« Joselito »

José Miguel Arroyo

joselitoCe surnom n’est pas facile à porter et pourtant le torero madrilène se l’est octroyé avec dignité. Ce grand torero réapparaît à Istres pour une occasion peut-être unique et c’est une bonne opportunité pour refaire le bilan de sa carrière.

Il est donc né à Madrid le premier mai 1969.

Il a été élève de l’Ecole Taurine de Madrid et il a commencé à toréer en public à partir de 1982. Après deux années en novilladas piquées – il s’est présenté à Madrid le 3 mai 1985, en coupant 3 oreilles – il prit l’alternative à Malaga le 20 avril 1986 des mains de Dámaso González, et en présence de Juan Mora, avec le toro  “Correvías” de Carlos Núñez. Il confirma son doctorat taurin le 26 mai dans une affiche de luxe, avec Curro Romero et Paco Ojeda le précédant. Il coupa l’oreille de “Cotidiano”, de Aldeanueva, qui sortit en premier .Le 15 mai 1987, le toro “Limonero” de Peñajara lui infligea un coup de corne au cou et lui casse une clavicule. Le 22 mai 1988,  Antonio González “El Campeño”, son puntillero, est tué par un toro de Antonio Arribas à Madrid, ce qui l’affectera énormément. A  Aguascalientes, au mois d’avril, il reçoit un autre coup de corne ce qui ne l’empêche pas de couper les deux oreilles à  un toro d’Atanasio Fernández le 1er juin 1989 dans la capitale espagnole. Il est à nouveau encorné, à Malaga, au mois d’août. Un fait qui démontre son pundonor s’est produit le 12 septembre 1990 à San Martín de Valdeiglesias où il reste dans l’arène pour couper deux oreilles à un animal de Cebada Gago après avoir été blessé. Le 17 juin 1993 “Joselito” torée en solitaire la traditionnelle Corrida de Beneficencia en réalisant de grandes faenas aux toros “Jacarito” (1º) et “Chivato” (4º) de Branco Nuncio. Il s’agit d’ailleurs pour le torero madrilène d’une campagne triomphale. En 1996 il triomphe à nouveau dans ces mêmes arènes dans un 6 contre 1 après avoir connu un grand succès le 15 mai en obtenant les deux appendices auriculaires d’une bête de José Luis Marca. Le 14 avril 1997 il réussit à sortir par la mythique Porte du Prince. Il se retira à la fin de la saison 1998 pour revenir en 2000 et prendre une retraite quasiment définitive en 2003 pour se consacrer à diverses activités taurines et surtout à son élevage d’origine Núñez d’El Tajo-La Reina.

On peut considérer “Joselito” comme un grand capeador, à la fois profond et varié, un maître de la véronique et aussi un excellent muletero, en particulirr dans le toreo fondamental, en plus d’être le meilleur tueur de sa génération. Son pundonor était également remarquable. Il est peut-être (avant la maturité de Ponce) le torero qui a le plus profondément marqué les années 90. Il est sorti 4 fois par la Grande Porte madrilène contre une pour celle du Prince sévillane.

 


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