On a rien vu venir, un roman à sept voix / préfacé par Stéphane Hessel

Quelque part en France, dans une ville inconnue, les habitants attendent le résultat des élections.

A 11 ans Hector ne comprend pas tout ce qui arrive et sort dans la rue, comme d’habitude. 

Il se retrouve mêlé, bien malgré lui, à la manifestation de joie des habitants qui ont voté pour le Parti de la Liberté : drapeaux, slogans et champagne !

Mais dès le lendemain des élections, des hommes en noir rôdent dans les rues et font respecter les nouvelles lois, quitte à employer la violence : les personnes de couleur doivent aller se faire nuancer, les enfants ne peuvent plus sortir le soir, les handicapés doivent quitter leur famille pour être regroupés dans des maison spécialisées…

Discrètement, certaines familles quittent définitivement le quartier : les Miquelon partent sur leur voilier ; la famille de Simon qui est handicapé, l’emmène à l’étranger…

D’autres, comme la famille de Walid, le meilleur ami d’Hector, font des listes pour ne rien oublier des nouvelles règles établies par le Parti. Il faut désormais :

–  marcher la tête basse et ne jamais attirer l’attention.

– se lever tous à la même heure.

–  s’habiller de la même façon et de la bonne couleur chaque jour de la semaine.

–  ne manger que les aliments autorisés qui changent selon les jours.

[…]

Est-ce possible d’avoir une vie coupé en deux ?

Hector et Walid décident de mener une révolte silencieuse. Avec un simple tournevis cruciforme, ils transforment les affiches apposées par le Parti. D’autres jeunes ados et des adultes commencent en secret à se regrouper (ce qui est formellement interdit).

Et bientôt c’est de nouveau  la rentrée des classes dans le nouveau Collège Libre…

 

Mon avis

Ce roman raconte l’arrivée au pouvoir d’un parti qui réduit peu à peu toutes les libertés alors qu’il avait proposé simplement du changement.

Sept auteures (toutes des femmes), sept familles, sept préados, sept histoires différentes mais dont les personnages se rejoignent.

Stéphane Hessel a écrit la préface. Il dit :

« N’attendez pas de devenir des adultes ! Aujourd’hui, déjà, vous avez le pouvoir de dire non à ce qui ne vous semble pas juste, de vous indigner face à ce qui vous révolte, de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de ce que vous lisez, de ce que l’on vous donne à regarder à la télévision… Il n’est jamais trop tôt pour s’engager. »

Ce roman peut être lu à plusieurs niveaux selon l’âge des adolescents. Il s’adresse aux jeunes collégiens jusqu’à 14 ans et peut nécessiter un débat ou un accompagnement pour les plus jeunes.

Commentaires

Votre commentaire