Pêcheur

Dans l’âtre des assassinats

des bécasses racontent

au pêcheur la vanité.

Moi, impardonnable.

L’angle des fusils

Frôle les murailles du ciel.

Les nuages laissent des traces.

Hors du temps, minute zéro

Soir et jour sont gravés.

Les coquins sans conscience

S’approchent de quelques mètres.

Comme des sabots.

Lui, encore en vie,

Garde le souci du détail.

Moins d’impressions,

Il reste bête.

Ressort son ambiguïté.

Sa frousse aussi,

Comme une fatalité.

Alors, généralement,

Il prend ses bagages remplis

D’aiguilles,

Et fouillant,

Réalise qu’il a de l’or.

 

Fanny

Un commentaire

  1. webmaster Okpoesie.com :

    Construction un peu surprenante mais texte néanmoins bien agréable. Il pourrait figurer sur http://www.okpoesie.com

    Bonne continuation.

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