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Le Front Populaire en France (1936-1938)

Un petit article pour faire le point sur le Front Populaire…

Ravitaillement des grévistes de la fosse d'Aremberg, 1936, Compagnie des Mines d'Anzin (domaine public)

Au lendemain du 6 février 1934, la gauche dénonce une tentative de coup d’Etat fasciste. Pour le contrer, les trois principaux partis de gauche (le PCF, la SFIO et le Parti radical) s’unissent pour former un Front populaire.

(source: wikimedia commons)

En mai 1936, le Front populaire remporte les élections législatives et Léon Blum (SFIO) devient Président du Conseil (= chef du gouvernement). C’est un gouvernement moderne, jeune et où pour la première fois sont nommées des femmes.

Léon Blum (1872-1950), président du conseil du Front Populaire

Des grèves éclatent dans les usines pour célébrer cette victoire et demander des décisions rapides.


Les accords Matignon signés en juin 1936 donnent plus de droits et plus de salaires aux travailleurs. Deux autres lois (les 40 heures et les congés payés) marquent ce court gouvernement.

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Les paroles de la chanson

Mais les résultats économiques du Front populaire sont décevants (pas de baisse du chômage, hausse des prix qui annule la hausse des salaires…) et les communistes quittent la coalition (à cause du refus de la France d’intervenir aux côtés des Républicains espagnols dans la guerre civile qui les opposent à Franco). Blum doit définitivement démissionner définitivement en avril 1938.

Pour aller plus loin:

– Le Front populaire sur le site Hérodote

– Un diaporama sur les symboles du Front populaire et la presse de 1936

Révisions: L’URSS de Staline

Bundesarchiv, Bild 183-S91405 / CC-BY-SA [CC-BY-SA-3.0-de (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/de/deed.en)], via Wikimedia Commons

Portrait géant de Joseph Vissarionovitch Djougachvili Staline dans la partie soviétique de Berlin en 1949

Évaluation: lundi 13 décembre

Le drapeau de l’URSS (CCCP en russe: ???? ????????? ???????????????? ?????????)

L’emblème de l’URSS

La vidéo vue en classe sur la propagande stalinienne

http://www.dailymotion.com/video/xakxu6

Le Goulag (extrait du documentaire: « Les français du Goulag », images du KGB)

http://www.dailymotion.com/video/xblbcf

Des affiches de propagande de Staline analysées par des élèves de 1ère: (cliquez sur l’image pour y accéder)

Un Staline joueur dans les années 1930

Un quiz pour vérifier vos connaissances

Mise à jour:

Les films les plus marquants produits par l’URSS de Staline sont disponibles en streaming gratuit et légal (oui, c’est possible grâce à deux sites qui se proposent de recenser toutes les oeuvres libres de droits diffusées sur Internet: OpenCulture et Cinevault). Ces films sont l’oeuvre de Sergeï Eisenstein (1898-1948), ingénieur, cinéaste et membre de l’Armée Rouge qui a largement participé à la propagande stalinienne même si le « Petit Père des Peuples » se méfiait de l’artiste et que son travail, en plus d’être surveillé de très près par le Parti, fut plusieurs fois censuré (des scènes du film Octobre (1928) où apparaissaient Trotski furent coupées). Sergeï Eisenstein est un réalisateur hors-norme, il joue énormément sur le sens des images et du montage (on parle de montage intellectuel) en sortant des schémas narratifs traditionnels. Je ne vous demande donc pas de regarder les films en entier mais d’en regarder quelques minutes, quelques scènes-clés, pour découvrir le travail de cet artiste. Qui sait des idées de détournement pourraient émergées… Vous trouverez une biographie complète sur le site de la Cinémathèque (ICI) ou en anglais (ICI) pour les plus doués.

Octobre (Dix jours qui secouèrent le monde), 1928

Récit épique de la révolution bolchévique de 1917. Il s’agit d’une commande du gouvernement pour célébrer le 10ème anniversaire d’Octobre 1917.

Le film est considéré comme un classique de la propagande soviétique.

Les dix dernières minutes avec la prise du palais du tsar et la montée de Lénine à la tribune sont à voir.

La Ligne générale ou L’Ancien et le Nouveau, 1929

Ode au progrès et aux machines produites par les stakhanovistes de l’industrie soviétique qui sauvent les campagnes de la misère et de la désolation.

Ce film raconte la formation d’un kolkhoze qui permet la libération des paysans et dénonce la criminalité des koulaks, à travers l’histoire d’une jeune fermière. (la fiche du film sur le site d’Arte)

A voir absolument: la première et la dernière scène (voir ici pour le découpage des scènes)

Précision : il ne s’agit pas de la bande son originale!

 

Daniel Macari, un français dans la Seconde Guerre mondiale (par Camille, 3A)

L’exposé réalisé par Camille étant excellent je me permets, avec son autorisation, de le publier sur le blog.

Daniel MACARI, Un français dans la Seconde Guerre mondiale

Sommaire:

I. Présentation

II. Introduction

III. Son histoire

IV. Carte

I. Présentation

Nom: MACARI

Prénom: Daniel

Date de naissance: 06-04-1922

Âge pendant la guerre: 17 ans au début de la guerre. Départ en 1943, retour en 1945.

II. Introduction

En juin 1939, l’Allemagne envahit la France. La France est ensuite divisée en plusieurs parties, entre autre la zone libre et la zone occupée par l’Allemagne nazie.

Pour compenser le manque de main d’œuvre en Allemagne, l’Allemagne nazie met en place la STO (service du travail obligatoire). Ce sont les Français et étrangers qui vont travailler en Allemagne.

III. Son histoire

Quand la guerre a commencé Daniel avait   17 ans.

Trop jeune pour aller au front et n’ayant toujours pas fait son service militaire, il a continué à travailler chez son patron jusqu’à l’âge de 21 ans.

En 1943 il doit partir travailler en Allemagne (STO). Il prend donc le train à Angoulême, passe par Poitiers : « Dans les wagons nous étions beaucoup, sur le chemin un homme arrêta le train pour aller déposer une lettre. Un S.S. lui a dit de remonter dans le train mais au lieu de l’écouter il lui a mis un coup de poing. Le S.S. à décider d’envoyer tout le wagon à Auschwitz. Heureusement nous étions dans un autre wagon. »

Le train continu vers Paris, puis la Belgique et s’arrête à Hambourg.

A Hambourg tous le monde devait descendre du train, Daniel et un ami à lui restent ensemble.

Ils devaient se «trier » en fonction de leur métier. Tous deux ne sachant pas ou se mettre ils continuaient à avancer. Son ami lui a dit : «Et si ont disait que nous étions maréchal ferrant ?! » Daniel a refusé puis ils ont repris le train jusqu’à Stralsund. Ensuite un camion est venu les chercher et les a emmené à Seedorf.

En tout le voyage a duré environ 5 jours.

Ils ont été chez des gens pour qui ils devaient travailler dans une menuiserie. En arrivant là bas il y avait déjà des étrangers (Polonais) qui travaillaient. Les Allemands pensaient qu’ils venaient volontairement travailler bien que certains étaient d’accord car leur usine se faisait bombarder.

Ils sont restés 2 ans chez ces gens. Ils dormaient au dessus du bureau du patron. Ils étaient pas très bien nourris, mais pas trop mal traités. Leurs horaires étaient corrects (8h jusqu’au soir du lundi au vendredi et le samedi jusqu’à 15h). Ils étaient payés et ils envoyaient de l’argent à leur famille. Ils avaient droit de sortir, aller chez le coiffeur, au cinéma… « Nous sommes allés chez le coiffeur, mais il parlait allemand et là bas on a reconnu le facteur de notre village. »  Quand ils sortaient ils allaient à Sellin.

Quand le fils du patron est parti au front de nouveaux travailleurs étrangers sont arrivés. Du coup, Daniel et son ami sont allés vivre avec les deux polonais qui y travaillaient déjà. Un jour ils ont récupérés des vêtements et de la nourriture dans une boutique abandonnée. « Il y avait du vin de bordeaux, au début je n’en voulais pas, le Polonais en a bu donc après j’en ai bu. Il y avait aussi des fringues… Nous avons décousu les signes S.S. et les croix gammées qu’il y avait sur les vêtements (uniforme militaire). »

Un jour, ils ont organisés une « fuite ».  « On (Daniel et ses camarades) savait que le pêcheur mangeait chez quelqu’un, donc, pendant ce temps ils (ceux qui voulaient partir) ont pris une barque et sont allés jusqu’au bateau puis ils sont parti par la mer polonaise. Le lendemain quand le pécheur a voulu prendre son bateau, il n’y était plus. Des recherches ont été faites, mais mes amis étaient déjà loin. »

Ils ont vécu pendant deux ans en Allemagne, chez cette famille.

Avant que l’armistice soit signé ils en ont eu marre et sont partis. Un jeune allemand leurs a passé deux chevaux et un chariot pour leurs bagages. Ils sont sortis de l’île et sont restés à Stralsund pendent 8 à 10 jours. L’allemand n’a pas pu retourner sur l’île donc ils ont dû s’occuper des chevaux. « Nous sommes allés se laver dans la mer, c’était de la glace fondu. »

Quand ils sont partis de Stralsund l’armistice était signé.

Ils se sont arrêtés dans une caserne abandonnée et ont récupéré des vêtements, de la nourriture… Ensuite des Russes les ont emmenés en camionnette dans les casernes américaines, puis les Américains leur ont fait prendre le train. Ils étaient 200 à 300 personnes dans le train. C’est là qu’il a retrouvé quelqu’un qu’il connaissait et qui faisait parti du wagon envoyé à Auschwitz. Ils étaient environ cinq rescapés du camp dans le train. Le monsieur lui dit qu’il allait très mal, qu’il était sur le point de mourir et que ça avait était très dur.

Le retour à était très long et Daniel ne se souvient pas de tout les endroits où ils se sont arrêtés. En arrivant à Angoulême il à téléphoné à St Preuil pour prévenir sa famille qu’il arrivait à la gare de St Même. Puis après quelques petits soucis il retrouva sa famille dont sa femme et sa première fille qu’il n’avait pas vu naître. Il reprenait à travailler qu’un mois plus tard car il était malade et très fatigué.

Daniel, c’est mon arrière grand-père…

IV. Carte

Témoignage audio
Auteur: Camille R. (3A)


Le Convoi, documentaire sur la Shoah

Etty Hillesum est une jeune néerlandaise juive déportée et décédée à Auschwitz en 1943, elle avait 29 ans. Entre 1941 et 1943, Etty Hillesum a tenu un journal dans lequel elle raconte comment les juifs furent traités aux Pays-Bas sous l'occupation, de la restriction des droits à l'enfermement dans les camps de transit (Westerbork). C'est l'itinéraire de cette victime de la Shoah que suivent les deux étudiants dans le documentaire Le Convoi, réalisé en 2009 par André Bossuroy. (source: mabulle.com)

Le documentaire Le Convoi a été réalisé dans le cadre du programme « L’Europe pour les citoyens : une mémoire européenne active » et financé par la commission européenne et par la fondation du judaïsme de Belgique. C’est bien la mémoire européenne qui est en jeu ici, d’où l’idée du réalisateur d’utiliser deux étudiants du programme Erasmus (qui permet de faire ses études supérieures à l’étranger) pour suivre la destinée tragique, mais pleine d’espoir (« Je sais déjà tout. Et pourtant, je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant« ) d’Etty Hillesum, une des 6 millions de victimes de la Shoah. D’Amsterdam à Auschwitz, en passant par Bruxelles et Berlin, Alexandra et Florian (les deux étudiants) partent à la rencontre de témoins et d’autres étudiants pour tenter de comprendre le passé mais aussi le présent par la confrontation des point-de-vues sur cette période. Le documentaire est disponible gratuitement sur dailymotion, je vous propose de le regarder si l’extrait vu en classe vous a intéressé.

http://www.dailymotion.com/video/xaefcn

http://www.dailymotion.com/video/xaejd5

http://www.dailymotion.com/video/xaelog

http://www.dailymotion.com/video/xafj3z

Liens:

– page consacrée au documentaire Le Convoi sur le site arte.tv

– article intitulé « Dans la peau d’une déportée » sur leseuronautes.eu

– la biographie d’Etty Hillesum sur le blog du moine ruminant (!)

Dans la catégorie « le cinéma et la Seconde Guerre mondiale » je vous invite également à lire et regarder (de nombreuses vidéos sont disponibles) le dossier réalisé par le site Allociné: La France en guerre, portrait en 8 films (la liste n’est bien sûr pas exhaustive, bien moins complète que celle de Télérama, mais les commentaires sont plus développés et vous permettront de réviser certains thèmes du chapitre en vue d’une prochaine évaluation…).

A la télé cette semaine…

L'ossuaire de Douaumont, lieu de mémoire de la Grande Guerre (source: wikimedia commons)

Jeudi nous serons le 11 novembre, c’est un jour férié en l’honneur de tous les soldats morts lors de la Première Guerre mondiale.

La date choisie fait référence à l’armistice signé en 1918 à Rethondes qui mit fin au conflit.

Les programmes télévisés (surtout des chaînes publiques) consacrent donc quelques soirées à la commémoration de l’évènement. L’occasion pour vous de vous documenter devant l’écran.

Sélection:

  • Lundi 8 novembre, 20h35, France5, La Dette, téléfilm réalisé par Fabrice Cazeneuve en 2000 (scénario d’Erik Orsenna, un de mes auteurs préférés). A la fin des années 1970, une jeune haut fonctionnaire est chargé d’organiser la commémoration de la terrible bataille du Chemin des Dames (avril à octobre 1917) et est confronté à un vieux sénégalais qui y a combattu pour la France en tant que tirailleur et qui demande son dû. La bande-annonce (source: videos.france5.fr):
  • Mercredi 10 novembre, 20h40, Arte, 1916, l’enfer de la Somme, documentaire fiction allemand réalisé par Detlef Siebert en 2010. Une des batailles les plus sanglantes du conflits (plus de 600 000 morts de chaque côtés, entre juillet et novembre 1916, d’après certaines estimations) durant laquelle s’affrontent plus de 30 nations, est racontée ici à l’aide d’images d’archives (tirées du film de propagande anglais réalisé à l’époque, La Bataille de la Somme de Geoffrey Malins et John McDowell, considéré par l’UNESCO comme le premier documentaire sur la guerre de l’histoire et vu par plus de 20 millions de britanniques en quelques mois!) et de reconstitution. Pour illustrer: une présentation « touristique » de la bataille par le Conseil Général de la Somme:

http://www.dailymotion.com/video/x15jd2

  • Jeudi 11 novembre, 20h35, France3, Joyeux Noël, film de Christian Carion, 2004. Un succès populaire en salle et un objet de débats parfois vifs chez les critiques et les historiens. Le film raconte la trêve hivernale de l’hiver 1914-1915 et les fraternisations entre soldats ennemis. On reconnaît au film sa force émotionnelle et son utilité mémorielle: il rappelle des évènement mal connus époque, les fraternisations que plusieurs soldats ont effectivement payé de leur vie en étant fusillé par leurs propres tribunaux militaires. Mais d’importantes critiques portent sur le parti-pris religieux du réalisateur (Nöel) et sur des anachronismes (le rôle de la femme, confusion entre les fraternisations de décembre 1914 et celles d’avril 1917). Dans la guerre des écoles historiques sont je vous est parlé en classe, ce film est représentatif du CRID 14-18 (les soldats ont subi la guerre); Annette Becker, leader de l’Historial de Péronne (les soldats ont pris plaisir à faire la guerre, ils étaient consentants, définition de la brutalisation) a ri tout au long du film…A voir quand même, cela reste un film tout à fait honnête. La bande annonce:

Image de prévisualisation YouTube

  • Jeudi 11 novembre, 22h50, France2, Le Bruit et la Fureur, documentaire fiction de Jean-François Delassus, 2008. « La guerre comme vous ne l’avez jamais vue » prévenait la bande-annonce. En effet, les images ont été colorisées et sonorisées pour cet énorme projet télévisuel, dans lequel Annette Becker s’est engagée personnellement. Le Bruit et la Fureur c’est l’anti Joyeux Noël par excellence. De nombreux historiens critiquent à raison le manque de rigueur historique notamment à cause du narrateur omniscient que certaines images font passer pour un soldat ayant réellement vécu la Grande Guerre. Le spectaculaire prend le pas sur la vérité, certains allant même jusqu’à parler d’oeuvre de propagande! Mon avis: regardez-le comme un divertissement car c’est un « spectacle » très prenant, mais exercez votre regard critique sur les informations données. La bande-annonce:

http://www.dailymotion.com/video/x7blca

  • Jeudi 11 novembre, 0h50, France2, Adieu 14, documentaire de Jean-Marc Surcin, 2007. Les paroles des cinq derniers poilus, témoins directs de la guerre confrontées à ceux (collectionneurs, historiens amateurs…) qui continuent de transmettre la mémoire de 14-18. (je ne l’ai pas vu)