jean_paul marat (florian)

Jean-Paul Marat

Portrait de Marat par Joseph Boze (1793), musée Carnavalet.
Fonctions
Député de la Seine
9 septembre 1792 – 13 juillet 1793
Législature
Assemblée nationale législative
Convention nationale
Groupe politique
Montagne
Biographie
Nom de naissance
Jean-Paul Marat
Surnom
« L’Ami du peuple »
Date de naissance
24 mai 1743
Lieu de naissance
Boudry
Date de décès
13 juillet 1793 (à 50 ans)
Lieu de décès
Paris
Nationalité
Français et Prussien
Profession
Journaliste, médecin, physicien

Marat Jean Paul

(1743-1793)

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Jean-Paul Marat, né à Boudry (principauté de Neuchâtel) le 24 mai 1743 et mort à Paris le 13 juillet 1793 est un médecin, physicien, journaliste et homme politique français. Il fut député montagnard à la Convention à l’époque de la Révolution. Son assassinat par Charlotte Corday permit aux Hébertistes d’en faire un martyr de la Révolution et d’installer pendant quelques mois ses restes au Panthéon.
Médecin et physicien

Plaque commémorative sur la maison natale de Jean-Paul Marat à Boudry.
Natif de Boudry, dans la principauté de Neuchâtel (prussienne à l’époque, et dont le territoire correspond à celui de l’actuel canton de Neuchâtel en Suisse), il était le fils de Jean-Baptiste Marat, un capucin défroqué d’origine sarde né à Cagliari en 1704 et dessinateur en indiennes converti au calvinisme, et de la genevoise Louise Cabrol1 dont la famille calviniste était originaire du Rouergue ; la famille Mara, originaire d’Espagne2, a donné plusieurs personnalités remarquables comme son frère cadet David (1756-1821) qui fut professeur de littérature française au Lycée impérial de Tsarkoïe Selo.

Une page des Recherches physiques sur le Feu avec des corrections manuscrites de la main de Marat.
Le futur conventionnel quitta Neuchâtel et sa famille en 1759, après ses études au collège et devint précepteur des enfants d’un armateur bordelais. Après un séjour à Paris de 1762 à 1765 où il compléta ses études et acquit en autodidacte une formation de médecin, il se fixa à Londres, puis à Newcastle en 1770, où il exerça comme médecin et vétérinaire. Entre 1770 et 1772, il écrivit Les Aventures du jeune comte Potowsky, un roman épistolaire dans le goût du temps, qui demeure inédit. En 1772, il publia anonymement An Essay on the Human Soul, puis, après son retour dans la capitale britannique, en 1773, un second écrit philosophique, A Philosophical Essay on Man, qui fut réédité en 17752. Disciple de Rousseau, il attaqua plusieurs fois Helvétius, traité d’« esprit faux et superficiel », dans cet ouvrage, mais aussi Voltaire, qu’il qualifiait d’« inconséquent » et qui lui répondit par le persiflage dans un petit article3,4 paru dans le Journal de politique et de littérature le 5 mai 17775.
En mai 1774, Marat fit paraître à Londres les Chains of Slavery, qui s’inscrivait dans le contexte de la campagne électorale qui vit l’élection de John Wilkes comme alderman, puis Lord Maire de Londres2.
Après un court séjour dans les Provinces-Unies (1774-1775)1 et l’obtention de son diplôme de médecin à l’Université de St Andrews (Écosse), le 30 juin 1775, il s’installa à Paris, où il publia en 1776 une édition française de son traité De l’homme1. Le comte d’Artois lui octroya, le 24 juin 1777, le brevet de médecin de ses gardes du corps6. Il ouvrit un cabinet d’expériences où il fit des recherches en physique expérimentale, en particulier sur la nature du feu, la lumière et l’électricité médicale. En août 1783, ce dernier thème lui valut d’être couronné par l’Académie de Rouen1.
En 1779, Benjamin Franklin est invité par son ami Jean-Baptiste Le Roy à assister chez le marquis Maximilien de Châteauneuf de L’Aubespinen 1, dans son grand hôtel de la rue de Bourgogne, aux expériences de Marat, qui veut faire ses preuves aussi bien en physique qu’en médecine7. En 1778, celui-ci avait présenté un mémoire sur la nature du feu, et Jean-Baptiste Le Roy qui avait été nommé membre de la commission chargée d’enquêter sur le bien-fondé des théories de Marat, avait réussi à y attirer Franklin: « Ayant exposé sa tête chauve au foyer du microscope solaire (instrument inventé par Marat), nous l’aperçumes ceinte de vapeurs ondulantes qui se terminaient en pointes torses ; elles représentaient l’espèce de flamme que les peintres ont fait l’attribut du génie »Docteur en médecine, journaliste pendant la révolution il publie l’Ami du Peuple. Il est élu à la Convention et est en partie responsable des massacres de septembre. Il sera assassiné par Charlotte Corday.


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