Juin 3 2017

Picasso à Vallauris

Publié par Giraldillo dans Non classé      

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Le maestro Pablo Ruiz Picasso a connu cette bourgade des Alpes-Maritimes en 1946 lors d’une exposition de céramique,  un art premier auquel il s’est adonné dès qu’il établit sa résidence dans ce lieu, de 48 à 55.

S’il déménage il restera lié à ce village comme le prouvent les corridas qu’il co-organise  entre 54 et 60 et où il fait jouer ses relations pour engager ni plus ni moins que le n°1, LuisMiguel Dominguín.

 

 

 

 

 

 

 

 


Mai 31 2017

Un élevage à l’honneur (99)

Publié par Giraldillo dans Campo      

Une fois de plus la peña de Saint-Perdon a surpris en annonçant la présentation d’un élevage en France : cette année c’est au tour de Pincha, ganadería navarraise qui commence à jouir d’un certain prestige dans le petit royaume du nord de l’Espagne. Bilan, une vuelta pour Rascatripas et l’éleveur appelé à saluer.

Acoso y derribo en Navarrre

José Antonio Baigorri a créé à partir de 1986 un élevage brave pour les spectacles populaires puis en a formé un nouveau pour la lidia à partir de 2002 en achetant 44 vaches et deux étalons à Gerardo Ortega (d’origine Los Guateles essentiellement) puis en complétant son troupeau en 2006 avec 15 vaches de Luis Algarra avant d’acquérir un total de 80 femelles non « tientées » et 4 étalons à Marqués de Domecq en 2010.

Encaste : Domecq (Algarra, Guateles et Marqués séparément)

Devise : rouge et vert

Ancienneté : aucune

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Les animaux de ce fer paissent dans la commune de Lodosa, dans le domaine El Ontanal. Cet élevage fait partie de l’Asociación.

En 2016, 3 utreros de Pincha ont reçu les honneurs posthumes : 2 à Lodosa et 1 à Peralta.


Mai 27 2017

La dimension érotique du toreo

Publié par Giraldillo dans Réflexion      

Je ne vais revenir sur les propos bien connus de Belmonte sur l’orgasme que procure le toreo. Nous ne somme pas ici dans le premier degré mais dans le symbolique.

Le toreo est une danse, à la fois macabre et festive, je l’ai dit, car l’opposition doit être dépassée au profit de l’accord.

Le rythme est fondamental et il participe de l’esthétique taurine en mouvement.

Le dessin est la deuxième caractéristique du toreo : le tracé de la passe que le corps de l’homme doit accompagner dans un geste épuré. Pour qu’il y ait communion le torero doit essayer de modeler la charge du toro et celui-ci doit finir par y consentir. L’homme doit peser sur la charge, diriger la trajectoire, dans l’idéal en envahissant le terrain du toro qui devra contourner le corps de son adversaire devenu partenaire. Le toro ne doit pas collaborer trop facilement mais nier le toreo c’est revisiter la Corrida. La tauromachie nécessite comme base qu’un toro combatte et cherche à attraper le leurre mais elle ne se limite pas à cela. Dans la même idée, la Corrida a besoin de la course d’un toro (s’il est à l’arrêt tout est fini) mais elle ne s’arrête pas à cela.

Le torero est un héros mais il n’est pas non plus que cela. Il est un artiste, à l’instar d’un danseur ou d’un musicien, un artiste qui n’est pas simplement dans la représentation comme dit si bien Francis Wolff mais un artiste qui joue sa vie en rejouant un mythe bien réel  car la Corrida est un oxymore. Encore une fois la lidia et le toreo ne sont presque jamais dissociables. S’il existe des toreros qui sont dans la posture sans peser sur la charge du toro, un aficionado moyen n’est pas dupe. A contrario, croire que l’esthétique est un problème et qu’elle est contraire à l’idée de domination est ridicule. Au contraire, il n’y a qu’à voir toréer Ureña pour s’en convaincre : charger la suerte, baisser la main, conduire la charge avec rythme le plus loin possible, voilà le bon et le beau réunis.

L’image de cet être gracile, à la fois gracieux et fragile, contraste avec celle du héros, dur et invincible. La première renvoie au côté féminin de tout être humain. Certaines postures, le fait de toréer sur la pointe des pieds, la finesse de certains mouvements de poignet et jusqu’aux bas roses sont là pour évoquer cette ambiguïté qui font du torero l’Homme avec un grand H, le représentant de l’humanité, ni homme ni femme mais les deux à la fois, une sorte d’être hermaphrodite.

Francis Wolff cite l’anthropologue Pitt-Rivers dans sa Philosophie de la corrida (pp. 96-97) :

« A travers la représentation d’un échange de sexe entre le torero et le toro et l’immolation de ce dernier qui transmet sa puissance génératrice à son vainqueur, un transfert s’effectue entre l’Humanité et la Nature : les hommes sacrifient le taureau et reçoivent en retour la puissance  dont il est le détenteur. » C’est pourquoi, au cours du combat, le « matador » […] se dépouille progressivement de ses attributs féminins (par exemple sa cape bicolore qui tournoie comme une jupe et dans laquelle il s’enveloppe, au premiers tiers, en exécutant de légères figures de danse) pour acquérir les symboles de la virilité (en particulier l’épée du sacrifice) tandis que le toro se défait progressivement de sa virilité sauvage, celle du monstre tout-puissant. »

 A méditer.


Mai 24 2017

Un élevage à l’honneur (98)

Publié par Giraldillo dans Campo      

L’élevage de Luis Algarra Polera est entre les mains de ses enfants, Luis et Aurora depuis son décès en 2006. En 1975, il avait reformé le cheptel de son père de des animaux de Juan Pedro Domecq.

Après un bache, cette ganadería mère d’un certain nombre de troupeaux, semble revenir en bonne forme comme en témoigne, en ce début d’année 2017, l’indulto obtenu à Cabra et les deux oreilles coupées par Curro Díaz dans des arènes de première catégorie comme Saragosse.

Toro qui a blessé Curro Díaz après qu’il lui ait permis une faena importante

Encaste : Domecq

Devise : violet et blanc

Ancienneté : 1983

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La finca principale a pour nom La Capitana et se trouve dans la commune sévillane d’Almadén de la Plata.

En 2018, cet élevage sort un grand lot pour la feria valencienne de Juillet avec notamment le toro châtain Malospelos auquel Ureña a coupé les deux appendices auriculaires.


Mai 20 2017

Forme et substance

Publié par Giraldillo dans Réflexion      

Je crois avoir démontré dans mon précédent « papier » que la Corrida est plus un sacrifice qu’un combat, quoi qu’il faille encore clarifier les choses et expliquer qu’elle n’est pas que cela.

La Corrida a l’apparence d’un combat dans le sens où il s’agit d’un face à face mais si c’est un combat il est inégal et le but n’est pas la victoire de l’un des adversaires. Si c’est un combat c’est un combat qui n’en est pas un dans son fondement. On utilise parfois des mots en les vidant de leur sens.

Si la Corrida était un combat elle s’apparenterait aux jeux du cirque et le genio et le sentido seraient les qualités recherchées par les éleveurs et non la bravoure et la noblesse1. Certains aficionados devraient aller jusqu’au bout de leur logique si tant est qu’il y en ait une car il semble que certains concepts soient pour d’aucuns quelque peu ambigus. Si elle doit avoir sa place et que les toreros devraient accepter sa contingence, la caste négative n’est un idéal que si on est sadique, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’immense majorité des aficionados. Ce qui devrait tous nous réunir, et c’est là où réside le principal problème de notre époque, c’est la recherche de la puissance dont l’absence ruine toute bravoure.

Face aux qualités du toro correspondent celles du torero : le courage pour circonscrire la puissance, la technique, autrement dit l’intelligence, pour dominer la bravoure et l’esthétique pour profiter de la noblesse. Ce dernier élément est consubstantiel à la Corrida depuis ses origines, d’abord avec l’élégance qui doit accompagner l’héroïsme et le code d’honneur des toreros puis la grâce qui surgit avec Cúchares et Lagartijo au XIXe siècle. Mais la Corrida moderne se cristallise définitivement dans les années 20 et en particulier en 1928, non seulement avec l’arrivée du peto mais aussi et surtout quand Chicuelo réunit Gallito et Belmonte à Madrid face à Corchaíto, de Pérez Tabernero, dans un toreo lié en rond face à un animal noble qui reçut la vuelta sans avoir été un modèle de bravoure à la pique. Il y a 90 ans ou presque, ne l’oublions pas !

La Corrida a la forme d’un rite, c’est sa partie immuable en même temps que sa vraie nature. Ce qui n’est pas écrit c’est la lidia que certains traduisent par ‘combat’ car il s’agit d’un jeu de domination. Si c’est le toro qui domine, on assiste à un échec, du torero comme de la Fiesta, même si quelques personnes semblent jouir du spectacle montrant un homme dépassé (on est tellement mieux dans les gradins). Si c’est le torero qui domine le même toro on peut imaginer qu’on aura assisté au même spectacle de bravoure, surtout aux piques, mais qu’en plus on aura vécu le miracle de la communion, post-domination, car celle-ci être un préalable et non une fin en soi, entre l’homme et la bête. Il y a donc un paradoxe qui n’en est un qu’en apparence : la forme de la Corrida est celle d’un rite sacrificiel et le contenu est celui d’un affrontement entre une charge indéterminée et la capacité d’un torero à la maîtriser, à la dominer puis à la subjuguer. Il est important de comprendre que le toreo ne se limite pas à un jeu de domination mais qu’il est essentiel que l’opposition soit dépassée par la complémentarité dirigée par l’élément humain qui modèle la force brute, par le courage d’abord mais forcément associé à l’intelligence sans laquelle il ne serait rien face au monstre puis finalement par l’esthétique qui confère à la tauromachie, ce « combat » seulement apparent, sa dimension érotique. Je suis conscient que beaucoup d’entre nous nient cette dimension mais si la tauromachie est résumée à son côté tragique c’est d’abord une tragédie pour elle car elle devient difficilement défendable.

Résumons-nous : sacrifice mais éthique pour respecter l’animal sacrifié et lui donner sa chance (double chance : d’attraper le torero ou d’être gracié). Cet animal n’est pas choisi pour sa docilité comme dans les rites sacrificiels religieux mais au contraire pour sa capacité de combativité positive qui permet la danse, à la fois macabre et festive, deux faces complémentaires. Plus on atteint l’équilibre entre le tragique et l’esthétique, plus grande est la lidia, plus elle se rapproche de l’idéal. Elle perd son intérêt quand elle tombe dans une difficulté extrême qui ne permet pas une passe ou au contraire, bien-sûr, quand elle tombe dans une facilité apparente qui lui enlève toute émotion. La dichotomie torisme vs torerisme est un clivage par trop simpliste ! Certains mettent en question cet équilibre parfait. Libre à eux. Pencher d’un côté, soit, mais nier l’autre est une hérésie.

J’ai eu par ailleurs l’occasion de l’exprimer clairement, pour être transcendant ou simplement pour transmettre une émotion ce que fait le taur-héros ne doit jamais paraître facile et l’animal sacrifié ne doit jamais faire pitié. C’est une victime qui ne doit pas le paraître. Elle doit vendre chèrement sa peau et c’est la difficulté qui résulte de cette combativité qui permet au rite de prendre tout son sens, de donner de la substance à la forme. Ce n’est pas une question de jouer avec les mots, la sémantique est importante. Nous n’avons pas dans la langue française un mot pouvant traduire le mot lidia, d’où, je crois, certaines confusions. La lidia est, à l’intérieur de la forme rituelle, le moyen pour arriver au but qui est le toreo. C’est une technique associée au courage qui, dépurée, a aussi son esthétique mais c’est surtout la cadre du possible, la science du torero, un préalable pour lui permettre de donner libre cours à son Art. La lidia est rarement une lidia pure – tout comme le toreo n’est quasiment jamais esthétique pure -, elle est généralement indissociable du toreo.

Reste maintenant à savoir ce qu’est le toreo. Ce n’est pas une mince affaire. Cela fait 25 ans que j’essaie pour ma part de le définir. Rafael El Gallo, après toute une vie de torero disait et peut-être est-ce là la meilleure définition : « Le toreo… c’est ce que l’on ne peut pas expliquer ».

Affaire à suivre.

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1. Encore faut-il se mettre d’accord sur ce concept dont voici une définition : charge classieuse sans coups de tête, mufle baissé, répondant aux sollicitations sans brusquerie, avec rythme ou du moins sans à-coups et ne s’occupant que de l’objet à atteindre pour le poursuivre avec franchise et jusqu’au bout (par définition, la noblesse complète implique la bravoure et n’exclut pas du nerf en début de lidia; au contraire noblesse partielle unie à une demi-bravoure et un manque de force donne une charge mollassonne et candide, prototype de ce qu’on appelle le toro moderne).


Mai 17 2017

Un élevage à l’honneur (97)

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Après que Dufau ait triomphé des derniers coquillas à Saint-Sever en 2013 on s’est aperçu que cet encaste n’était pas mort, d’une part car Sánchez Arjona continue à posséder un lot de cette origine et d’autre part parce qu’un élevage andalou un peu oublié a été sorti de son ostracisme par la peña de Saint-Perdon lors de la novillada concours de 2015. En 2016 Parentis a suivi et en 2017 c’est au tour de Mugron, suite à quoi on a appris que sous le nom La Pasión, un élevage a été créé dans les environs d’Aire sur l’Adour (Pilès-Dussau) à partir des élevages précédents.

María Jesús Gualda est l’héritière de l’élevage El Añadío dont une partie du bétail est d’une autre branche de Santa Coloma, celle de Buendía. Ces origines ont été introduites par la mère de la propriétaire actuelle il y a une trentaine d’années via la ganadería de Julio Garrido. Des étalons de San Martín ont ensuite été ramenés dans ces terres méridionales.

Encaste : Coquilla et Buendía

Devise :vert, rouge et jaune

Ancienneté : aucune

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Les animaux de ce fer paissent dans la finca qui lui a donné son nom, dans la commune de Jaén, sur 350 hectares. Le nombre de mères avoisine la centaine. Il fait partie de l’Asociación de Ganaderos de Lidia.


Mai 13 2017

Combat ou sacrifice ?

Publié par Giraldillo dans Réflexion      

La Corrida met en scène un homme et un taureau brave (ou de combat) dans un corps à corps agonistique. Jusque là, très bien, mais quelle est la nature exacte de ce corps à corps ?

Il y a, me semble-t-il, un malentendu concernant le mot lidia que l’immense majorité des espagnols ne remplaceront indistinctement pas par le mot combate. Pour le coq de combat, l’animal le plus proche du toro en ce sens que lui aussi est élevé pour son caractère, on parle de gallo de pelea car celui-ci est destiné à se battre contre un congénère, ce qui n’est pas le cas du toro.

Il paraît clair que pour ce dernier il y a combat : il ne calcule pas, il veut vaincre tout ce qui se met sur sa route. Les tenants du combat sans doute se placent-ils inconsciemment du côté du toro plutôt que du côté de l’homme. Dans tout affrontement (ce qui n’est pas la même chose qu’un combat) il est difficile en effet de rester neutre, il faut prendre parti.

Le fait est que généralement le toro ne sort pas vainqueur. La logique veut qu’il meure : c’est l’intelligence de l’homme qui vainc la force brute. De plus, symboliquement parlant, l’homme triomphe de la mort dont l’animal en est l’antonomase.

Comment peut-il y avoir un combat alors que les deux opposants n’utilisent pas les mêmes armes ? Si combat il y a, celui-ci est on ne peut plus inégal, celui d’un homme qui a une masse corporelle une dizaine de fois inférieure à celle de son adversaire mais qui, en contrepartie, est a priori prêt à ce face à face dont il connaît les règles du jeu.

Par ailleurs, s’il y a combat, il doit y avoir un vainqueur. Quand le toro gagne-t-il ? Pas quand il tue le torero et l’idée ne viendrait à personne de le gracier pour cela, anti-taurins mis à part.

Est-il gagnant lorsqu’il est gracié ? En général non, car c’est souvent le torero qui le met en valeur pour permettre l’indulto.

Alors bien sûr il arrive souvent que l’homme soit dépassé mais, au bout du compte, même sifflé, c’est lui qui met à mort l’animal. Si ce n’est pas le cas, le toro est tué dans les corrales.

Le seul cas de réelle victoire pour le toro serait donc celui d’une grâce pour comportement exceptionnel après avoir surclassé le torero. Dans ce cas c’est généralement la vuelta qui est accordée mais de toute manière l’animal aura gagné son indulto plus pour avoir démontré sa nature brave que pour avoir été vainqueur du combat supposé car il aurait eu encore plus de chance de l’être face à un adversaire capable de s’accoupler à sa charge.

Je comprends que le mot sacrifice en dérange certains car il sous-tend l’idée de victimisation mais il est clair que si la Corrida est un rite sacrificiel ce n’est pas son seul aspect (restons sur thanatos, nous traiterons eros par ailleurs). On ne cherche pas un animal qui serait facile à sacrifier. Dans de nombreux rites, celui de Mithra ou celui de Saint-Marc ou d’autres encore bien plus anciens, auxquels la Corrida peut se comparer, voire desquels elle peut se réclamer, le sang du toro doit couler pour pouvoir s’imprégner de ses qualités (bravoure, puissance, fertilité). En ce sens, elle serait une sorte de rite totémique où l’animal sacrifié n’en est pas moins vénéré. Il est le symbole d’un peuple, nous, peuple du toro, peut-être en réminiscence d’un aurochs terrifiant finalement terrassé où la peur a fait place à la culpabilité d’avoir tué un animal longtemps considéré invincible. Pour Freud, le repas totémique représente l’absorption de la vie sacrée mais dans la Corrida le toro joue sans doute aussi le rôle de bouc-émissaire en remplaçant la figure paternelle primordiale et brutale dont la mort suppose le début de la civilisation, les enfants s’organisant dans un esprit de justice.

Dans la tauromachie espagnole, pour que la communion avec les forces de la nature puisse se réaliser dans ce qui peut ressembler à une sorte de danse macabre entourée d’un esprit de fête, il est indispensable que l’animal soit digne d’être sacrifié aux dieux (sont-ce des minotaures ou s’agit-il de permettre au soleil, comme chez les Aztèques ou dans d’autres rites solaires, de continuer sa course ?) par ses qualités de bravoure et de noblesse (pas une noblesse partielle et fade mais plutôt une noblesse entendue comme un abandon total). La victoire pour être belle, totale, doit faire suer le torero mais aussi lui permettre, une fois la domination acquise, de s’abandonner, de s’offrir lui-même en offrande. L’issue de cette « lutte » doit donc ne pas être évidente et c’est sans doute cette tension, la blessure paraissant probable et le toro semblant vouloir toujours attraper le leurre, que certains appellent combat. Pour se jouer de la mort l’Homme doit jouer sa vie. Mais une osmose complète est rare et pour surgir il faut nécessairement que les forces contraires s’unissent : celle de l’esprit, soit l’homme, envahissant le terrain du toro pour le dominer en créant un groupe sculptural indissociable.


Mai 10 2017

Au pays des toros (34)

Publié par Giraldillo dans Non classé      

Les villages de La Peza (en haut) et Lanteira (en bas), qui se situent dans les contreforts nord de Sierra Nevada, à l’est de Grenade, assez proches à vol d’oiseau, sont distants de plus de trente kilomètres dans la mesure où il faut faire une boucle  dans la vallée en passant par Guadix. Ces deux localités célèbrent des spectacles taurins assez pittoresques, rappelant les capeas d’antan.


Mai 6 2017

San Isidro historique

Publié par Giraldillo dans Histoire      

La première feria de San Isidro a eu lieu il y a 70 ans, en 1947 donc, avec 5 courses à peine. Cette feria est devenu avec le temps une sorte de Mundial taurin, un mois durant avec une trentaine de spectacles, environ 22 corridas à pied, 4 de rejoneo et autant de novilladas. L’affiche accessible ci-après est censée réunir le meilleur de la tauromachie de tous les temps :

Affiches des cartels représentatifs de l’Histoire du toreo

Clic sur un nom pour le portrait correspondant :

I. Pedro Romero, Costillares et Pepe Hillo

II. Paquiro, Cúchares, El Chiclanero et Cayetano Sanz

III. Lagartijo vs Frascuelo

IV. Luis Mazzantini, El Espartero et Guerrita

V. Antonio Fuentes, Bombita, Machaquito et El Gallo

VI. Rodolfo Gaona, Gallito et Juan Belmonte

VII. Sánchez Mejías, Chicuelo, Granero, Márquez, Lalanda, Niño de la Palma

VIII. Cagancho, Gitanillo et Armillita

IX. M. Bienvenida, D. Ortega et Victoriano de la Serna

X. Manolete, Pepe Luis Vázquez, Carlos Arruza et Antonio Bienvenida

XI. L.M. Dominguín, M. González et R. Ortega

XII. Julio Aparicio, Litri et Antonio Ordóñez

XIII. Manolo Vázquez, César Girón et Antoñete

XIV. G. Sánchez, J. Ostos, D. Puerta et El Viti

XV. Curro Romero, Paco Camino et Rafael de Paula

XVI. El Cordobés, Palomo Linares et Paquirri

XVII. Ángel Teruel, Ruiz Miguel et Dámaso González

XVIII. Manzanares, Niño de la Capea et Julio Robles

XIX. Paco Ojeda, Espartaco et César Rincón

XX. Joselito, Enrique Ponce et Julio Aparicio

XXI. José Tomás, Morante et El Juli

XXII. Castella, Manzanares, Perera et Talavante

+ El Fundi, Esplá, Fandiño, Ferrera, Juan Bautista, Limeño, Martínez, Padilla, Posada, F. Rodríguez, Silverio, A. Vázquez


Mai 3 2017

Un élevage à l’honneur (96)

Publié par Giraldillo dans Campo      

Encore du Domecq ! Cet élevage n’a encore rien prouvé et pourtant les professionnels font confiance à son propriétaire, Paco Medina, qui avait lancé avec sucès celui du Ventorrillo avant de le vendre. El Montecillo a éte créé en 2005 avec du bétail de El Ventorrillo, Sotillo Gutiérrez et Antonio Arribas (Los Guateles), 90 vaches en tout.

Hierro de El Montecillo

Encaste : Domecq

Devise : vert et blanc

Ancienneté : 1996

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Les animaux de ce fer paissent dans le domaine du même nom dans la commune tolédane d’Orgaz.