Garlin, 14 avril

Un peu de sérieux !

     6 novillos 6 de Pedraza aux cornes abîmées la plupart, le dernier fut le mieux présenté. Lot assez décevant surtout si on met de côté ceux du matin. Assez intéressante la première moitié, les deux premiers surtout et caste en échelle descendante pour les derniers.  

Dorian CANTÓN (vert et or) : vuelta et deux oreilles protestées

            Saveur douce-amère pour l’après-midi du Béarnais qui aurait dû couper une oreille sans une épée basse au premier mais qui a été brouillon face au quatrième qu’il tua remarquablement en respectant les temps. Au-delà des trophées, il s’agit d’un torero qui manie bien la cape, les mains basses et qui assujettit les toros par un aguante et une fermeté de la main et des pieds de bonne augure. Il manque bien-sûr encore de métier mais la base est solide. Je garderai le souvenir, outre cette impression d’ensemble, d’une media enroulée et d’un trincherazo.

Manuel DIOSLEGUARDE (bleu roi et or) : oreille et silence

            Après avoir percuté violemment un burladero, le second novillo a permis un tercio de piques intéressant en traversant notamment la piste à la deuxième rencontre. Novillo brave dont le novillero de Salamanque n’a pas profité. Il ne doit son oreille qu’à une épée correcte mais l’ensemble est trop léger et par trop théâtral. Il a cherché et obtenu la ligazón mais est toujours resté marginal, parfois complètement fuera de cacho, donc très fade.

            Le 5e, à l’instar du 3e, a pris 3 piques et s’est montré exigeant. Meilleur lot pour Diosleguarde qui pour moi est vu pour sentence. Je me garderai bien d’un jugement définitif mais d’autres méritent des opportunités en cette temporada.

Alejandro MORA (bleu et or) : oreille et salut

     Le 3e a pris 3 piques mais a menos, avec un batacazo initial. Charge grossière. Classe, torería et personnalité plaisamment désinvolte (avec une pointe d’orgueil mais sans nonchalance) du torero. Point de manoletinas finales, mais des ayudados et trincheras on ne peut plus classique. Le novillero d’Estrèmadure aurait lui aussi dû sortir a hombros suite à une première faena incomplète mais structurée puis après une deuxième conclue d’une demi-épée hélas peu efficace où la tête haute du novillo l’a empêché de « descabellé » correctement. Il avait pourtant fini par prendre la mesure de l’animal par des passes isolées mais de qualité notamment dans des naturelles de face. Bonne connaissance des terrains et jeu de ceinture remarquable pour conduire ses adversaires vers l’intérieur.

     Le matin le Mexicain Héctor GUTIÉRREZ a donné la faena la plus complète de la journée mais a failli trop souvent à l’épée face à un animal nommé Tontito qui aurait bien mérité une vuelta après un grand combat au cheval incluant un batacazo et de bonnes charges sur les 2 cornes. Dommage pour le torero Hidrocálido car il est à revoir; il a le sens su temple et semble avoir suffisamment de courage.

     Le deuxième, disgracieux par sa forme ensellée à l’excès, fit une poussée remarquable au cheval mais son comportement était beaucoup moins classieux.

     N.B. : prix au meilleur picador pour Jean-Loup Aillet pour sa prestation au premier. On a assisté également à de bonnes banderilles en particulier celles de Marco Leal.

   En ce Dimanche des Rameaux, quite salvateur du bien nommé El Santo au non moins bien nommé Diosleguarde au premier toro.

     Arènes combles.


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