L’histoire du manuscrit médiéval.

jeudi 4 février 2010

Nous commencerons par définir ce qu’est un manuscrit médiéval. Nous étudierons les copistes qui étaient chargés de l’écriture, évoquerons le ou les support(s) utilisé(s) et présenterons la structure du texte. Nous nous demanderons également à qui ces ouvrages étaient destinés. Pour conclure, nous étudierons leurs apports pour l’avenir du livre.

Photo prise au musée de l'Arsenal

Littéralement, un manuscrit est un texte écrit manuellement. Une de ses caractéristiques est son authenticité : par son style d’écriture, la couleur de l’encre ou encore le support, il n’existe pas deux manuscrits identiques.

Médiéval est un adjectif en relation avec la période historique située entre l’Antiquité et la Renaissance : le Moyen Âge.

Un manuscrit médiéval possède un caractère religieux. En effet, il est écrit par des moines copistes qui consacrent de nombreuses heures à l’élaboration du manuscrit.

Qui étaient les moines copistes ?
Les moines sont chargés de la copie des textes religieux ou d’études, de leur enluminure. Ils travaillent dans un atelier, le scriptorium, sous le commandement d’un armarius (bibliothécaire).

Dans l’Histoire du livre, on est passé du papyrus au parchemin grâce à l’invasion des islamiques en Égypte. Le parchemin est plus couramment fait en peau de chèvre, de mouton ou de veau. La préparation en était longue et difficile : la peau était trempée dans un bain de lait de chaux, décapée, et nettoyée de toute trace de poils et de chair, dégraissée, séchée et raclée. Enfin, le tout était tanné pour libérer le support de toute odeur. S’en suivaient de fortes tensions, et un polissage.

Le support du manuscrit était enrichi par «l’enluminure», c’est-à dire une écriture ou un dessin exécuté à la main, qui décore la première page du livre. De plus, la couverture était souvent ornée de diamants et d’or qui apportaient la richesse et le caractère précieux à l’ouvrage.

Un manuscrit copié à la main avait bel et bien une structure définie: on peut observer sur l’image ci-dessus que la mise en page du texte est très régulée : il y a une marge de dimension précise, un parallélisme entre les paragraphes à respecter, un espace réservé aux notes et aux commentaires et une illustration. On en conclut donc que la rédaction d’un
texte était un travail précis et fastidieux.

Photo prise au musée de l'Arsenal

A qui ces manuscrits étaient-ils destinés ?
A cette époque, seulement deux individus sur cent savaient lire. Les manuscrits étaient donc exclusivement réservés aux élites sociales, partie de la population possédant les moyens de s’instruire. Les prêtres bénéficiaient également de cette éducation.

Ces livres antiques nous ont donc permis de connaître l’état d’esprit de l’époque, c’est à dire l’importance du caractère religieux. De surcroît, il nous ont permis de comprendre les avantages du parchemin, à savoir une production moins chère et une diffusion plus large du livre. Le codex, forme de manuscrit, est l’ancêtre du livre que nous connaissons aujourd’hui . C’est le format le plus répandu dans le monde, ce qui montre une certaine longévité des méthodes ancestrales.

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