Le livre de l’Antiquité à nos jours

Dans l’antiquité, les œuvres écrites étaient fragiles et coûteuses parce qu’elles étaient faites en papyrus. La première d’entre elles est l’Iliade de Homère au III ème siècle avant J-C. L’objet livre était rare, pour le lire il fallait être debout. De ce fait on ne pouvait pas prendre de notes, comparer des textes, ni les emporter où l’on le souhaitait. De ce fait, la lecture se faisait collectivement.
Ptolémée, le roi d’Égypte, pour rendre la bibliothèque d’Alexandrie la plus riche et importante, il interdit l’exportation du papyrus. En conséquent le reste du monde a du créer un nouveau support, le parchemin.

 Au Moyen-âge l’invention du codex améliore la manière de lire, on pouvait désormais lire assis et ne pas le lire en présence de public. Cependant ils restaient rares, coûteux et précieux. Sa couverture était incrustée de pierres précieuses, d’or, d’ivoire, … Ces livres étaient souvent la propriété de l’Eglise et étaient recopiés par des moines copistes. Ils étaient beaucoup plus décorés que ceux de l’Antiquité, le codex était rempli d’enluminures, de calligraphies, de lettrines. Le codex n’était pas très répandu parce qu’il nécessitait près de mile heures de travail. Il n’avait rien de divertissant, le codex portait plutôt sur des sujets liturgiques et religieux. Au fil des années des laïques se sont mis à recopier eux aussi des livres.

À la fin du XV ème siècle, l’invention de l’imprimerie par Gutenberg permet le retour vers les textes classiques, latins et romains. Elle permet aussi l’essor de la métallurgie puisque la machine à imprimer est faite principalement en métal. Le livre est désormais un objet qui s’exporte mieux : de plus en plus de bourgeois veulent lire. Ce sont même eux qui ont créé la première bibliothèque. Il se duplique plus facilement même si une machine à imprimer demande un certains nombres de personnes. Cette nouvelle forme permet au livre d’avoir moins d’erreurs et d’être plus rapidement fabriqué.

Au XVI ème siècle, François 1er instaure le dépôt légal pour contrôler la publication des livres, c’est-à-dire qu’il faut avoir une autorisation du roi pour pouvoir imprimer et publier un livre, puis le déposer à la bibliothèque royale. L’Église aussi veut avoir un pouvoir sur les livres, elle invente donc l’index qui est une liste de livres interdits. Toutes ces mesures obligeaient les auteurs à se faire publier à l’étranger.

Au XVII ème siècle, Louis XIV veut contrôler le nombre d’impression puisqu’à cette époque les éditeurs faisaient polémiques, donc il limite au nombre de 36 les imprimeurs ayant le droit d’exercer dans toute la France. Ce qui n’empêche pas la création d’un nouveau lectorat: la Noblesse et la Haute Société. Il y eut quelques changements de présentation dans les documents tels que les paragraphes et les alinéas ayant pour cause la fabrication désormais courante du support des documents: le papier, inventé en Chine à l’an 8 avant J.-C..

Au XVIII ème siècle, l’Encyclopédie de Diderot devient un roman de référence pour la diffusion du savoir et de la réflexion, moteur principal ayant entrainé la Révolution Française en 1789. Il y a beaucoup plus de lecteurs à la campagne avec des livres adaptés : la bibliothèque bleue. Cependant le livre reste tout de même un objet couteux dont l’achat se fait collectivement. Lors de la Révolution Française, l’imprimerie est devenue libre et tous les livres appartenant au Clergé ont été confisqués puis donnés aux bibliothèques municipales.

Au XIX ème siècle, la censure et l’index ont été ré-instaurés à cause du trop grand nombre d’idées diffusées. L’imprimerie devient mécanique et à vapeur. Le livre n’est plus relié en cuir mais en toile. Les premiers éditeurs, tels que Larousse et Hachette, ont de plus en plus de notoriété. Dewey invente sa classification éponyme qui répartie les connaissances en 10 grandes classes: généralités, philosophie, religion, sciences sociales, langage, sciences pures, sciences appliquées(techniques), art – sport – loisirs, littérature, histoire – géographie.

Au musée des arts et métiers à Paris

Le XX ème siècle est une révolution de la façon de lire. La création du livre poche y contribue principalement. De même que la désacralisation du livre et l’uniformisation de la lecture. Le livre devient un objet marketing avec les prix littéraires, la notion de best-seller et le terrible accroissement du nombre d’auteurs.

De nos jours, il y a encore de nouvelles formes de lire, le livre électronique ou plus communément l’e-book. Il consiste à avoir un petit appareil où l’on peut télécharger ou acheter des livres. On assiste à un véritable oubli du livre-objet même, c’est-à-dire avec du papier et de concret.

Salomé  et Léa

Laisser un commentaire

Vous devez être identifié pour laisser un commentaire.