Ce jeudi-là / Amélie Sarn

L’histoire se passe en banlieue parisienne.

Alex  est en classe de quatrième. Il se sent nul et plutôt mal dans sa peau : il a déjà redoublé et le collège ne l’intéresse pas. Il n’a pas d’amis non plus.  Son père est au chômage et sa mère passe ses nerfs sur lui. Au dehors, dans la cité il a peur car il est devenu celui qu’on recherche pour le frapper.

Un jour, par hasard, alors que la bande à Marco et à Ahmed s’en prend à lui,  il est « protégé » par de parfaits inconnus, trois jeunes, Stéphane, Ludo et Éric.

Les trois jeunes appartiennent à un parti d’extrême-droite mais Alex les trouvent sympathiques, taille les cours pour les rejoindre au local, tague les rues le soir avec eux et colle des affiches de propagandes. Pour eux, il se rase la tête, boit de la bière et se procure (en volant son père) bomber kaki et Doc Marteen’s.

Il est plutôt flatté d’avoir des amis et même s’il n’est pas toujours d’accord avec eux ou ne comprend pas tout, « il n’a aucune envie de gâcher leur amitié pour des trucs sans importance ».

Sans importance croit-il… mais très vite les insultes racistes fusent et la violence de leur propos monte, jusqu’au jour (un jeudi) où les trois jeunes découvrent dans la cage d’escalier d’Alex, une vieille dame d’origine juive et la frappe violemment, la laissant à terre. Alex va gentiment la ramener chez elle.  Perturbé, il va tout d’abord chercher à avoir des nouvelles de la vieille dame, puis le jeudi suivant, la suivre…

Ce qu’il va découvrir lui permettra de réfléchir. Son professeur de français lui permettra aussi de  faire la part des choses grâce à un texte qu’elle leur fait lire en classe.

Ce roman a pour thème l’intolérance et le racisme. Il a le mérite d’informer les collégiens sur la politique d’extrême-droite.

 

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