Rencontre avec une écrivain : Laurence Tardieu.

mardi 11 janvier 2011

Quand nous sommes rentrés dans le CDI, elle nous attendait déjà, le sourire aux lèvres. C’était une grande femme brune, au visage chaleureux. Nous nous sommes installés, dans le fracas habituel des chaises, puis petit à petit, le silence s’installa. Le professeur de français nous dit quelques mots et enfin, notre invité prononça ses premières paroles. Sa voix était pleine de douceur et nous avons tout de suite eu envie d’en savoir plus. Des questions jaillissaient déjà dans l’esprit de certains, d’autres repensaient aux livres qu’elle avait écrits et qu’ils avaient lus. C’était donc elle, si douce, si charmante, l’auteur de ces livres si sombres, si poignants ? Deux heures durant, elle nous parla de son parcours, de son métier, de cette passion qui l’anime et qui fait sa vie : l’écriture.

De la lectrice à l’écrivain

      Dire que les livres font partie depuis toujours de la vie de Laurence Tardieu ne serait pas un euphémisme. Dès l’âge de six ans, elle sent naître en elle l’envie d’inventer des histoires. Lire, c’est pour elle, faire un voyage. Au fil des pages, elle se laisse emporter dans un autre monde. Lorsque l’on est adolescent, on se pose plein de questions, on doute sur tout, on se cherche. La vie fait naître les premiers grands sentiments que l’on pense être les seuls à ressentir. Lire, c’est se sentir moins seul. On retrouve ces doutes et ces émotions que l’on a ressentis, on a comme l’impression de les partager avec quelqu’un. Pour Laurence, « C’est un retrait intérieur avec soi-même », un beau moment de paix, mais pourtant, on ne s’isole pas du monde, on finit même par mieux le capter.

            Des livres, elle en a lus beaucoup. Elle arpentait les bibliothèques, véritable caverne d’Ali Baba de la lecture. Elle adorait les contes, et s’est offert un tour du monde et des cultures à travers ces histoires. Parfois, elle prenait des livres au hasard et les dévorait, du début jusqu’à la fin, parfois sans vraiment les comprendre. Mais tout ce qui lui importait, c’était de lire.

            Son parcours n’a rien de vraiment littéraire. Après un BAC S, elle suivit une PREPA puis entra dans une école de commerce. Mais elle savait déjà que tout ce dont elle avait envie, c’était d’écrire. Elle annonça à ses parents son désir d’être écrivain. Son père lui laissa six mois pour faire ses preuves, écrire et trouver un travail pour subvenir à ses besoins. Elle exerça alors le métier de conseiller d’organisation en entreprise et parallèlement, commença son premier roman.

           A vingt-deux ans, celui-ci est terminé mais ne sera pas publié. Elle recevra une trentaine de lettre de refus de la part des éditeurs. Deux, pourtant, l’encourageront à continuer malgré tout. Elle prit son courage et sa passion à deux mains et se remit à inventer des histoires. Mais écrire demande beaucoup de temps et d’énergie, et après une longue journée de travail, il lui est difficile d’écrire tant elle est fatiguée. Elle arrêta de travailler pour se consacrer pleinement à ses livres et écrit son deuxième roman qui, lui non plus, ne sera pas publié. Elle ne désespère cependant pas et en écrit un troisième qui enfin, naîtra sous la forme d’un livre, en 2002. Comme un père est son premier roman connu des lecteurs français.

 Les livres qui l’ont marquée

        Un de ses premiers coups de foudre littéraire est Noces d’Albert Camus. Elle trouve ce texte intense, dans une écriture fluide où se mêlent le questionnement de la vie et la mort et l’émotion. Le narrateur est très proche du lecteur, comme s’il murmurait l’histoire à l’oreille de celui qui la lit.

         Elle découvre Marguerite Duras à l’âge de seize, dix-sept ans. Cette écrivain, dont le style est très féminin, a beaucoup influencée Laurence dans son écriture.

Beaucoup d’autres livres l’ont marquée, La confusion des sentiments de Stefan Sweig, ou encore La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette. Toutes ses lectures ont nourris son travail d’auteur.

 Ecrire

       Ecrire, c’est une véritable épopée qui commence. Il ne s’agit pas d’un travail intellectuel, mais plutôt d’un travail de création; on est seul avec soi-même et l’inconscient devient le meilleur ami de l’écrivain car on ne contrôle pas cette création. « Quand on écrit, on est libre. » A travers ses mots, elle veut retranscrire les choses de la vie. L’émotion passe avant tout car ce n’est pas l’histoire qui fait un bon livre mais le ton qu’on y met.

           « Commencer un  livre, c’est comme une traversée. On quitte une rive pour passer à autre chose. » L’écriture est une aventure que Laurence ne dirige pas. Elle avance, phrase après phrase, sans savoir ce qu’il adviendra de ses personnages. Elle les découvre petit à petit, tout en ignorant où se terminera son aventure, ni comment se dérouleront les bouleversements de son livre. Elle ressent son histoire en elle et sait quelles émotions elle veut faire passer mais souvent le décalage entre les émotions ressenties et celles qu’elle couche sur le papier est important. Il y a des sentiments qui perdurent,  inexprimables.

            Ecrire, c’est aussi être obstiné. La peur de ne pas y arriver la fait avancer. Les moments de blocage sont fréquents et font partie du métier. Il peut se passer plusieurs jours sans n’avoir rien écrit. Au cours de l’écriture de son second roman, elle connut une longue période de blocage. On lui conseilla de faire un plan. Mais elle se rendit compte que cela n’avait aucun intérêt. Ce qu’elle avait écrit en suivant le plan manquait d’émotion et de vérité. Ce qu’elle aime, c’est écrire à l’instinct, sans penser à la suite. Et puis un jour, l’inspiration est au rendez-vous. Ecrire est, pour elle, le contraire de s’ennuyer car ses personnages l’emmènent avec eux dans leurs aventures. Mais si elle commence à ressentir de l’ennui en écrivant, elle arrête son histoire et en commence une autre.

          Un livre n’existe qu’une fois qu’il est publié et lu. Mais avant de voir son livre sur les rayons des librairies, il faut faire face à plusieurs mois d’attente. Puis vient la période de promotion, un vrai cauchemar selon Laurence. Elle doit répondre à des interviews. Les journalistes lui posent parfois des questions auxquelles elle est incapable de répondre. On décortique son livre, son histoire et on lui demande pourquoi elle a choisit telle chose à tel endroit. Mais pour Laurence, seul son instinct et son inconscient connaissent ces réponses. Elle a toutefois de bonnes surprises, lors de séances de dédicaces par exemple où des lecteurs viennent la voir en lui disant « Vous avez raconté mon histoire. » Elle sent alors au fond d’elle-même, qu’elle a réussit et son livre en valait la peine.

          Il lui arrive souvent de ne comprendre le sens de son livre que deux ans après la publication car son inconscient a parlé pour elle lors de l’écriture. Ce n’est qu’après avoir discuté avec ses lecteurs qui lui donnent leurs impressions et leurs ressentis qu’elle saisit les messages qu’elle a fait passer à travers ses romans. Pour écrire ses histoires, elle s’inspire d’émotions personnelles ou vécues par des proches. Elle cherche avant tout à parler de la vie, de ses côtés sombres et ses côtés lumineux.

Ses journées d’écriture

       Mère de deux enfants, elle commence ses journées dans la peau de maman. Elle les accompagne à l’école et rentre chez elle. Elle enfile alors son costume d’écrivain et se met à son bureau.

        Le matin est le moment où son esprit est le plus clair. Durant trois heures et dans le plus grand silence, elle invente, crée et écrit. L’après-midi, où l’esprit est plus endormi, est consacré à la relecture et au travail de la forme. Elle reprend des passages, corrige ses fautes, retravaille ses phrases. Vers quatre heures, elle redevient une maman et s’occupe de ses enfants jusqu’à leur coucher. Enfin le soir, l’imagination est plus fantaisie, et Laurence s’attarde encore un peu pour continuer à raconter les histoires de ses personnages. Elle écrit sans se corriger et laisse libre cours à son imagination. Elle ne se fixe jamais de quota d’écriture par jour car il s’agit pour elle d’une source de pression inutile. Ecrire doit demeurer un plaisir.  « On peut qualifier mes journées en trois mots : régularité, lenteur et surtout non productivité. »

         Perfectionniste jusqu’au bout, elle retravaille ses textes pour trouver les mots, les sons et la ponctuation parfaite; comme le dit si bien Flaubert, « Une bonne phrase de prose doit être comme un bon vers, inchangeable, aussi rythmée, aussi sonore. » Ses relectures la poussent à réécrire des passages entiers jusqu’à en être satisfaite. Elle n’est jamais sûre d’elle mais au final, c’est une sensation qui lui permet d’avancer et d’aller plus loin.

         « A la main ou à l’ordinateur ? » est une question que l’on aime bien poser à un écrivain. Laurence Tardieu a écrit son premier roman au stylo mais les suivants avec son clavier. Cela lui permet en effet d’avoir un regard plus critique sur ses textes, et de pouvoir se relire en prenant du recul car elle n’est pas confrontée à son écriture manuscrite.

 Inspiration, Puisque rien ne dure

         Puisque rien ne dure est son troisième roman, publié en 2006 aux Editions Stock. Son travail ne repose jamais sur un plan, ses idées se suivent et se construisent d’elles-mêmes. Puisque rien ne dure a commencé par un flash visuel. Elle y voyait d’un côté un homme, au volant de sa voiture et de l’autre sa femme qui l’attendait. Un vide les séparait. Ainsi sont nés Vincent et Geneviève. Leur histoire s’est trouvée toute seule. Laurence n’avait pas l’impression d’inventer les phrases de son roman car elles s’écrivaient toutes seules dans son esprit.

Partager

          

A travers Albert Cohen et Nina Bouraoui, Laurence nous a fait partager ses goûts littéraires en nous lisant un extrait du Livre de ma mère et La vie heureuse. Deux textes poignants où la mort et le souvenir font jaillir des émotions intenses et fortes, comme les histoires qu’écrit Laurence Tardieu.

 

Tags : , , , ,

Rencontre avec Laurence Tardieu

mardi 11 janvier 2011

CDI Lycée, le 19/11/10

By Kate Garvey, 2nde 2

 

 

 

 

 

 

 

 

L

 

 

 

 

 

 

 

 

 

orsque l’on découvre pour la première fois l’un de ses livres, il est très difficile d’imaginer Laurence Tardieu. Certes, ses histoires traitent de sujets assez tristes, voire obscurs par moments, mais ils ont pour la plupart d’entre eux une belle fin. A quel type de personne devions-nous donc nous attendre, classe de 2nde 2 que nous sommes, à recevoir ? Eh bien, la vérité est que nous avons tous été très heureux de faire la rencontre d’une femme souriante, intéressante et pleine d’une joie de vivre quasiment contagieuse.

L’écriture, pour Laurence, c’est être au-dedans mais également en-dehors : elle ne voit pas l’intérêt d’écrire ce qu’elle vit, cela lui paraît trop restreint, trop nombriliste. Ce qu’elle souhaite, à travers ses livres, c’est toucher ne serait-ce qu’une personne. Le plus beau compliment qu’une lectrice lui ait jamais faite était « Vous avez raconté mon histoire ». Au final, c’est cela qu’elle veut ; que les gens puissent se reconnaître dans ce qu’elle fait.

En moins de deux heures, nous étions tous devenus fans.

 Son parcours, un long fleuve pas toujours tranquille

    Laurence Tardieu a eu la chance, contrairement à certains auteurs, de savoir très tôt que son plus grand rêve, dans la vie, était d’écrire. Elle découvrit cela au travers de la lecture, qui était pour elle un nouvel horizon d’ouvert, un voyage lointain sans partir nulle part. Cette passion s’est ancrée en elle au cours de son enfance, et elle s’est dit, « Moi aussi, un jour, j’écrirai. ».

  Pourtant, ce souhait, cette envie qui brulait au fond d’elle, Laurence le garda pour elle jusqu’à l’âge de vingt-et-un ans. Née d’une famille assez classique, elle avait toujours été bonne élève ; elle suivit au lycée une filière scientifique, et après son baccalauréat et la classe prépa, elle entra dans une école de commerce. Ayant eu son diplôme, elle alla voir ses parents et leur avoua ce qu’elle voulait vraiment faire de sa vie. Son père la regarda, et lui dit qu’elle avait six mois pour se trouver un travail et tenter de percer.

  Elle avait déjà rédigé de nombreux petits textes, tenait un journal depuis des années, mais écrire et publier un roman, c’est vraiment tout autre chose. Pour Laurence, écrire un livre, c’est découvrir un monde, en tâtonnant et avançant peu à peu, sans idée fixe en tête ; c’est vivre l’histoire en même temps que les personnages la vivent, construire un monument en partant de quelques cailloux, sans oublier la difficulté que représente le décalage entre ce que l’on ressent et les mots que l’on écrit. A l’âge de vingt-deux ans, elle eut l’immense déception d’être refusée par toutes les maisons d’édition auxquelles elle avait envoyé son premier ouvrage. A côté de la jubilation qu’elle avait éprouvée en l’écrivant, ce « non » général était réellement décourageant. Mais elle ne perdit pas espoir, car toutes ces déceptions mises à part, elle reçut deux lettres qui lui disaient que, même si ce qu’elle avait écrit n’était pas ce qu’ils recherchaient, elle avait une bonne plume, et qu’il était important qu’elle continuât. Ainsi, elle ne perdit pas toute confiance en son talent.

Se battre pour réaliser ses rêves

  Ses six mois écoulés, elle retourna travailler en entreprise ; mais sans écrire, elle étouffait. Elle négocia donc un congé sabbatique. Elle avait environ vingt-sept ans, n’avait pas d’enfants et était entièrement libre. Ainsi, elle arrêta tout pour l’écriture, pour cette passion qui la consumait et qu’elle avait besoin d’entretenir. Cette liberté de pouvoir écrire quand elle voulait, toute la journée si elle en avait envie, lui redonna l’énergie nécessaire pour publier son premier livre, « Comme un père », en 2002, dans une petite maison d’édition.  

  Elle s’est donc réellement battue pour réaliser ses rêves et pour en arriver là où elle est aujourd’hui. Cela lui a demandé de l’obstination, et a prouvé son désir de travailler afin de réussir. Bien sûr, l’écriture d’un livre, comme la vie, n’est pas un long fleuve tranquille ; l’écriture est avant tout de la réécriture, toujours chercher mieux, pour trouver les mots qui traduisent réellement les sentiments à exprimer. Laurence est disciplinée dans son écriture, et malgré les périodes de blocage, elle ne cesse de se battre. Elle a, comme tous ceux qui écrivent, ces doutes, ces peurs de ne pas être à la hauteur, de ne pas terminer l’histoire, de ne pas aller plus loin que la page blanche posée devant soi. Mais cette peur, elle le dit elle-même, est son moteur ; à partir du moment où l’on est trop sûr de ce que l’on écrit, on ne fait plus un avec le texte. Il faut avancer avec lui, surmonter les épreuves, et au final réussir à coucher sur papier une véritable histoire, un morceau de vie.

  Ces peurs, blocages et épreuves, elle ne les a heureusement pas affrontées seule, puisque son éditrice est un énorme soutien pour elle. Celle-ci est la personne en qui l’écrivain a assez de confiance pour faire la promotion du livre, mais aussi celle qui accompagne Laurence dans son cheminement vers le mot « fin ». Ainsi, même si le métier d’auteur est assez solitaire, elle n’est jamais réellement seule.

L’écriture, c’est musical

  Mais d’où vient son inspiration, puisqu’elle dit ne pas avoir d’histoire fixe en tête ? Pour Puisque rien ne dure, elle se souvient avoir eu, en quelque sorte, un flash très fort, et elle  a vu un homme au volant d’une voiture, une femme, seule, avec un énorme vide entre eux. Elle ne les connaissait pas, ne connaissait pas leur histoire, mais avec cette image en tête une première phrase est venue, puis une deuxième, et ainsi de suite. Elles sont venues, une par une, en prenant du rythme, entrainées par la pulsation et le balancement des phrases. L’écriture, c’est musical, pas cérébral, ou intellectuel, et les meilleures histoires demandent une énergie plus profonde, une force sortie du corps-même. Le roman s’est écrit ainsi. Oui, il s’est écrit. Avec de l’imprévisibilité. Laurence dirige l’histoire, mais au final celle-ci se débrouille toute seule. Elle ne comprend pas toujours d’où sort ce qu’elle a écrit, parfois cela peut prendre du temps.

  Au niveau « timing », Laurence aime écrire le matin ; elle trouve qu’elle a le cerveau plus clair. C’est à ce moment-là qu’elle avance le plus dans ce qu’elle fait. L’après-midi est plutôt consacrée au travail de mise en forme, trouver les bons termes, changer ne serait-ce qu’un mot, un adverbe, un article, un signe de ponctuation. Surtout la ponctuation d’ailleurs, elle adore ça. Vers 16h, elle reprend une vie de maman normale avec ses deux filles rentrées de l’école, mais le soir, lorsqu’elle est de nouveau libre, elle trouve des idées différentes, elle ose peut-être plus, découvre des faces cachées à ce qu’elle écrit, des tournures intéressantes. La nuit porterait-elle vraiment conseil… ?

Raconter la vie tout simplement

  Elle n’est pas découragée par la lenteur, ou la non-productivité ; elle peut écrire une ligne en six heures et cela ne la dérangera absolument pas. Son meilleur allié est son inconscient. Même si elle ne raconte pas sa vie à travers ses livres, elle est obsédée par son travail, et s’une manière ou d’un autre, ses sentiments transparaissent surement. Tout en elle y participe. Pour elle, un livre réussi en est un qui arrive à faire ressentir l’amour, la tristesse, qui arrive à faire pleurer et rire, qui exprime ce qu’est perdre quelqu’un ou vivre le plus beau jour de sa vie…qui raconte la vie, tout simplement.

  Lorsqu’elle écrit, elle est sévère avec elle-même ; elle a du mal à s’autoriser à éteindre l’ordinateur (oui, elle tape tout ce qu’elle écrit – elle y trouve plus de liberté), à sortir, se promener, respirer un peu. Elle ressent presque une sorte de culpabilité de ne pas être à son bureau, alors que cela est au contraire une occasion de dénicher de l’inspiration. Mais on peut tout de même la comprendre, car comme de nombreux auteurs dans notre société aujourd’hui, elle a peur de ne pas avoir assez de temps. De temps pour écrire, de temps pour réfléchir, de temps pour apprécier ce qu’elle fait…on ne sait pas.

  En tout cas, il est toujours magique de se perdre dans l’un de ses livres. Ils respirent la vie et vibrent du rythme passionné qu’elle inscrit au cœur de chacun d’entre eux. Elle n’a apparemment pas de secret, et là repose tout son charme ; elle ne sait surement même pas à quel point ce qu’elle fait est beau. Simple. Sincère. Pur. Et beau. Cette femme a réellement illuminé le CDI ce jour-là, et sa gentillesse, son innocence, sa patience et sa joie de vivre nous laissent un merveilleux souvenir d’elle.

  En lui souhaitant bonne chance et tout le bonheur du monde par la suite…elle le mérite bien.

Tags : , , , , ,