La saison des singes / Marie-Sabine Roger

la saison des singes

 

Le roman débute ainsi :

Marie, devenue adulte, trie et range la maison de ses grands-parents : les nouveaux arrivants seront là dès la fin de la semaine. On comprend donc que ses grands-parents sont morts.

Elle a donné la plupart des affaires et des meubles et plongent dans les souvenirs, les photos, les objets personnels. Dans une armoire pleine de linge, elle retrouve la photo qu’elle avait cachée là un certain été.

Et elle se souvient…

De ses jeux d’enfants avec son frère dans le grand jardin de leurs grands-parents et de  la promesse qu’ils s’étaient faites, de partir tous deux en Afrique lorsqu’ils seraient grands, pour voir les singes.

Cet été-là, elle était restée avec ses grands-parents pendant que ses parents, comme d’habitude, conduisaient son frère en camp de vacances et que, eux même, partaient vers des vacances en amoureux. Mais cet été-là, personne n’est venue la chercher à la fin des vacances et Marie a compris qu’on lui cachait un terrible secret…C’est chez une tante inconnue mais aimante qu’elle est partie faire la rentrée scolaire.Les adultes pensent qu’elle ne peut pas comprendre.

A ses questions on lui dit qu’ils sont partis faire un très grand  voyage. Pour elle, c’est évident, ils sont partis en Afrique sans elle. Elle se sent trahie et abandonnée. Elle va attendre leur retour pleine d’espoir. C’est l’été suivant qu’elle comprendra le vide laissé par l’absence…malgré tout l’amour que lui donne ses grands-parents et sa tante, ses parents et son frère lui manquent.

Il faudra qu’elle atteigne l’âge de treize ans pour qu’un jour son grand-père réussisse à lui dire la vérité : le virage dangereux, les travaux, et l’accident sur la route de la colonie de vacances.  Ils sont morts tous les trois ce jour-là.

Pour Marie, c’est un immense soulagement. Elle avait compris certaines choses mais n’a pas été abandonnée !  Et maintenant elle en est sûre elle partira en Afrique…

C’est un livre à la fois triste et plein de tendresse.  Il relate une époque (révolue) où les adultes ne parlaient pas de la mort aux enfants…Nombreux sont ceux qui se sont crus, comme Marie,  abandonnés et qui ont attendu le retour des êtres aimés sans pouvoir faire leur deuil et bâtir leur avenir.

Aussi douloureuse soit-elle, la vérité est préférable au mensonge et au silence.

 

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