Mon fiancé chinois / Laure Garancher

mon fiancé

 

Pad est heureuse : sa petite fille se marie ce soir et Kim a pu choisir elle-même son mari et exercer le métier qu’elle aime.

Pad, elle, n’a rien pu choisir…cela fait  50 ans qu’elle a quitté le Vietnam pour se marier avec un chinois.

Alors en ce jour de fête, Pad se souvient et donne la parole d’abord à sa belle-mère chinoise (la mère de Tao), à sa mère vietnamienne, puis à son mari, Tao, avant de nous raconter sa propre enfance et d’expliquer pourquoi elle a été obligée de quitter le Vietnam. Puis enfin elle évoque sa vie de famille après son mariage.

Lorsque Tao est né, les familles chinoises ne pouvait avoir qu’un seul enfant. Alors dans certaines familles seuls les garçons avaient le droit de naître. C’est ce qui s’est passé dans la famille de Tao. Et lorsqu’ils ont voulu se marier à leur tour, il n’y avait pas assez de jeunes filles. C’est ce que Lan, sa belle-mère, nous raconte. Lan décrit aussi la vie chez ses beaux-parents, une riche famille tenant un restaurant où il a fallu qu’elle travaille jusqu’à épuisement. Celui où Pad à son tour a été obligée de travailler.

Puis c’est au tour de Huong, la mère de Pad qui appartenait à la minorité Hmong vivant au nord du Vietnam, de nous raconter sa jeunesse. Elle a dû s’occuper de ses frères et sœurs après la mort de sa mère qui a eu 8 enfants. Là-bas au Vietnam, il fallait travailler dur dans les rizières et les moments d’amusement étaient rares. C’est à la foire que les jeunes gens pouvaient se rencontrer car il était absolument interdit de se marier avec quelqu’un du même clan. Les Hmong étaient très attachés à leur culture et aux traditions.

Ensuite c’est Tao qui nous raconte sa jeunesse. Comme il était enfant unique, il a été très gâté. Mais il a du aussi redoubler d’efforts et subir beaucoup de pression, pour satisfaire ses parents. Lorsqu’il veut se marier, il ne trouve aucune jeune fille libre disposée à travailler dans le restaurant familial : il décide donc d’épouser une jeune vietnamienne : c’est Pad.

Quant à Pad, à cause des traditions, elle n’a pas pu épouser son cousin alors qu’ils s’aimaient depuis leur tendre enfance. Elle décide alors de quitter son pays pour la Chine : elle ne parle pas la langue et ne connaît rien des coutumes…

L’auteur a passé plusieurs années au Vietnam et connaît bien ce pays et ses traditions.

A travers l’histoire de ces deux familles, le lecteur va découvrir la vie dans ces deux pays, proches par la géographie mais éloignés par leurs traditions, leur langue, l’éducation donnée aux enfants et leur culture.

Cette BD est un « roman graphique » à lire dès 11-12 ans !

 

 

 

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