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l’histoire du livre

mardi 9 février 2010

Il existe trois grandes faces historiques du livre:

-l’apparition du texte et de la documentation numerique (disparition du support papier)

-l’invention de l’imprimerie

-l’invention du livre tel que nous le connaissons

Ses origines:

L’histoire du livre a commencé avec l’invention de l’écriture entre le IXe et le IVe millénaire av.J-C.

Les premiers supports ont été la pierre les tablettes d’argile et le bois.

Le livre au moyen age:

Jusqu’au XIIe siècle la production des manuscrits et la transmission de la culture sont restés le monopole du clergé.

Ce dernier a pris fin  avec le développement des universités  dans les grandes villes : avec la demande accrue de manuscrits apparait le métier de libraire.

Le rôle des monastères dans la conservation des livres n’est pas sans ambiguïté:

la lecture etait une activité  importante dans la vie des religieux , qui se divisait en prière , travail intellectuel et travail manuel. Il etait donc nécessaire  de faire des copies de certains livres.La plupart de ces livre étaient recopiés par le clergé qui possédaient des ateliers de réécritures.

Du Volumen au codex:

Pendant l’Antiquité, les tablettes ont été remplacées par des rouleaux de papyrus puis de parchemins appelés volumen. Ces rouleaux sont plus légers et plus faciles à transporter et à étudier. Ils ont été les supports des textes en Egypte en Grèce et à Rome. Ce parchemin réalisé à l’aide de peaux d’animaux révolutionne l’histoire du livre. ce support qui coûte plus cher à l’avantage d’être plus solide.

Il a fallu attendre la fin de l’Antiquité pour que le volumen soit remplacé par le Codex. Cette nouvelle forme du livre permet d’accéder à un passage précis du livre et de prendre des notes en même temps que la lecture.

La forme du Codex s’améliore avec la séparation des mots, les majuscules et la ponctuation, qui permet une lecture silencieuse.

Le papier remplacera progressivement le parchemin. moins cher à produire, il, permet une diffusion plus large du livre.

Codex réalisé par un succesion de feuillets reliés au dos


L’invention de l’imprimerie:

Le développement des techniques de l’imprimerie par Gutenberg vers 1440 a marque un tournant décisif dans l’histoire du livre. Dés lors, les livres ont pu être reproduits à de nombreux exemplaires. Grâce à la baisse très forte du coût de production, la diffusion du livre a considérablement augmentée dès le XVe siècle.

Adrien et Gia linh


Support d’écriture au Moyen Age

dimanche 7 février 2010

 letrineu Moyen Age le support sur lequel on pouvait écrire était le papyrus jusqu’à ce que l’Egypte en interdise l’exportation. On a du alors trouver un autre support qui a été le parchemin (du grec pergamênê, « peau de Pergame »). Nous allons voir dans un premier temps la fabrication du parchemin. Et dans un second ce qu’il devient après sa fabrication.


Le parchemin provient du dépeçage de certains animaux. Sa fabrication met à peu près six à douze semaines. Elle suit une méthode très précise exécutée par des parcheminiers:

    • Le pelanage : après le dépeçage la peau est trempée dans un bain de chaux frais afin d’extirper les poils et d’éliminer l’épiderme. Lorsque la chaux est plongée dans l’eau, elle garde pendant plusieurs jours un pouvoir corrosif et stérilisant.
    • L’effleurage : la peau est ensuite soigneusement raclée avec un instrument métallique afin d’arracher le reste de chair et d’araser le grain.

 

    • Le rinçage : puis la peau est rincée soigneusement afin d’enlever toute trace de chaux.

 

    • Le séchage : pour ensuite être fermement accroché à un cadre de bois.

 

    • Le ponçage du « côté poil » : et enfin on ponce un seul côté afin de faciliter l’enroulage sur divers matériaux tels que le bâton pour formé un volumen.

 

On peut observer une dernière étape qui est plus de forme esthétique que utile. En effet les parcheminiers ponçaient aussi le côté chair pour donner une singularité des deux côtés. Et pour finir ils pliaient le parchemin obtenu selon les dimensions que le copiste souhaitait.


parchemin vierge

Le parchemin est ensuite envoyé aux copistes, qui ont d’abord été des religieux (moines qui recopiaient les textes dans des monastères isolés) pour ensuite se diversifier vers des copistes athés. Cela explique que les premiers textes écrits sont des textes religieux. Les parchemins étaient ensuite cousus entre eux pour former un codex ou un volumen (pour la formation d’un codex les parchemins sont cousus de façon à être superposable et pour celle d’un volumen on cout les parchemins l’un à la suite de l’autre pour les enrouler ensuite autour de bâtons). La fabrication des codex est très coûteuse et donc en posséder était une forme d’extrême richesse.


Ainsi le support papier au Moyen Age est avant tout le parchemin qui permet une longue et résistante conservation des textes qui y sont écrits. Mais la fabrication coûte cher et l’arrivée de l’imprimerie par Gutenberg au XVème siècle le remplace très vite.


Vincent, Arthur, Maxime !

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L’écriture et ses supports dans l’Antiquité

dimanche 7 février 2010

L’Antiquité est la première des époques de l’Histoire. Elle précède le Moyen-âge et les temps modernes. Pour chaque civilisation, l’Antiquité commence avec le développement ou l’adoption de l’écriture. Le passage à l’antiquité est donc relatif à chaque peuple ou nation. On considère communément que les premières traces d’écriture apparaissent vers 3500-3400 avant J.C.

Les premières traces d’écriture ont toutes une origine commerciale et comptable. Il s’agit d’identifier des contenances et surtout le nombre d’objets échangés. Les premiers signes n’indiquent pas la nature des objets ou denrées, mais leur nombre. Un autre usage de l’écriture est bientôt de composer des aide-mémoire administatifs.

Lorsque l’écriture se développe peu à peu, des écoles enseignent l’écriture à de futurs scribes. Ceux-ci sont majoritairement des étudiants issus de familles aisées. Les écritures anciennes nécessitent la connaissance d’un grand nombre de signes, ce qui explique leur statut élevé à l’époque.

Les supports de l’écriture

 

Les premiers signes (des encoches puis des pictogrammes à usage comptable) sont gravés sur des calculi. Ils servent à l’apprentissage du calcul sous forme de jetons modelés dans l’argile, qui peuvent prendre la forme d’un cône, d’un cylindre, d’un tétraèdre, existant depuis le VIIe millénaire avant Jésus-Christ, mais deviennent support à l’écriture à partir de la fin du IVe millénaire.

Pour éviter qu’au cours d’un transport des calculi disparaissent, ils sont enfermés dans une bulle-enveloppe en argile, de forme sphérique, sur laquelle est apposé un sceau cylindrique identifiant le propriétaire. Ainsi, par exemple, si la bulle de terre contient le dénombrement d’un troupeau confié à un berger, lorsque celui-ci le ramènera il suffira de briser la bulle pour vérifier qu’aucune bête ne manque. Ces bulles à usage commercial se retrouvent dans un espace géographique large, allant de l’Iran à la Syrie en passant par la Mésopotamie, ce qui témoigne de la grande activité de l’époque.

Bulle-enveloppe scellée et calculi_Suse, Iran, vers 3300 av. J.-C. Musée du Louvre, image de la BNF

Bulle-enveloppe scellée et calculi Suse, Iran, vers 3300 av. J.-C. Musée du Louvre, image de la BNF

Vers 3300 avant J.-C., on appose sur la sphère, à côté du sceau, un résumé de son contenu : on n’est plus obligé de la casser au moment du contrôle. Les jetons numériques deviennent alors inutiles, les sphères s’aplatissent, se transforment en tablettes et les premiers chiffres apparaissent : ce ne sont encore que des encoches plus ou moins fines, plus ou moins grandes selon la valeur attribuée, des empreintes en forme de cône ou de cercle. L’invention de la tablette d’argile provoque la disparition des calculi. On grave alors les signes sur la tablette, à l’aide de stylets faits de roseaux finement taillés en biseau, avec des roseaux à gros bout ronds pour noter les chiffres. On la laisse alors sécher ou on la fait cuire.

En Egypte, on grave la pierre, mais on écrit sur le papyrus dès le IIIe millénaire, avec de l’encre, grâce à un roseau taillé, le calame, ou bien encore sur des tablettes de bois et des ostraca (un ostracon, des ostraca_morceaux de poterie ou éclats de calcaire). C’est à compter de 460 av. J.C que les scribes commence à utiliser un nouveau matériau : le parchemin. Il s’agit de vélin, bien plus facile à manier et à engranger que les tablettes d’argile. Toutefois, le parchemin ne fait pas disparaître les tablettes d’argiles : ces dernières, moins onéreuses à fabriquer sont toujours usitées.

Ostraca de Thèbes, civilisation égyptienne

Ostracon de Thèbes, sous Ramsès II, civilisation égyptienne

En Grèce, on utilise aussi le bois, le papyrus, le cuir, la tablette de cire, le métal, mais on ne connaît pas la tablette d’argile.

Des pictogrammes à l’alphabet

 

Après une période d’utilisation de simples encoches sur les calculi, la première écriture est constituée de pictogrammes désignant des choses dont on saisit la signification, mais sous une forme que l’on comprend sans réellement la lire. A ce stade, le signe est indépendant du langage, mais bientôt, on passe d’une écriture de choses à une écriture des mots.

C’est en effet parce que les lignes courbes sont difficiles à tracer sur des tablettes, qu’un certain nombre de signes évoluent vers de nouvelles représentations faites de lignes horizontales et verticales, en forme de clous, nommés cunei en latin, donnant naissance à l’écriture cunéiforme.

Voici l’exemple de l’évolution du signe cunéiforme représentant un homme_image de la BNF

Voici l’exemple de l’évolution du signe cunéiforme représentant un homme Image de la BNF

Elle commence à apparaître en Mésopotamie vers 3400 avant J.C.
L’écriture cunéiforme représente aussi des sons correspondant à des syllabes. La découverte du phonétisme permettait donc d’exprimer des notions comme la vie ou la mort, qui jusque-là ne pouvaient être transmises par l’écriture.

Les hiéroglyphes apparaissent vers 3150 av. J.C. Comme pour l’écriture cunéiforme, l’écriture hiéroglyphique repose sur la mise en œuvre de nombreux signes et associe un usage idéographique et un usage phonétique : sur la célèbre « palette de Narmer », le nom du roi est ainsi noté par deux signés utilisés comme phonogrammes : le poisson nâr (silure ou poisson-chat) et le ciseau de sculpteur mer. Pour plus d’information, le site Horizons d’Aton (voir le site) permettra aux plus curieux de décrypter les informations qu’elle apporte sur la civilisation égyptienne de l’Antiquité.

L’invention d’alphabets est finalement simplificatrice; elle ramène à trentaine de signes nécessaires à l’écriture.

L’évolution de l’écriture s’est donc établie sur un laps de temps extrêmement long. L’écriture telle que nous la connaissons aujourd’hui résulte d’étapes complexes qui ont accompagné le développement des populations à travers le monde.

A. E

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Le livre de l’Antiquité à nos jours

jeudi 4 février 2010

Dans l’antiquité, les œuvres écrites étaient fragiles et coûteuses parce qu’elles étaient faites en papyrus. La première d’entre elles est l’Iliade de Homère au III ème siècle avant J-C. L’objet livre était rare, pour le lire il fallait être debout. De ce fait on ne pouvait pas prendre de notes, comparer des textes, ni les emporter où l’on le souhaitait. De ce fait, la lecture se faisait collectivement.
Ptolémée, le roi d’Égypte, pour rendre la bibliothèque d’Alexandrie la plus riche et importante, il interdit l’exportation du papyrus. En conséquent le reste du monde a du créer un nouveau support, le parchemin.

 Au Moyen-âge l’invention du codex améliore la manière de lire, on pouvait désormais lire assis et ne pas le lire en présence de public. Cependant ils restaient rares, coûteux et précieux. Sa couverture était incrustée de pierres précieuses, d’or, d’ivoire, … Ces livres étaient souvent la propriété de l’Eglise et étaient recopiés par des moines copistes. Ils étaient beaucoup plus décorés que ceux de l’Antiquité, le codex était rempli d’enluminures, de calligraphies, de lettrines. Le codex n’était pas très répandu parce qu’il nécessitait près de mile heures de travail. Il n’avait rien de divertissant, le codex portait plutôt sur des sujets liturgiques et religieux. Au fil des années des laïques se sont mis à recopier eux aussi des livres.

À la fin du XV ème siècle, l’invention de l’imprimerie par Gutenberg permet le retour vers les textes classiques, latins et romains. Elle permet aussi l’essor de la métallurgie puisque la machine à imprimer est faite principalement en métal. Le livre est désormais un objet qui s’exporte mieux : de plus en plus de bourgeois veulent lire. Ce sont même eux qui ont créé la première bibliothèque. Il se duplique plus facilement même si une machine à imprimer demande un certains nombres de personnes. Cette nouvelle forme permet au livre d’avoir moins d’erreurs et d’être plus rapidement fabriqué.

Au XVI ème siècle, François 1er instaure le dépôt légal pour contrôler la publication des livres, c’est-à-dire qu’il faut avoir une autorisation du roi pour pouvoir imprimer et publier un livre, puis le déposer à la bibliothèque royale. L’Église aussi veut avoir un pouvoir sur les livres, elle invente donc l’index qui est une liste de livres interdits. Toutes ces mesures obligeaient les auteurs à se faire publier à l’étranger.

Au XVII ème siècle, Louis XIV veut contrôler le nombre d’impression puisqu’à cette époque les éditeurs faisaient polémiques, donc il limite au nombre de 36 les imprimeurs ayant le droit d’exercer dans toute la France. Ce qui n’empêche pas la création d’un nouveau lectorat: la Noblesse et la Haute Société. Il y eut quelques changements de présentation dans les documents tels que les paragraphes et les alinéas ayant pour cause la fabrication désormais courante du support des documents: le papier, inventé en Chine à l’an 8 avant J.-C..

Au XVIII ème siècle, l’Encyclopédie de Diderot devient un roman de référence pour la diffusion du savoir et de la réflexion, moteur principal ayant entrainé la Révolution Française en 1789. Il y a beaucoup plus de lecteurs à la campagne avec des livres adaptés : la bibliothèque bleue. Cependant le livre reste tout de même un objet couteux dont l’achat se fait collectivement. Lors de la Révolution Française, l’imprimerie est devenue libre et tous les livres appartenant au Clergé ont été confisqués puis donnés aux bibliothèques municipales.

Au XIX ème siècle, la censure et l’index ont été ré-instaurés à cause du trop grand nombre d’idées diffusées. L’imprimerie devient mécanique et à vapeur. Le livre n’est plus relié en cuir mais en toile. Les premiers éditeurs, tels que Larousse et Hachette, ont de plus en plus de notoriété. Dewey invente sa classification éponyme qui répartie les connaissances en 10 grandes classes: généralités, philosophie, religion, sciences sociales, langage, sciences pures, sciences appliquées(techniques), art – sport – loisirs, littérature, histoire – géographie.

Au musée des arts et métiers à Paris

Le XX ème siècle est une révolution de la façon de lire. La création du livre poche y contribue principalement. De même que la désacralisation du livre et l’uniformisation de la lecture. Le livre devient un objet marketing avec les prix littéraires, la notion de best-seller et le terrible accroissement du nombre d’auteurs.

De nos jours, il y a encore de nouvelles formes de lire, le livre électronique ou plus communément l’e-book. Il consiste à avoir un petit appareil où l’on peut télécharger ou acheter des livres. On assiste à un véritable oubli du livre-objet même, c’est-à-dire avec du papier et de concret.

Salomé  et Léa


L’histoire du manuscrit médiéval.

jeudi 4 février 2010

Nous commencerons par définir ce qu’est un manuscrit médiéval. Nous étudierons les copistes qui étaient chargés de l’écriture, évoquerons le ou les support(s) utilisé(s) et présenterons la structure du texte. Nous nous demanderons également à qui ces ouvrages étaient destinés. Pour conclure, nous étudierons leurs apports pour l’avenir du livre.

Photo prise au musée de l'Arsenal

Littéralement, un manuscrit est un texte écrit manuellement. Une de ses caractéristiques est son authenticité : par son style d’écriture, la couleur de l’encre ou encore le support, il n’existe pas deux manuscrits identiques.

Médiéval est un adjectif en relation avec la période historique située entre l’Antiquité et la Renaissance : le Moyen Âge.

Un manuscrit médiéval possède un caractère religieux. En effet, il est écrit par des moines copistes qui consacrent de nombreuses heures à l’élaboration du manuscrit.

Qui étaient les moines copistes ?
Les moines sont chargés de la copie des textes religieux ou d’études, de leur enluminure. Ils travaillent dans un atelier, le scriptorium, sous le commandement d’un armarius (bibliothécaire).

Dans l’Histoire du livre, on est passé du papyrus au parchemin grâce à l’invasion des islamiques en Égypte. Le parchemin est plus couramment fait en peau de chèvre, de mouton ou de veau. La préparation en était longue et difficile : la peau était trempée dans un bain de lait de chaux, décapée, et nettoyée de toute trace de poils et de chair, dégraissée, séchée et raclée. Enfin, le tout était tanné pour libérer le support de toute odeur. S’en suivaient de fortes tensions, et un polissage.

Le support du manuscrit était enrichi par «l’enluminure», c’est-à dire une écriture ou un dessin exécuté à la main, qui décore la première page du livre. De plus, la couverture était souvent ornée de diamants et d’or qui apportaient la richesse et le caractère précieux à l’ouvrage.

Un manuscrit copié à la main avait bel et bien une structure définie: on peut observer sur l’image ci-dessus que la mise en page du texte est très régulée : il y a une marge de dimension précise, un parallélisme entre les paragraphes à respecter, un espace réservé aux notes et aux commentaires et une illustration. On en conclut donc que la rédaction d’un
texte était un travail précis et fastidieux.

Photo prise au musée de l'Arsenal

A qui ces manuscrits étaient-ils destinés ?
A cette époque, seulement deux individus sur cent savaient lire. Les manuscrits étaient donc exclusivement réservés aux élites sociales, partie de la population possédant les moyens de s’instruire. Les prêtres bénéficiaient également de cette éducation.

Ces livres antiques nous ont donc permis de connaître l’état d’esprit de l’époque, c’est à dire l’importance du caractère religieux. De surcroît, il nous ont permis de comprendre les avantages du parchemin, à savoir une production moins chère et une diffusion plus large du livre. Le codex, forme de manuscrit, est l’ancêtre du livre que nous connaissons aujourd’hui . C’est le format le plus répandu dans le monde, ce qui montre une certaine longévité des méthodes ancestrales.

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L’Histoire du livre

mardi 2 février 2010

                                  

enlum

a première oeuvre écrite, L’Illiade de Homère, est un volumen datant du IIIième siècle avant J-C. C’est un rouleau, de papyrus, extrêmement fragile, rare et coûteux. Sa forme empèche la prise de notes ainsi que les comparaisons de textes, et oblige le lecteur à se tenir debout. La lecture est publique puisque peu de gens savent lire.

La bibliothèque d’Alexandrie, interdisant l’exportation du papyrus, était la plus riche de l’époque.

Au IX-Xième siècle, apparaît le codex , premier livre en parchemin nécessitant une dizaine de peaux de moutons. Ce nouveau format est le même que celui que nous connaissons. Plus pratique il permet la numérotation des pages, l’index et les comparaisons entre codex.  Les livres, toujours rares et chers, sont incrustés d’or, écrits et décorés à la main par des moines. Les sujets léturgiques et religieux, peuvent aussi être médicaux, juridiques pour les professionnels. La ponctuation ainsi que les majuscules apparaissent. La population lisant de plus en  plus, la lecture silencieuse s’installe. Au XIIIième, les scripts laïques permettent des sujets plus légers que la religion.

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Gutenberg « créé » l’imprimerie au XIième siècle, permettant la publication de la première Bible. Le parchemin est remplacé par le papier, facillitant l’imprimerie ainsi que la commercialisation du livre à travers différents pays. Les livres, imprimés plus rapidement, sont reliés à la main.

imprimerie

La bourgeoisie commence à créer des bibliothèques personnelles, puis la noblesse. Les livres étant beaucoup plus lus, les rois surveillent les auteurs et créent lez dépôt légal,  le droit d’imprimer et la censure. L’Eglise aussi surveille les écrits : elle invente l’Index.

Le papier est moin important, moins sacré les paragraphes apparaissent donc. Il y a dorénavant un lectorat à la campagne; le papier est de moins bonne qualité, les histoires sont courtesz et simples (bibliothèque bleue).

Au XVIIIième siècle, les écrivains se révoltent et ramènent l’imprimerie libre. Ils confisquent et brûlent les livres du Clergé. Mais au XIXième siècle, la censure et l’Index reviennent.

Les livres sont maintenant reliés en toile et l’imprimerie fonctionne à la vapeur. Dewey crée une nouvelle classification pour les livres en 10 grandes classses. Le format livre de poche arrive au XXième siècle, il y a de plus en plus d’écrivains.

 

De nos jours la lecture sur ordinateur est de plus en plus envisagée, surtout depuis la création du I-Book : c’est un livre électronique qui  télécharge les textes.

IBook

 Ainsi, nous avons pu voir que le livre a beaucoup changé depuis sa création mais n’a pas fini d’évoluer.

 

Roxane Durand et Lauriane Giuranna

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Histoire du livre

mardi 26 janvier 2010

L’objet livre n’a cessé d’évoluer au cours du temps avec des formes et des lecteurs différents. Il existe trois époques fondamentales dans l’évolution de cet objet: la création du livre, la naissance de l’imprimerie, et la suppression du support papier que nous sommes aujourd’hui même en train de vivre.

C’est entre le IIè siècle avant Jésus Christ et le IIè siècle après Jésus Christ qu’apparaît le volumen. Il prend la forme d’un rouleau en papyrus, il est  fragile et coûteux. Il est peu pratique. Il est impossible de prendre des notes ou de faire des commentaires car il nécessite les deux mains pour le consulter. De plus, l’essentiel de la lecture est orale et publique. L’Iliade d’Homère fut la première œuvre écrite en volumen.

Une première transition s’effectue lorsque Ptolémée interdit l’exportation du papyrus en Europe pour conserver la bibliothèque d’Alexandrie comme la plus grandiose. On invente donc le codex en Europe au Moyen-Âge. Il prend la forme de feuilles de parchemin (peau de mouton) cousues et reliées avec du cuir. Ils sont richement décorés avec des enluminures. De plus il est recopié à la main par des moines copistes, la fabrication est longue (cent heures pour  faire un exemplaire). A cette époque, les codex traitent comme sujets la religion, les sciences et la justice. On considère le livre comme un objet sacré, rare et très précieux. Ce format bouleverse l’organisation du livre. En effet, on remarque l’apparition des repérages (numéro de pages, index). On peut également plus facilement rédiger des commentaires et comparer des textes qu’avec les volumen. De plus la lecture devient silencieuse.

Vers la fin du Moyen-Âge, les sujets traités dans les codex sont de moins en moins religieux et s’adressent à des laïcs.

manuscrit datant du Moyen-Âge
manuscrit datant du Moyen-Âge

Ensuite l’objet livre est bouleversé par l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1450 grâce à une presse avec des poinçons. Les grands textes sont de plus en plus prisés. Avec l’essor du commerce et  les grandes découvertes, les livres sont commercialisés et dupliqués peu à peu grâce à la rapidité de l’imprimerie. De plus, les types de lecteurs changent, de plus en plus de bourgeois aisés savent et aiment lire. L’imprimerie permet également d’inventer de nouveaux formats comme l’octavo.

Avec la multiplication des sujets traités, les livres peuvent faire passer des mouvements contestataires. Les rois au XVIè siècle, comme François 1er, créent le dépôt légal qui permet de contrôler les œuvres. De plus l’Eglise crée l’index, une liste de livres interdits. Ainsi certains auteurs s’enfuient à l’étranger.

Au XVIIè siècle, sous Louis XIV, l’imprimerie subit davantage la censure. C’est à cette époque que la noblesse commence à s’intéresser à la lecture. La forme du livre change encore, comme le papier devient de plus en plus courant, les éditeurs n’hésitent pas à « aérer » les textes (création de paragraphes).

Au XVIIIè siècle, la diffusion devient de plus en plus importante avec le siècle des Lumières (Encyclopédie). En outre, une littérature populaire se développe avec la création de la Bibliothèque Bleue.

Après la Révolution Française, l’imprimerie devient totalement libre. C’est à ce moment là que les bibliothèques municipales se forment composées de livres volés aux nobles. Tout au long du XIXè siècle la censure réapparaît avec les règnes de Napoléon 1er et Napoléon III. Certains auteurs comme Baudelaire, Flaubert et Balzac la subissent.

La présentation du livre change encore, la reliure est maintenant en toile et le livre est plus souple. C’est à cette époque que les grands éditeurs comme Larousse et Hachette apparaissent, ainsi que la classification Dewey encore aujourd’hui présente dans nos bibliothèques et nos CDI.

Au XXè siècle apparaît un rapport différent avec le livre, son format est encore réduit avec la création du livre de poche. Certains voient cette nouveauté d’un oeil négatif car le livre devient un objet  du quotidien et banal, certains livres sont même vendus en grande surface. A notre époque, le livre devient un véritable produit de marketing avec la création de prix littéraires, d’émissions littéraire et la notion de best-seller.

Enfin, à la fin du XXè siècle et au début du XXIè siècle, la technologie fait peu à peu disparaître le support papier. Effectivement, le téléchargement de plusieurs dizaines d’œuvres sur Internet, pour pouvoir les transporter partout sur l’E-Book, devient très important et cette alternative devient très intéressante. Il s’agit de l’avenir du livre qui ne cessera d’évoluer.

Ainsi, on peut remarquer que le livre a subi énormément de transformation au fil des siècles avec des modes de lectures et des lecteurs différents,  selon les époques.

Arnaud, Etienne, Thomas.

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