Un grand torero vient de nous quitter

José María DOLS ABELLÁN, José María MANZANARES

Il est né à Alicante le 14 avril 1953 et a perdu la vie le 28 octobre 2014 dans la province de Cáceres.

Fils du banderillero José Dols il a revêtu son premier habit de lumière le 15 juin 1969 à Andújar et il a débuté avec picadors à Benidorm le 24 mai 1970. Le 6 juin 1971 il a fait sa présentation à Madrid comme novillero en sortant par la Grand Porte après avoir coupé 3 oreilles. Il a pris l’alternative dans sa ville natale le 24 juin 1971 des mains de “Dominguín” et devant “El Viti”, en coupant la queue de son premier toro et fera sa présentation en France comme matador au mois d’août suivant dans les arènes de Dax (deux fois une oreille). Il la confirma le 18 mai 1972 lorsque Palomo Linares lui céda la mort de Saperito, de Garzón, coupant là sa première oreille madrilène en tant que matador. Il triomphera dans ces arènes le 20 mai 1977 en coupant les deux appendices auriculaires d’un animal de Baltasar Ibán et renouvellera ce triomphe le 22 mai de la saison suivante avec le toro Clarín de Manolo González (3 oreilles en tout lors de cette corrida). Le 27 avril 1981 il obtient deux fois une oreille dans la Maestranza sévillane puis coupe les deux oreilles d’un toro de Torrestrella dans cette arène le 21 avril 1985. Entre temps, à Valence, il avait relancé sa carrière en 1983 lorsqu’il avait coupé une oreille de celles qui comptent à un toro de Miura. En 1989 il signe à Dax l’un de ses plus grands succès français en coupant trois oreilles à des toros de María Luisa Pérez de Vargas. Il est ressorti par la Grande Porte des arènes de Las Ventas lors de la feria de San Isidro de 1993, le 12 mai, coupant deux oreilles d’un Sánchez-Dalp. Il s’est définitivement retiré de sa profession le 1er mai 2006 à Séville.

José María Manzanares a été capable de réaliser le meilleur toreo concevable. Torero artiste dans un concept rondeño il pouvait tout faire et de la meilleure des manières, surtout avec la muleta. Ses ayudados étaient particulièrement remarquables mais son manque d’ambition pour les uns, de courage pour les autres, l’a fait passer à côté d’un certain nombre de triomphes. A la cape et avec l’épée il ne faisait montre de son art et de sa science qu’avec parcimonie. La suavité avec laquelle il toréait était un modèle de temple. Il est sorti trois fois a hombros lors de la feria de San Isidro. A Séville il a obtenu un total de 16 trophées.


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