Mar 22 2017

Un élevage à l’honneur (91)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Torrealta, après une période d’ostracisme, est en train de revenir sur le devant de la scène avec des lots intéressants à Nîmes, Malaga et Pontevedra en 2016.

Zurcidor auquel El Juli coupe les deux oreilles en 2010

(Photo Arjona)

Formé en 1979 avec du bétail de Maribel Ybarra, d’origine Parladé, de Jandilla, de Juan Pedro Domecq et de Torrestrella, il a rapidement donné de très bons produits comme Ropavieja, meilleur toro de San Isidro en 1985.

En 2013, Borja Prado Eulate raffraîchit sa ganadería avec des animaux provenant de Garcigrande, Victoriano del Río et Santiago Domecq.

Encaste : Domecq-Torrestrella

Devise : Vermillon, noir et jaune

Ancienneté : 1986

Les animaux de ce fer paissent dans la commune de Medina Sidonia, en particulier dans la finca el Toñanejo.

En 2010, il a permis à El Juli de triompher à Séville et à Juan Mora d’en faire autant à Madrid.

Zafiro avait été gracié par Finito en 2000 à Barcelone; Sereno l’est par Perera à Huelva en 2018.

Cet élevage a été considéré comme le meilleur à Pampelune en 1993, à Séville en 2000 et à Bilabao en 2002.


Oct 12 2016

Un élevage à l’honneur (90)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Fernando Peña est le caprice d’un homme d’affaires qui a notamment fait fortune dans le secteur de la céramique. C’est assurément un élevage commercial : il vend pratiquement tout ce qu’il produit, une quinzaine de lots, ce qui dans le contexte actuel n’est pas rien. Ces toros plaisent aux toreros car ils ont souvent de la classe et qu’ils ne débordent pas de puissance. C’est en novilladas que sortent les lots de meilleur jeu.

En 1991 c’est à partir de bétail provenant de Manolo González que fut formé cet élevage avant de l’augmenter avec des animaux de Luis Algarra et de Torrestrella, qui est le sang aujourd’hui majoritaire.

PeñaEugenio de Mora face à un peña

Encaste : Torrestrella

Devise : bleu ciel et jaune

Ancienneté : 1909

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Les animaux de ce fer paissent dans plusieurs domaines de la commune de Calera y Chozas (Tolède), principalement à Palomarejos, près de l’autoroute qui relie Madrid à l’Estrémadure. Il comporte environ 350 vaches de ventre.

En 1995 le lot envoyé à Madrid en novilladas a été déclaré le meilleur de la saison.

L’éleveur possède depuis 1996 un deuxième fer, plus du goût des aficionados de par son origine Baltasar Ibán bien que mélangée à la précédente : El Jaral de la Mira. C’est en 1987 que cette origine fut introduite par les précédents propriétaires aux côtés d’animaux de Coquilla et Guardiola Soto qui furent postérieurement éliminés. Le cheptel de ce fer est composé d’environ 70 mères.

Encaste : Baltasar Ibán

Devise : orange et rose

Ancienneté : 1932


Oct 5 2016

Un élevage à l’honneur (89)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Rocío de la Cámara est l’un des élevages traditionnels de la zone jerezana. Malgré son origine ce n’est pas la noblesse molle qui est ici recherchée et c’est l’un des rares qui n’utilise pas les fundas, ce qui est un signe indéniable d’authenticité. Depuis 1965 le père de l’éleveuse actuelle a adopté la dénomination actuelle, treize ans après avoir reformé l’élevage ayant appartenu à Marcial Lalanda avec du bétail d’origine Núñez. En 1991 le sang Domecq fut introduit à partir de plusieurs sources : Osborne tout d’abord puis El Torero, Santiago Domecq et Núñez del Cuvillo.

Camara

novillo très typé Osborne

Encaste : Núñez-Osborne- Domecq

Devise : bleu

Ancienneté : 1979

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Les animaux de ce fer paissent à la finca Cortijo de la Sierra (nom du deuxième fer) à Xérès, qui avait appartenu au poète Fernando Villalón, et dans celle de Dehesa Boyal de Chiclana. La ganadería dispose d’environ 7 lots par saison.

Cet élevage semble dans un bon moment si on en juge par les novilladas « lidiées » à Séville en 2016 (Galós frôla la Porte du Prince) et 2018.


Sep 28 2016

Un élevage à l’honneur (88)

Publié par Giraldillo dans Campo      

Si la maison mère de Torrealta revient peu à peu au niveau qui était le sien, la fille Toros de Mollalta surprend deux fois cette saison, la premièren à Íscar où Fandiño gracie Peleador qui n’ a pas été l’exception heureuse de lot puis elle confieme en France, à Saint-Gilles, où un toro reçoit une vuelta dans un lot semble-t-il beaucoup plus moyen. Elevage à suivre cependant.

Mollalta

Tentadero de machos

Créée en 1998 avec 50 vaches et deux sementales de Torrealta elle est augmentée en 2007 avec 236 vaches et 10 étalons du même élevage. Elle devient la propriété d’Inés López quatre ans plus tard qui rajoute un lot du fils de Cayetano Muñoz de la même origine.

Encaste : Torrestrella

Devise : bleu et rouge

Ancienneté : aucune

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Ces animaux paissent dans la Manche, concrètement dans la commune d’Almodóvar del Campo dans la province de Ciudad Real. Elle sort environ trois corridas par an à partir d’un cheptel actuellement composé de 200 vaches pour une vingtaine de reproducteurs.


Sep 14 2016

Un élevage à l’honneur (87)

Publié par Giraldillo dans Campo      

On a longtemps considéré l’élevage Parladé du nom du fondateur du toro moderne au XIXe siècle (au travers de ses 4 branches : Rincón, Pedrajas, Gamero Cívico et Tamarón), comme la succursale de Juan Pedro Domecq, mais depuis 2007 l’éleveur actuel l’avait pris en charge, bien avant la mort de son père. Il est vrai qu’entre les deux fers les différences ne sont pas énormes mais il y en a tout de même deux  : outre la sélection vers une  noblesse moins fade (on a pu s’en apercevoir à Madrid en 2014 dans une corrida où Fandiño était sorti a hombros) toute trace veragueña a été supprimée de cet élevage qui après don Fernando a été la propriété de la famille  Gamero Cívico entre 1914 et 1925 avant de passer par plusieurs mains dont celles de Domingo Ortega.

Parladé

Encaste : Domecq-Gamero Cívico

Devise : jaune

Ancienneté : 1913

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Les animaux de ce fer paissent dans le domaine La Góa de la commune de Granja au Portugal, près de la frontière espagnole. La production tourne autour de 5 à 6 lots annuels.

En 2012, Ingrato, gracié par José Tomás, appartenait à ce fer. L’année suivante, le toro Duermevela avait reçu une vuelta à Saragosse.

En 1950, le très brave novillo Fumador avait eu droit à une vuelta madrilène.

Parmi les triomphes importants, outre celui de Fandiño à Madrid en 2014, ce fer a permis à Roca Rey d’obtenir un double trophée d’un animal de ce fer en 2019. 


Sep 7 2016

Un élevage à l’honneur (86)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de José Vázquez a connu une journée de gloire qui ne peut être due au hasard lors de la feria de Cuenca 2016. Ce fut le matin une excellente novillada et l’après-midi la grâce du toro Escarcha par Perera. Ce même torero a à nouveau triomphé avec un toro de vuelta de ce fer au mois de septembre, à Guadalajara.

Si l’histoire de cette ganadería remonte à la fin du XVIIIe siècle, dans la mesure où elle est l’héritière de celle formée par Manuel Aleas avec son troupeau de race Jijón, c’est à un toro on ne plus moderne qu’on a affaire dans la mesure où depuis 1993 l’éleveur a introduit, via Zalduendo le sang actuel dans une branche séparée, dix ans après avoir acquis le cheptel de la famille du fondateur croisé avec du Santa Coloma version Graciliano dès le début du XXe siècle (puis Buendía via Hernández Plá dans les années 70 et 80). Cette branche originelle a malheureusement été supprimée en 2003.

Escarcha de J. VAZQUEZ

Escarche et Perera

 

Encaste : Domecq

Devise : incarnat et sucre de canne

Ancienneté : 1788 (la plus ancienne de tous les élevages de l’UCTL)

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Les animaux de ce fer paissent dans la commune madrilène de Colmenar Viejo.

Le 11 mars 2017 c’est Fusilero qui est gracié par Manzanares à Illesces après qu’un de ses frères ait reçu une vuelta.


Août 31 2016

Un élevage à l’honneur (85)

Publié par Giraldillo dans Campo      

S’il est une famille de grande tradition ganadera, c’est bien celle des Sánchez Cobaleda. Les héritières de cette tradition sont  aujourd’hui deux sœurs : María del Pilar et María José Majeroni Sánchez-Cobaleda, petites filles d’Arturo Sánchez Cobaleda .

Les propriétes sont disséminées entre les provinces de Salamanque (San Muñoz) pour les femelles et de Cáceres (Portaje et Moraleja) pour les mâles. L’élevage à l’ancienne est jusqu’à présent privilégié : sans fundas et sans taurodrome.

Sanchez CobaledaToro de l’élevage Sánchez Cobaleda

Les Sánchez Cobaleda possèdent quatre fers, chacun d’un encaste différent. Le premier est le plus emblématique, il leur appartient depuis 1928 mais n’est plus aujourd’hui, comme le deuxième et pratiquement le troisième, qu’une coquille vide depuis des problèmes sanitaires liés à la tuberculose qui ont entraîné l’abattage du cheptel par l’administration, 600 vaches en tout.

Encaste : Vega-Villar

Devise : violet et rouge

Ancienneté : 1924

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Le deuxième est celui de Terrubias qui est d’encaste Santa Coloma via Martínez Elizondo depuis 1986.

Encaste : Santa Coloma

Devise : rouge et vert

Ancienneté : 1924

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Le troisième est celui de José Manuel Sánchez, issu d’un croisement effectué à partir de 1987 entre des animaux de provenance Urquijo et d’autres d’El Sierro (Atanasio).

Encaste : Urquijo-Atanasio

Devise : mauve et rouge sang

Ancienneté : aucune

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Le quatrième, pratiquement le seul survivant, est celui de Castillejo de Huebra. Il porte le sang actuel depuis 1987 au travers de l’élevage El Madrigal, auparavant Félix Cameno.

castillejoNovillo typique de Castillejo de Huebra

Encaste : Urquijo

Devise : vert et rouge

Ancienneté : 1924

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Le cheptel de compose d’environ 200 vaches pour une dizaines d’étalons qui se partagent les 350 hectares de la finca Agustínez à San Muñoz.


Août 17 2016

Un élevage à l’honneur (84)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Murteira Grave est assurément l’un des plus prestigieux de l’ancienne Lusitanie même s’ils ont pratiquement disparu du circuit depuis quelques saisons. L’éleveur actuel est Joaquim Manuel de Vasconcellos, petit-fils de Manuel Joaquim Grave qui le fonda en 1944. Au départ, le sang est d’origine Gamero Cívico via Pinto Barreiros et Guardiola Soto, ensuite le sang Núñez fut introduit en 1974, avant un rafraîchissement dans les années 90, mélangé à celui de Tamarón (par Coimbra dès 1985) et Domecq (deux étalons de Domecq puis trois de Jandilla plus récemment).

murteira

toro typique de Murteira, bien armé

Encaste : Parladé

Devise : bleu et jaune

Ancienneté : 1964

Mayoral : Joaquim Galhofas

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Les animaux de ce fer paissent dans la herdade Galeana dans la commune de Granjaportugal, près de la frontière d’Estrémadure.

En 1965 le novillo Piloto est primé d’une vuelta à Madrid. En 1972, il a obtenu le prix à la meilleure corrida de Vic-Fezensac, puis le prix au meilleur toro de San Isidro en 1984 avec le toro Sacristán ou celui du meilleur lot à Pampelune en 1987 après avoir reçu ex-æquo le prix Carriquiri l’année précédente grâce à Bilbaíno. En 1988 il reçut le prix Wellington à la meilleur corrida madrilène.


Août 10 2016

Un élevage à l’honneur (83)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Julio de la Puerta ne fait pas beaucoup de bruit et pourtant, rien qu’en 2016, un sobrero auquel Ureña a réalisé une faena importante a été excellent à Madrid et deux toros ont été gracié par Padilla : Pepeluis à Osuna et Petrolero à Lucena. En 2017, c’est à Antequera que Gabriel est gracié des mains d’El Fandi.

Une particularité remarquable de cette ganadería est qu’elle possède un lot de vahes veragueñas provenant de Curro Chica.

Les éleveurs actuels, Julio et Pablo, ont repris l’exploitation créée par leur père en 1974 à partir, pour l’essentiel, de bétail provenant de Salvador Domecq, Marqués de Domecq et Moura.

Julio de la Puerta 1

Encaste : Domecq et Veragua

Devise : blanc et incarnat

Ancienneté : 1925

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Les animaux de ce fer paissent dans la commune sévillane d’Osuna pour une part et dans la cordouane de Bélmez pour une autre. Il peut sortir 7 ou 8 lots par an à partir d’un troupeau de 180 vaches de ventres d’origine Domecq et d’une cinquantaine d’origine Veragua.


Août 3 2016

Un élevage à l’honneur (82)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Gavira fut acquis par Salvador Gavira en 1958 sur la base de celui de José Marzal, d’origine Conde de la Corte principalement, même s’il avait été introduit deux étalons de Pablo Romero. En revanche, celui-ci aurait, selon la plupart des sources, éliminé le bétail d’origine Raso de Portillo ayant successivement appartenu à la famille Valdés puis à celle des Sánchez Cobaleda, laquelle avait introduit le sang Veragua (Trespalacios) dont il reste sans doute quelque chose. En 1985, son fils Antonio (mort en 2005) rafraîchit ce sang avec des animaux de El Torero qui devint le sang principal par absorption. Aujourd’hui, ce sont ses enfants, Juan et Almoraima, qui président à ses destinées.

Gavira

Encaste : Domecq (Salvador)

Devise : blanche

Ancienneté : 1933

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Les animaux de ce fer paissent dans le domaine Soto de Roma, de la commune ultra méridionale de Los Barrios, dans la province de Cadix.