Amélie Nothomb – « Stupeur et Tremblements »

Stupeur et étonnement. Ce sont les sentiments que j’ai vécus en découvrant le roman d’Amélie Nothomb. Fille d’un ambassadeur de Belgique, née au Japon, elle est une jeune écrivaine qui a surpris avec un style franc et naturel, plein d’autoironie et d’un humour noir parfois poussé à la limite.

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Une de ses œuvres les plus appréciées est le roman « Stupeur et Tremblements » (Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999), un roman autobiographique dans lequel elle raconte son expérience comme salariée  d’une grande entreprise japonaise. J’ai lu que jusqu’en 1947, le protocole japonais imposait, en présence de l’empereur, de s’adresser à lui avec stupeur et tremblements pour marquer sa révérence. C’est en quelque sorte ce que l’auteure a fait en nous offrant ce roman.

Amélie Nothomb réussit à briser les clichés et à nous présenter la vraie société japonaise. Le lecteur est introduit dans un monde qui fonctionne après des règles et des hiérarchies bien établies, qui ne permettent pas à l’individu de se faire valoir dans la société. Ainsi, Amélie devient surveillante des toilettes, car les différences de culture et de mentalité entre les Occidentaux et les Japonais sont de plus en plus impitoyables. Pourtant, son personnage garde son charme et sa fraîcheur grâce à des idées parfois bizzares et réussi à faire preuve d’une bonne humeur contagieuse, même dans des moments insupportables, indignes.

Je dirais que la lecture de ce roman est facile et passionnante, tant  pour l’histoire qu’elle raconte que pour l’originalité du thème. Je vous recommande de vous délecter avec  Stupeur et Tremblements car l’écriture d’Amélie est comme une bouffée d’air frais dans la banalité quotidienne.

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