange petite enquête de l’inspecteur Le Noir », court métrage réalisé en 2007 par Nicolas Poukalow et joué par Philippe Rigot. En 5 minutes, ce film nous plonge dans une sordide affaire de tueur de peluche en reprenant tous les codes du polar des années 1940-1950 que nous avons pu observés en IDD: le noir et blanc, la nuit, les indices, les chapeaux, les longs impers, la fumée, le jazz, etc…

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Villes américaines en séries! (1)

Les Etats-Unis sont un pays très majoritairement urbain et fier de ses grandes villes: elles sont le paysage privilégié des séries TV qui ne lésinent jamais sur les plans larges vu du ciel mettant en avant leurs CBD flamboyants. L’Astrolabe vous propose une série consacrée aux villes dans les séries et plus spécifiquement dans leurs génériques. Plongez dans la culture télévisuelle américaine, instrument indéniable de la puissance des Etats-Unis!

S01E01 : Du ghetto aux quartiers riches

Arnold et Willy (Diff’rent strokes), 1978-1985, 189 épisodes de 25m (NBC), New York
Madame est servie (Who’s the boss), 1984-1992, 196 épisodes de 23m (ABC), New York
Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air), 1990-1996, 148 épisodes de 25m (NBC), Philadelphie, Los Angeles
Punky Brewster, 1984-1988, 88 épisodes de 25m (NBC), Chicago
Une nounou d’enfer (The Nanny), 1996-1999, 146 épisodes de 23m (CBS), New York
Ugly Betty, 2006-2010, 85 épisodes de 42m (ABC), New York

Vue panoramique de Harlem, au nord-est de l'île de Manhattan, New York ( (c) All rights reserved by daliphoto, Flickr)

Le thème de la rencontre entre l’univers privilégié des centre-villes et la dureté des ghettos est récurent dans les sitcoms américaines des années 1980 et 1990. Aujourd’hui on peut retrouver cette confrontation, riche en comique de situation, dans la série Ugly Betty (on ne voit pas de ville dans le générique) qui raconte l’histoire d’une jeune latino du Queens (New York) pas vraiment gâtée par la nature qui réalise son rêve en travaillant dans un célèbre magazine de mode, au siège d’un des plus grands groupes de presse du pays, au coeur du CBD de Manhattan. La série Arnold & Willy, jouée par le regretté Gary Coleman, montre clairement la ségrégation socio-spatiale du New York des années 80, celui qui a vu naître le hip-hop dans les ghettos du Bronx. Deux orphelins noirs et pauvres de Harlem (au nord de Manhattan) sont adoptés par M. Drummond, riche veuf de Manhattan. Ces histoires sont bien sûr pleines de clichés (qui nourrissent « gags ») et fonctionnent souvent sur le même schéma:  les enfants des quartiers, turbulents mais qui ont énormément de tendresse et d’amour à donner, sont éduqués par l’adulte « riche » (signe extérieur de sa réussite) qui apprend à devenir plus humain à leur contact. Avec des situations initiales un peu différentes, c’est ce type d’histoire que racontent Punky Brewster (une jeune orpheline de Chicago qui « s’incruste » chez un vieil écrivain bougon) et Le Prince de Bel-Air (autobiographie romancée du rappeur-acteur Wil Smith akaFresh Prince & Dj Jazzy Jeff, qui a grandi dans le ghetto « hip hop » de Philadelphie et qui est envoyé chez son oncle et sa tante qui vivent dans les quartiers les plus chics de Los Angeles). Les thèmes évoqués dans Madame est Servie et Une Nounou d’Enfer sont un peu différents puisqu’il s’agit ici d’un homme (le mythique Tony Danza) et d’une femme (Franny) des quartiers défavorisés qui vont travailler chez une personne aisée, à la fin bien sûr les différences s’effacent et l’amour naît entre l’employé et l’employeur. Il est intéressant de noter comment les génériques de ces séries montrent le passage d’un univers à l’autre: par la voiture. Cela montre l’importance de ce véhicule dans les métropoles américaines et explique la densité du réseau autoroutier autour des villes. Seule exception, celui de Punky Brewsterdans lequel le passage, de la pauvreté à la richesse, se fait au moment où le vieil homme enjambe un SDF.