Il y a un siècle très exactement…

…naissait l’un des plus grands toreros mexicains de l’histoire, Silverio Pérez.

SilverioIl est né dans la ville mexicaine de Texcoco le 20 novembre 1915 et est décédé le 2 novembre 2006.

Il décide de devenir torero après la mort de son frère Carmelo (Armando selon l’état-civil) survenue le 19 octobre 1931 à Madrid des suites d’une broncho-pneumonie qui se complique en raison d’un coup de corne reçu deux ans plus tôt. Il est d’abord chauffeur de toros de lidia puis connaît des débuts difficiles avant de revêtir son premier habit de lumières à San Antonio Acapuluác face à du bétail d’Atenco puis se présente dans les arènes de la capitale le 23 avril 1933 où il connaît plusieurs succès d’affilée. Son baptême du sang a lieu face à du bétail de San Diego de los Padres, celle du toro Michín qui avait si gravement blessé son frère. Il se présente en Espagne en 1935 dans les arènes madrilènes de Tetuán de las Victorias.

Armillita chico lui donne l’alternative le 6 novembre 1938 dans les arènes de Puebla et la confirme à Mexico le 11 décembre suivant des mains du même parrain. Les deux toreros se retrouvent pour un grand mano a mano le 16 mars 1941 où Silverio Pérez coupe la queue de Cantinero de San Mateo. C’est lui également qui a coupé la première queue de la Monumental de Mexico, celui de Barba Azul de Torrecilla, dans un mano a mano avec Manolete, le 16 février 1946. Auparavant, le 31 janvier 1943, il y triomphe aussi face à Tanguito de Pastejé. En 1945, après avoir reçu un grave coupe de corne, il torée en Europe (deux fois à Lisbonne, trois fois à Barcelona puis à Xérès, Valladolid, Burgos, Pontevedra, La Línea de la Concepción, Vitoria, Santander et Saint Sébastien) mais ne confirmera jamais son alternative à Madrid (il n’a toréé à Las Ventas que comme novillero). Il est à nouveau gravement blessé au Venezuela en 1950 et au Mexique en 1952 puis se retire le 1er mars 1953 avant de devenir député.

Trinchera de Silverio

Silverio Pérez, surnommé le Pharaon de Texcoco, a été un torero de grande classe mais un piètre matador. Il n’avait pas la vaillance de son frère et on rapporte de lui la phrase « Taisez-vous, vous allez le fâcher » en parlant de Manolete lorsqu’on l’encourageait à l’occasion des ses affrontements au « Monstre ». Cependant, on lui attribuait des qualités magiques mystérieuses. Une des suertes qu’il a le mieux réussi est sans doute la trinchera.


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