histoire de l’arsenal

  

  

  

  1. Histoire de l’Arsenal

  

Le quartier de l’Arsenal s’étend entre la Seine, le Boulevard Henri IV et le Boulevard Bourdo n qui longe le bassin de l’Arsenal. Le centre du quartier est la Bibliothèque de l’Arsenal dont l’entrée est au début de la rue Sully.
Les premiers occupants notables du site de l’Arsenal sont des moines Bénédictins, les Celestins qui s’y installent en 1352. Ils bénéficient de la proximité des Hôtels Royaux de Saint Pol et des Tournelles et reçoivent de nombreuses donations, le monastère devient très riche.
En 1512, une bande de terrain est prélevée sur le domaine des Célestins par la ville de Paris. Celle-ci y implante des ateliers fabriquant des canons. Au milieu du XVIème siècle, le Roi Henri II récupère ces ateliers qui deviennent l’Arsenal Royal. Une partie de celui-ci saute en 1563, il est reconstruit par Philibert Delorme.
Sous Louis XIII, la fonderie des canons est supprimée et la fabrication des poudres est transférée à la Salpêtrière. En 1631, Richelieu installe dans le bâtiment de l’Arsenal une Cour de Justice pour juger les crimes spéciaux, c’est là qu’est jugé le Surintendant Nicolas Fouquet, accusé d’avoir détourné à son profit l’argent de l’Etat. En 1680, la Chambre de l’Arsenal est saisie de l’Affaire des pois.
 

  2. L’ARSENAL: UNE BIBLIOTHEQUE PRIVEE 

 La bibliothèque de l’Arsenal fut, avant d’être une bibliothèque publique, un lieu privé. Situé au cœur de l’ancien Arsenal de Paris, l’Hôtel des Grands Maîtres de l’artillerie revint au roi Louis XV après la dissolution de la fabrique, jugée trop dangereuse. Celui-ci y logeait se protégés parmi eux Antoine René d’Argenson, un amateur de livres éclairé y plaça sa bibliothèque personnelle. Cependant, c’est un autre protégé du roi, le marquis de Paulmy, qui agrandira cette collection. Celui-ci avait une immense passion bibliophilique. En décembre 1757, lorsqu’il fut logé dans quelques pièces de l’hôtel des grands maîtres, il fit venir s&a collection et ses nombreuses bibliothèques. Sa collection s’agrandissant, il obtenait au fur et à mesure quelques pièces supplémentaires, si bien qu’au bout de quelque années sa bibliothèque occupait toutes les pièces. En 1785, sentant sa fin venir, il la vendit au conte d’Artois à condition de la garder complète de son vivant. Puis le marquis de Paulmy fit venir plusieurs dizaines de milliers d’ouvrages de diverses collections françaises. A sa mort en 1787, la bibliothèque personnelle du conte d’Artois vint rejoindre celle du marquis. Le conte quitta la France après la chute de la Bastille, laissant la bibliothèque aux révolutionnaires. Un curé s’opposant à sa destruction faisant valoir le patrimoine commun, tous les livres traversèrent cette période difficile sans encombres. 

 3. L’ARSENAL: UNE BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE 

 Séquestrée à la Révolution, la bibliothèque de l’Arsenal demeura sur place et ne fut pas détruite. Enrichie de nombreux volumes, souvent précieux, provenant des grandes abbayes parisiennes, et des archives de la Bastille, elle est déclarée bibliothèque publique le 28 avril 1797.Sa célébrité commence avec l’arrivée de l’écrivain Charles Nodier en 1824 qui y tint jusqu’à sa mort un salon littéraire de haute réputation.Tout au long du XIXe siècle, les collections s’orientent de plus en plus vers la littérature, grâce au dépôt légal des pièces datant de 1837.En 1865, le fonds Enfantin, les archives des Saint-simoniens, intègre la bibliothèque.De 1880 à 1914, la bibliothèque se voit attribuer un exemplaire de tous les périodiques parisiens.L’arrivée du fonds Rondel à la bibliothèque de l’Arsenal en 1926 sera à l’origine de la création du département des Arts du spectacle qui a récemment quitté la bibliothèque en 2004 pour rejoindre le site Richelieu.Intégré à la réunion des bibliothèques nationales en 1926, et devenu département de la Bibliothèque Nationale en 1934, l’Arsenal restera fidèle à sa tradition littéraire, mise en valeur par des expositions et des manifestations.Au dépôt légal des romans fermé en 1997 s’ajoutent régulièrement dons, legs, acquisitions patrimoniales ou à caractère documentaire. 

Aujourd’hui, la bibliothèque de l’Arsenal propose des soirées thématiques autour d’une figure littéraire, les « Lundis de l’Arsenal » et des soirées consacrées à des poètes vivants. 

  

  

  

  

  

Maurier Pierre 

Villion Cilane 

Carré Alexandre 

 

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