Olé Fandiño

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Les sévillans le savent bien : un silence vaut plus que mille mots. En ne dédicaçant pas sa première faena au roi, comme Castella avant lui, Fandiño a eu l’audace d’être fidèle à lui-même comme il l’est dans sa manière de toréer. Il est difficile, voire impossible, de dissocier l’institution de la personne à moins de s’adresser au roi comme le faisait la réalisatrice Pilar Miró en l’appelant « citoyen Jean Charles ». S’il l’avait fait, alors oui ,on aurait pu l’accuser de chercher à politiser un après-midi de toros. Là il a choisi de ne pas se renier et ce n’est pas un petit-fils de républicain-aficionado qui s’en plaindra, d’autant plus que les partis républicains actuels sont majoritairement anti-taurins dans leurs programmes. Le roi est aficionado et c’est très bien mais heureusement qu’il y a des gens qui suivent leurs routes en se foutant pas mal de la pensée dominante et en refusant de faire allégeance. Vive la République et vive Fandiño.


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