Domingo Ortega

Il est né le 25 février 1908 à Borox (Tolède) et il est mort le 8 mai 1988 à Madrid.

            Il tue son premier novillo en publicle 14 juillet 1928 dans les arènes de Carabanchel (Madrid) et revêt son premier habit de lumières le 17 août à Almorox (Tolède), ce qui n’en fait pas un modèle de précocité. Il prend l’alternative des mains de Gitanillo de Triana dans les arènes de Barcelone le 8 mars 1931 avec le toro Valenciano de Juliana Calvo auquel il coupe une oreille. Il l’a confirmé le 16 juin quand Nicanor Villalta lui a cédé Contador de Julián Fernández. Il torée 93 corridas pour sa première saison de matador et le 18 avril 1932 il triomphe à Madrid et dans les mêmes arènes, pour la traditionnelle Corrida de la Presse de 1933 il obtient deux appendices. Il reçoit un coup de corne à Salamanque le 13 septembre 1935 et le 10 mai 1936 il coupe la queue d’un toro de Murube à Madrid puis deux oreilles de plus au même endroit le 6 juin 1945. Il s’était retiré une première fois en 1941 mais réapparut l’année suivante avant de prendre sa retraite en 1949. En 1950, il publia El arte del toreo après avoir donné une conférence à l’Ateneo de Madrid. Il revient dans l’arène à Valence le 30 juillet 1953 pour se retirer définitivement le 14 octobre 1954 à Saragosse.

domingo ortega

            L’art de s’imposer à un toro

Domingo Ortega était un torero dominateur mais dont chaque geste était empreint d’une saveur particulière. C’était un bon capeador et à la muleta c’est son trincherazo qui est à mettre en exergue. Figura des années 30, une époque riche en apparition de talents, il est un modèle d’orthodoxie, le représentant d’une tauromachie en mouvement, efficace et belle dans son dénuement. Il est en ce sens un torero de premier plan, plus pour l’image qu’il a laissé que pour sa carrière elle-même car il a contribué à forger le classicisme sans forcément représenter sa plus haute expression et il est l’un des principaux toreros castillans de l’histoire du toreo.


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