Le maître du toreo aérien

José (Pepe) Luis  VÁZQUEZ  GARCÉS

 Il naquit à Séville, dans le quartier de San Bernardo, le 3 janvier 1922. Son décès survint dans sa ville natale le 19 mai 2013.

 Il a revêtu son premier habit de lumières le 18 juillet 1937 à Algeciras, accompagné à l’affiche par Antonio Bienvenida. Sa présentation avec picadors, qui fut un succès, eut lieu à Séville le 5 juin 1938 aux côtés de “Manolete”. Il se présenta à Madrid le 13 juillet 1939, le jour où le novillero Félix Almagro perdit la vie. Son alternative s’est déroulée dans la capitale andalouse le 15 août 1940, Pepe Bienvenida lui cédant la mort de Sabihondo de Francisco Chica, en présence de Rafael Vega “Gitanillo de Triana”. Il la confirma le 20 octobre lorsque Larcial Lalanda lui remit la muleta et l’épée pour affronter Carmoneño de l’élevage de Bernardo Escudero.

 Lors les saisons 1941 et 1942 il est le torero leader en nombre de contrats. Le 18 octobre 1942 il sort en triomphe des arènes de Las Ventas avec Marcial Lalanda qui finit là sa carrière sur un point d’orgue. Le 25 juillet 1943 il reçoit un grave coup de corne au visage à Santander et l’année suivant c’est à Madrid qu’il est à nouveau gravement blessé. Le 17 février 1945 il coupe les deux oreilles et la queue dans les arènes El Toreo de la capitale mexicaine. En 1948 il est encorné à deux reprises, ce qui ne l’empêchera pas de réaliser, dans la ville royale d’Aranjuez, un chef d’œuvre, le 30 mai 1949, face au toro Manchonero de Carlos Núñez. A Madrid, le 17 mai 1951, il torée avec maestria, Misionero, de Castillo de Higares, ce qui lui permet de sortir par la Grande Porte. A Valladolid, au mois de septembre, il réalise une grande faena, la meilleure de sa carrière selon le propre torero.

Il se retira une première fois le 29 mars 1953 dans les arènes de Tolède (il ne toréa qu’une seule corrida cette annèe-là comme la précédente), mais réapparut en 1959, année où il obtint son dernier trophée à Madrid, le 18 mai. Le toro appartenait à la ganadería de Barcial et il sortit a hombros malgré l’unique oreille coupée. Il prit définitivement sa retraite, au même endroit, le 20 septembre de cette année-là, accompagné de son frère Manolo et de Curro Romero, son sucesseur dans le cœur des sévillans.

Sur cette photo on distingue le type et le A aux anses des toros de Zahariche, un fer qu’il ne rechignait pas à toréer

Le toreo classique de Pepe Luis Vázquez était fait de beauté pure, de grâce, de finesse et le tout enrobé d’une grande dose de sentiment. Et bien qu’on le connaisse comme un grand artiste il n’était pas dépourvu de technique, bien au contraire. En revanche, son maniement de l’épée était clairement déficient. Au niveau des statistiques madrilènes, il a coupé un total de 9 oreilles et a donné 15 tours de pistes.

N.B. : Comme tous les portraits publiés sur ce blog les informations contenues sont entrecroisées et vérifiées à partir de différentes sources. Dans le cas présent les 3 principales sont Historia del toreo de Daniel Tapia, Los toros de José María de Cossío et Tauromaquia de A a Z de Marcelino Ortiz Blasco.


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