Les ingénus voltairiens continuent

juin 26th, 2018

Ce site contient les activités pédagogiques menées pendant plusieurs mois avec différentes classes de lycée, et il est répertorié sur le site académique Lettres TICE de Besançon.

 

Chapitre 4 de l’Ingenu, Commentaire composé.

janvier 10th, 2010

Introduction : « L’Ingénu » est un conte philosophique écrit pendant le siècle des Lumières (18ème siècle). Voltaire, auteur de cet ouvrage, sera fidèle aux changements de cette époque : comme d’Alembert et d’autres philosophes, ils critiqueront la religion par exemple à travers « L’Encyclopédie », qui regroupe au départ toutes les connaissances acquises par l’homme. « L’Ingénu » est donc écrit par Voltaire et fut publié en 1767. Nous allons étudier le chapitre 4 de cet ouvrage, scène importante et reflétant bien le livre entier. A ce stade du livre, le Huron veut se faire convertir et va attendre dans la rivière son baptême, pratique qui n’a plus cours dans la religion catholique. Cette scène est-elle uniquement comique? Nous allons tout d’abord étudier cette scène, comique, burlesque et grivoise, pour ensuite aborder les différentes stratégies argumentatives utilisées pour convaincre l’Ingénu de se faire baptiser et nous conclurons enfin par la critique des rituels religieux qui feront la formation du Huron.

I. Une scène comique et burlesque : un baptême grivois.

A. Le comique de situation : scène théâtrale et drôle.

Cette scène est drôle grâce à l’attitude, mais aussi à la situation dans laquelle se trouvent les personnages. En effet, le Huron est nu dans la Rance. Le prieur, le voyant ainsi, lui demande de se rhabiller. Il est espionné par deux femmes, Mlle de St Yves et Mlle de Kerkabon à qui la scène ne déplait pas. Nous sommes alors dans une situation comique. Celle-ci naît du contraste entre les personnages : d’une part, des gens de haut rang, chaste, habillés et bien éduqués (comme l’évêque) et de l’autre l’Ingénu qui est tout nu dans la rivière. Cette situation ne le choque pas. La situation est aussi doublement comique quand Mlle de St Yves vient voir l’Ingénu et « qu’elle baisse les yeux, et les relève avec une grâce attendrissante ». On se demandera alors sur quoi elle baissait les yeux. Ici, il y a un sous-entendu de la part de l’auteur, d’ordre grivois (= plaisanterie faisant allusion à la sexualité).

B. Une scène grivoise

L’eunuque sert d’argument d’autorité au Huron pour expliquer sa posture tant physique que culturelle. Cet argument est alors grivois, car un eunuque se caractérise par une absence de virilité sur le plan anatomique. Le débat se déplace d’un problème théologique qui est le baptême par immersion, à un problème anatomique. Nous ne sommes alors plus centrés sur un problème intellectuel, mais bien sur un discours grivois : “en dessous de la ceinture”. L’exemple de l’eunuque accélère le processus grivois, d’autant plus quand on prend en compte les commentaires des deux femmes. Le comique naît encore ici de sous entendus : Mlle de St Yves et Mlle de Kerkabon « baisse[nt] les yeux [sur le Huron], et les relève[nt] avec une grâce attendrissante ». Une scène grivoise est donc également mise en avant dans ce chapitre.  Enfin, le nom de baptême de l’Ingénu est Hercule qui est aussi source de sous-entendu grivois : la référence des 13 travaux d’Hercule d’où la citation « Toutes les dames baissèrent les yeux, et jugèrent à la physionomie de l’Ingénu qu’il était digne du saint dont il portait le nom ». Par sa physionomie, Mlle de Kerkabon et Mlle de St Yves déclarent donc qu’il méritait le nom qu’on venait de lui attribuer.

C. Une scène de baptême burlesque.

Le burlesque consiste dans une parodie triviale en style bas (= grivois) à relater des faits / des événements nobles / sacrés comme le baptême. Celui-ci est ici un sacrement religieux, un moment très important pour un chrétien, que Voltaire choisit de traiter sur un mode grivois et licencieux. Voltaire tourne donc cette cérémonie en dérision, car il mêle des éléments érotiques et sexuels à des éléments sacrés et chastes comme la religion. Ici, la scène du ruisseau dans lequel l’eunuque aurait été baptisé est burlesque, car il est réduit à quelque chose de vulnérable puisque le ruisseau est ridiculement petit. On peut donc constater que l’auteur rabaisse les éléments religieux en insistant sur leur petitesse et en les comparants à des éléments sexuels, ce qui est dégradant pour la religion.

II. Des stratégies argumentatives différentes pour obtenir le baptême de l’Ingénu.
A. Convaincre, une stratégie inefficace.

Les hommes d’Église s’appuient sur la conviction, ils veulent faire appelle à la raison de l’Ingénu. Tout d’abord, ils utilisent le champ lexical de la conviction : « disputer » et «remontrer ». Ces verbes servent à montrer ce qui est critiquable / blâmable dans son comportement. Ensuite, les hommes d’Église s’appuient sur la supériorité sur le plan intellectuel de l’Ingénu par rapport à eux-mêmes. Selon eux, c’est un sauvage, mais il est intelligent puisqu’il a recours à des arguments d’autorité tels que la Bible. De plus, l’Ingénu a pour qualités la franchise et une excellente mémoire. La stratégie des hommes d’Église s’avère donc inefficace, car les arguments sont justement contrés par l’Ingénu. Les paroles des gens d’Église ne sont pas montrées, car Voltaire veut nous faire découvrir la vacuité (= le vide) et l’inefficacité de leurs arguments. Puisque c’est un échec, Mlle de Kerkabon fait appel à Mlle de St Yves.

B. La persuasion, l’amour contre la raison.

Tout d’abord, la stratégie persuasive est utilisée, elle fait appelle aux sentiments amoureux; le débat est alors déplacé, il ne s’agit plus de convaincre le Huron que le baptême ne se pratique plus par immersion, mais d’accéder à la demande d’une belle jeune femme pour qu’il éprouve des sentiments amoureux. Cette stratégie marche vite et bien, Mlle de St Yves a réussi alors que l’Évêque et les Prieurs avaient échoué. Désormais, l’Ingénu est prêt à tout pour elle, il accepte pour elle, ce qu’il avait refusé auparavant. Lorsque Mlle de St Yves lui demande s’il serait capable de refuser sa demande, il dit clairement que ses désirs sont des ordres « Ah ! Tout ce que vous voudrez, mademoiselle, tout ce que vous me commanderez ; baptême d’eau, baptême de feu, baptême de sang, il n’y a rien que je vous refuse. » L’Ingénu ne se baptise donc plus pour les bonnes raisons, mais uniquement par amour.

III. Une critique des rituels religieux : la formation critique du Huron.

A. L’ingéniosité et la naïveté du Huron : une œuvre satirique, efficace.

La naïveté du sauvage est une arme efficace pour souligner les contradictions entre ce qui est dit et ce qui est fait. Dans le 1er chapitre,  l’Ingénu suit une formation intellectuelle et livresque. L’Ingénu a donc lu tous les textes de la Bible. Il peut désormais réfléchir seul et utiliser son libre arbitre pour affronter la vie. C’est dans le chapitre 2, qui est un chapitre pivot, qu’a lieu la formation critique de l’Ingénu. Dans le chapitre 3, le Huron veut se faire circoncire, il se fait convaincre par le prieur que le baptême est de circonstance (« à la mode »), il reconnait son erreur et se range à l’avis du religieux.  Ce roman est donc à la fois sentimental, philosophique et d’apprentissage.

B. La critique des femmes dévotes.

Dans ce chapitre, l’auteur fait aussi une critique des femmes dévotes, prudes, car elles ne peuvent étouffer leur désir en voyant l’Ingénu. Voltaire joue alors sur la contradiction, d’une part, sur la volonté d’être dévote, et de l’autre sur les désirs propres à tous humains comme on peut le voir dans la phrase « rougit de plaisir » qui est une manifestation physique du désir.

C. La dénonciation du décalage entre la Bible et les pratiques religieuses du clergé.

Voltaire se sert de l’Ingénu pour montrer que les gens du Clergé ne respectent pas ce qu’il y a écrit dans la Bible. À travers ce chapitre ressort l’anticléricalisme de l’auteur, en effet, il écrit par exemple « Je m’aperçois tous les jours qu’on fait ici une infinité de choses qui ne sont pas dans votre  livre, et qu’on n’y fait rien de tout ce qui est dit ». L’anticléricalisme est un positionnement idéologique qui refuse ou est très critique envers le clergé.

Conclusion : On peut donc dire que cette scène n’est pas uniquement comique. À travers ce passage, différentes stratégies et différents procédés ont été utilisés pour montrer à la fois le côté comique et burlesque d’une scène telle que le baptême, mais aussi pour faire une réelle critique des rites religieux et de l’apprentissage du Huron. Candide, écrit par Voltaire aussi, décrit un personnage similaire à l’Ingénu : un personnage naïf. Dans ce livre, Voltaire dénonce également la religion, l’aristocratie, l’esclavage et la guerre.


Lexique retravailler du chapitre IX à XII

décembre 8th, 2009

Chapitre IX

 « L’Ingénu débarque en pot de chambre dans la cour des cuisines ». Lors de son arrivée a Versailles pour voir le roi.Explication : c’est une voiture de Paris à Versailles qui ressemble à un tombereau couvert.

  « ils restent ensemble une demi-heure dans une petite antichambre ». Il s’agit du Huron et du garde qui attendent pour parler au commis de Mr Alexandre puisqu’il n’arrive pas a rencontrer les personnes supérieurs à se commit. Il s’impatiente et s’ennuie dans cette pièce. Explication : c’est une chambre qui précède la pièce principale ; équivalent d’une chambre d’attente.

  « on lui accorderait la permission d’acheter une lieutenance ». Le commis, après avoir lu les certificats de L’Ingénu lui propose d’acheter une lieutenance. L’Ingénu est choquer de la proposition faite par le commit et demande beaucoup plus.Explication : c’est une charge d’officier qui s’achète. Sous l’Ancien régime, un grand nombre d’emplois dans l’armée et dans la magistrature s’achètent ; on parle de la vénalité des charges.

  « la maréchaussée entra dans sa chambre » L’Ingénu espère voir le roi le lendemain, d’obtenir Mlle de St Yves en mariage… quand la maréchaussée arrive chez lui. Ici la maréchaussée vient chercher l’Ingénu pour le mener en prison où il rencontrera Gordon.Explication : c’est l’équivalent de la gendarmerie.

  « on le mena dans le château que fit construire le roi Charles V, fils de Jean II, auprès de la rue St Antoine, à la porte des Tournelles. ».Explication : c’est un mot qui désigne la Bastille, prison réservée généralement aux délits d’opinion.

 Chapitre X  

 « M. Gordon était un vieillard frais et serein, qui savait deux grandes choses : supporter l’adversité, et consoler les malheureux. ». L’Ingénu est enfermé à la Bastille avec un janséniste, Mr Gordon. Explication : c’est un destin contraire, qui apporte des malheurs.

 « La conversation roula sur la Providence, sur les lettres de cachet, et sur l’art de ne pas succomber aux disgrâces auxquelles tout homme est exposé dans ce monde. ». L’Ingénu et Mr Gordon discute ensemble sur le sujet des lettres de cachet, qui sont injustes selon les deux personnages. En effet, l’Ingénu est en prison sans motif accompagné de Gordon qui a déjà purger 2 ans sans même être une seule fois de mauvaise humeur, ce qui choque l’Ingénu repensant simultanément a St-Yves.  Explication : c’est une lettre qui permet une incarcération sans procès, ces lettres sont données comme l’exemple de l’arbitraire de plus scandaleux.

  « Je passe pour janséniste ». Mr Gordon dit cela à L’Ingénu pour expliquer la raison de sa présence en prison.Explication : c’est un défenseur du jansénisme, le jansénisme étant  un mouvement religieux, puis politique, qui se développe au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, principalement en France, en réaction à certaines évolutions de l’Église catholique, et à l’absolutisme royal.

 -la boîte de Pandore, l’œuf d’orosmade, l’inimité entre Typhon et Osiris, et enfin le péché original. Mr Gordon passe en revu tout cela pour expliquer à l’Ingénu qui est naïf dans la question poser sur l’origine du bien et du mal.Explication : Les récits mythologiques ont pour fonction d’expliquer l’origine du Bien et du Mal.

 Chapitre XI

   « Personne n’y sait rien de ce qu’a fait son bisaïeul. ». L’Ingénu écrit des éléments sur l’histoire ancienne, lorsqu’il est en prison. Il explique se qu’il a lut : un homme a parcourus plusieurs kilomètres, rencontrer plusieurs personnes qui ne connaissaient même pas leur passer, ce qui étonne l’Ingénu.Explication : c’est le père, la mère d’un aïeul (personne plus âgée : grand-père, grand-mère).

  « J’aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, et je hais celles des imposteurs. ». L’Ingénu continue d’écrite sur l’histoire ancienne.Explication : c’est une personne qui trompe par de fausses apparences ou des affirmations mensongères, qui se fait passer pour quelqu’un d’autre.

 «  Les apédeutes assurèrent que cette proposition était hérétique, sentant l’hérésie, et que l’axiome contraire était catholique, universel, et grec ». L’Ingénu lit une histoire de l’Empereur justinien et il est écrit cela.Explication : c’est une doctrine contraire à la foi, condamné par l’église catholique ; toute doctrine contraire aux dogmes établis dans une quelconque religion.

Les apédeutes : Explication : ce sont des personnes ignorantes, sans éducation.

 « On ne me la cachait pas dans l’horizon septentrional où j’ai passé mon enfance et ma jeunesse. ». L’Ingénu et Gordon lisent ensemble des éléments de l’astronomie, l’Ingénu est ravi.Explication : signifie situé au Nord ; qui appartient aux régions du Nord.

  « Il savait que ces messieurs-là et plusieurs autres pastophores avaient lassé de contredits la patience des empereurs ses prédécesseurs en matière plus grave. ». Gordon réplique cela à L’Ingénu indigné par ce qu’il vient de lire dans l’histoire de l’empereur justinien.Explication : prêtres porteurs de statues dans les cérémonies grecques.

 Chapitre XII

 « Parmi les livres qui occupaient le loisir des deux captifs, il se trouva des poésies, des traductions de tragédies grecques, quelques pièces du théâtre français. ». Ce mot désigne l’Ingénu et Gordon emprisonnés à la Bastille qui sont décris comme captif lorsqu’ils lisent des poésies ou toutes autres sortent de livres.Explication : cela désigne un prisonnier de guerre mais ici c’est plutôt pour désigner les deux prisonniers Gordon et l’Ingénu.

  « il était bien loin de pouvoir revenir à son colombier. ». L’Ingénu pense au théâtre et lit une pièce Deux pigeons qui « lui perça le cœur ».Explication : c’est un terme métaphorique inspiré par la fable, le « colombier » de l’Ingénu est le séjour où il retrouvera la belle Saint-Yves dont il est amoureux.

  « et quoiqu’il ne déclamât pas bien, il y mit tant de vérité et d’onction qu’il fit pleurer le vieux janséniste. ».L’Ingénu récite des vers d’Iphigénie.Explication : cela veut dire qu’il récite à haute voix et d’une façon solennelle les vers de sa poésie. L’Ingénu ignore les règles de la déclamation mais il sait communiquer sa propre émotion.

  « il y mit tant de vérité et d’onction ». L’Ingénu récite des vers d’Iphigénie à Gordon. Le janséniste est tellement toucher par se que l’Ingénu lui raconte qu’il en pleure. Explication : c’est la douceur persuasive.

  « J’ai parlé d’après la nature ; il se peut que chez moi la nature soit très imparfait ; mais il se peut aussi qu’elle soit quelquefois peu consultée par la plupart des hommes. ». Parole de l’Ingénu à Gordon.Explication : cela veut dire qu’il suit son propre gout naturel, sans être influencé par les modes et les préjugés.

Chap III

décembre 4th, 2009

1°) Ce paragraphe est une vision du baptême pour les différents personnages et le narrateur. Il contient une charge critique.

Cette vision du baptême induit, fait comprendre que le baptême est profane, c’est-à-dire qu’il n’est pas sacré. Pour Voltaire, c’est une cérémonie, semblable à une fête où le conviés viennent pour boire, manger et s’amuser, et non un sacrement. Certains mots et expressions le montrent : « pompeux équipage » qui désigne l’évêque, « sa plus belle robe », « pour briller »,  et « coiffeuse » qui désignent Mlle de Saint-Yves, et enfin « magnifiquement parée » qui désigne l’église. L’aspect festif est dont représenté dans plusieurs domaines : non seulement les invités se rendent au baptême pour se montrer et faire la fête, mais aussi l’église, qui est décorée de telle sorte que le baptême ressemble à une fête de village, et l’évêque qui vient dans son majestueux équipage, comme si lui aussi était comme les autres personnages, venu ici pour se montrer.

Les personnages préfèrent l’aspect festif du sacrement à l’aspect religieux. Le baptême n’est important que du point de vue festif et social, il est montré comme un évènement et non un sacrement : toutes ces expressions nous le font comprendre.

 

2°) Cette critique est faite au moyen du comique.

En effet, Voltaire se moque de la société en utilisant l’ironie. On peut voir le comique de situation par contraste. Du point de vue narratif, on a un évènement : la disparition de l’Ingénu. Voltaire ironise sur les conséquences : les personnages sont tristes de ne pas pouvoir se montrer. Toute la belle société va dans les bois pour chercher le Huron. Le lecteur peut alors s’imaginer la scène, et en a une vision comique : les personnages très bien parés cherchant l’Ingénu.

La coupure de la fin du chapitre faite par Voltaire fait attendre la suite : ce n’est plus du comique, mais du voyeurisme. Le lecteur est laissé en suspens et est invité à lire la suite pour savoir ce que Mlle de Saint Yves et Mlle de Kerkabon ont découvert dans la rivière. 

 Rhétorique

« Lorsqu’elles aperçurent au milieu de la rivière une grande figure assez blanche, les deux mais croiser sur la poitrine » est une métaphore qui désigne l’ingénu.

 

Le rapport avec les lumières

 

Le rapport avec les lumières : Les Lumières impliquent un nouveau rapport de l’homme à Dieu contre ceux qui se disent ses interprètes ou ses représentants. Set pour cela que voltaire a choisie un homme qui est naïf, l’ingénu  car il pense que le baptême doit se faire comme dans la bible set pour et donc il est allé au bord de la rivière pour ce faire baptiser.

 Conclusion

 Voltaire, à travers ce passage, critique la religion et plus particulièrement le lien entre la religion et la société, qui rend le baptême comme un événement profane. Il la réalise au moyen du comique.

 

Aloïs

Travail du vendredi 4 décembre

décembre 4th, 2009

Premier extrait du chapitre III.

« Il fallait auparavant se confesser ; et c’était là le plus difficile. L’Ingénu avait toujours en poche le livre que son oncle lui avait donné. Il n’y trouvait pas qu’un seul apôtre se fût confessé, et cela le rendait très rétif. Le prieur lui ferma la bouche en lui montrant, dans l’épître de saint Jacques le Mineur, ces mots qui font tant de peine aux hérétiques : Confessez vos péchés les uns aux autres. Le Huron se tut, et se confessa à un récollet. Quand il eut fini, il tira le récollet du confessionnal, et, saisissant son homme d’un bras vigoureux, il se mit à sa place, et le fit mettre à genoux devant lui : « Allons, mon ami, il est dit : Confessez-vous les uns aux autres ; je t’ai conté mes péchés, tu ne sortiras pas d’ici que tu ne m’aies conté les tiens. » En parlant ainsi, il appuyait son large genou contre la poitrine de son adverse partie. Le récollet pousse des hurlements qui font retentir l’église. On accourt au bruit, on voit le catéchumène qui gourmait le moine au nom de saint Jacques le Mineur. La joie de baptiser un Bas-Breton huron et anglais était si grande qu’on passa par-dessus ces singularités. Il y eut même beaucoup de théologiens qui pensèrent que la confession n’était pas nécessaire, puisque le baptême tenait lieu de tout. »

Présentation

Le passage se situe après le dîner chez Melle de Kerkabon. Les Kerkabon veulent baptiser l’Ingénu, qui demande d’abord à être circoncis, puis c’est la question du baptême qui se pose.

Ce passage constitue une critique de la confession. L’Ingénu applique à la lettre les consignes de la confession : « Confessez vos péchés les uns aux autres », ce qui donne un ton comique.

Questions sur le texte

Quelles sont les sortes de comique qui servent à cette critique de la confession et de la religion ?

Eléments de réponse et appui sur le texte

Dans ce passage, on peut voir que Voltaire fait la critique du rituel du baptême au moyen du regard naïf de l’Ingénu et du comique.

La vision du baptême est montrée par différents personnages ainsi que par le narrateur. Voltaire veut montrer que le baptême n’est pas sacré (baptême = profane). Pour Voltaire, le baptême vu par les différents personnages est une simple cérémonie, et non un sacrement : « La joie de baptiser un Bas-Breton huron et anglais était si grande ».

On a ici, une critique de l’aspect illogique du baptême (confession).

La phrase finale montre l’incapacité du clergé à justifier un sacrement. Pour Voltaire il y a une solution : supprimer un sacrement.

L’Ingénu applique à la lettre ce qu’on lui a appris, ce qui rend la situation comique. L’Ingénu applique à la lettre ce qu’on lui a appris, ce qui rend la situation comique. Le principal élément du comique se trouve dans le discours du Huron. Après s’être confessé, l’Ingénu exige de son confesseur qu’il le fasse à son tour : « je t’ai conté mes péchés, tu ne sortiras pas d’ici que tu ne m’aies conté les tiens ».

Un laïque confesse un prêtre, or un prêtre est pur. L’ingénu n’est pas éduqué : il ne sait pas que l’on ne se confesse uniquement à un prêtre. D’autre part, l’Ingénu est anglais et aurait donc pu être anglican.

Le comique consiste dans le ton familier qu’emploie l’Ingénu : « mon ami », et dans son tutoiement.

Cette phrase met en route un comique de farce, on assiste à une « bagarre » dans une église. On trouve le champ lexical du comique de farce : « il tira », « saisissant […] d’un bras vigoureux », « il appuyait son large genou contre la poitrine de son adverse partie ».

La domination physique constitue un renversement de situation, après la domination spirituelle du récollet.

On peut voir aussi un certain comique de situation : l’utilisation d’un texte sacré, ancien, pour justifier un sacrement moderne (le baptême, la confession). La phrase finale le montre : « Il y eut même beaucoup de théologiens qui pensèrent que la confession n’était pas nécessaire, puisque le baptême tenait lieu de tout. » Ceci est la conséquence de l’événement : les spécialistes en déduisent une nouveau règlement théologique.

Voltaire critique aussi l’engouement de l’église à baptiser un « Bas-Breton huron et anglais » : l’église a ici le rôle de missionnaire, baptiser un sauvage.

Conclusion

La composition du passage est progressive et débouche sur une sorte de chute assez sophistiquée : Voltaire critique ceux qui critiquent des points précis de théologie.

Programme de travail pour le mardi 8 décembre 2009

décembre 3rd, 2009

Première S 1 Français L’Ingénu

Travaux à faire pour le mardi 8 décembre (la note comptera pour le deuxième trimestre) avant 15 heures.

Consignes générales : travail à rendre sous forme numérique, au format Word, Police Times New Roman, corps 12, interligne simple, marges gauche et droite de 2 cm, marges haut et bas 2,5 cm. Pas de fantaisie graphique, pas d’espace avant ni après les paragraphes,pas de couleurs.

Dépôt du travail au choix : sur le blog, dans un article signé, ou dans l’espace classe 1S1, ou en fichier joint dans un courriel au professeur. Reprendre éventuellement comme source ce qui est déjà en ligne sur le site du lycée, et bien faire apparaître la différence entre la source copiée-collée et les additions.

Élèves

Activité à faire

ALISON Mathilde
BOIS Virginie
Chapitre V, 4 derniers paragraphes à enrichir, rhétorique, argumentation, registre
BARBE Lucie
ZEITLER Laura
Chapitre XIII : terminer le travail commencé en classe, sur le modèle des fiches déjà faites (introduction + axes de lecture + explications diverses + conclusion) Minimum 25 lignes
BAZILE Jeanne
GOYOT Mélanie
Vocabulaire, chapitres I à IV : trier, remettre en forme, éventuellement enrichir en disant à quoi peut servir de savoir le sens de ce mot dans l’explication orale. Ne pas trop déborder sur l’aspect rhétorique …
BRESSOUX Julien
FLOCHON Baptiste

PONÇOT Cassandra

Parallélisme entre les chapitres IX et XIII : faire une comparaison systématique (ressemblances, différences) sous la forme d’un tableau à deux colonnes, suivi d’un commentaire de synthèse : usage du comique, valeur argumentative, raison de choisir ces cibles pour la critique au temps des Lumières)
DELCEY Marylène
KESSLER Anne-Pénélope

MOUHAT Joséphine

SARRAZIN Adèle

Répartition selon vos affinités en deux groupes distincts, à identifier dans le travail rendu

Chapitre XV (les propositions de Saint-Pouange à Melle de Saint-Yves) : rédiger une fiche sur deux extraits différents à sélectionner vous-mêmes, présentation, questions possibles, réponses aux questions sous la forme d’un plan avec appui sur le texte ; faire apparaître les éléments suivants : pourquoi les sous-entendus grivois ? pourquoi la description d’un tempérament modeste et gentil chez Saint-Yves ? est-celle une nouvelle Ingénue ?quelle vision du pouvoir et de l’arbitraire ? quelle place ont les dévots ou dévotes dans la société décrite ? qu’est-ce que Voltaire veut leur reprocher ? Essayer de prévoir une conclusion
GENTET Louis Rhétorique, chapitres I à IV : à compléter, et essayer de montrer à quoi cela peut servir dans l’explication orale au bac
GOLDSTEIN Alice Reprendre Chapitre III (« Il fallait auparavant se confesser… ») : à finir, ajouter explications rhétorique et argumentation, et rapport aux Lumières
GORKA Andréï Vocabulaire, chapitres V à VIII : trier, remettre en forme, éventuellement enrichir en disant à quoi peut servir de savoir le sens de ce mot dans l’explication orale. Ne pas trop déborder sur l’aspect rhétorique …
CHAVIN Thomas Vocabulaire, chapitres IX à XII : trier, remettre en forme, éventuellement enrichir en disant à quoi peut servir de savoir le sens de ce mot dans l’explication orale. Ne pas trop déborder sur l’aspect rhétorique …
GREGIS Manon Rhétorique, chapitres I à IV : à compléter, et essayer de montrer à quoi cela peut servir dans l’explication orale au bac
JACQUET Romuald Rhétorique, chapitres I à IV : à compléter, et essayer de montrer à quoi cela peut servir dans l’explication orale au bac
JACQUOT Victorien
ROBELIN Marine
Rhétorique, chapitres I à IV : à compléter, et essayer de montrer à quoi cela peut servir dans l’explication orale au bac. Reprendre la forme pour ne pas laisser un aspect schématique, mais rédigé.
LACROIX Jessica
PERNOT Julie
Vocabulaire, chapitres XIII à XVI : trier, remettre en forme, éventuellement enrichir en disant à quoi peut servir de savoir le sens de ce mot dans l’explication orale. Ne pas trop déborder sur l’aspect rhétorique …
OZTURK Yalcin
NERET Julie
Vocabulaire, chapitres XVIII à XX : reprendre complètement les deux chapitres à peine amorcés par Yalcin, trier, remettre en forme, éventuellement enrichir ce qui a été fait par Adèle, en disant à quoi peut servir de savoir le sens de ce mot dans l’explication orale. Ne pas trop déborder sur l’aspect rhétorique …
RICHARD Claire
TILLIER Alicia
Chapitre IX (Arrivée de l’Ingénu à la cour) : étoffer avec explication des procédés de style et valeur argumentative, et trouver une conclusion
ROSSET Clélie
SAUCET Alexandre
Chapitre VIII (« Et pourquoi fuyez-vous votre patrie … ») : à terminer, minimum 25 lignes. Penser aux procédés de style, et à la fonction argumentative contextuelle (17ème et 18ème siècle)
ROY Aloïs Reprendre et finaliser le travail sur le chapitre III (« On prit jour avec l’évêque … ») : enrichir (rhétorique, argumentation, rapport avec les Lumières)
SALVI Marie-Pierre Rhétorique, chapitres I à IV : à compléter, et essayer de montrer à quoi cela peut servir dans l’explication orale au bac

novembre 24th, 2009

Troisième extrait du chapitre I.

Mademoiselle de Saint-Yves était fort curieuse de savoir comment on faisait l’amour au pays des Hurons. « En faisant de belles actions, répondit-il, pour plaire aux personnes qui vous ressemblent. » Tous les convives applaudirent avec étonnement. Mademoiselle de Saint-Yves rougit et fut fort aise. Mademoiselle de Kerkabon rougit aussi, mais elle n’était pas si aise : elle fut un peu piquée que la galanterie ne s’adressât pas à elle ; mais elle était si bonne personne que son affection pour le Huron n’en fut point du tout altérée. Elle lui demanda, avec beaucoup de bonté, combien il avait eu de maîtresses en Huronie. « Je n’en ai jamais eu qu’une, dit l’Ingénu ; c’était mademoiselle Abacaba, la bonne amie de ma chère nourrice ; les joncs ne sont pas plus droits, l’hermine n’est pas plus blanche, les moutons sont moins doux, les aigles moins fiers, et les cerfs ne sont pas si légers que l’était Abacaba. Elle poursuivait un jour un lièvre dans notre voisinage, environ à cinquante lieues de notre habitation ; un Algonquin mal élevé, qui habitait cent lieues plus loin, vint lui prendre son lièvre ; je le sus, j’y courus, je terrassai l’Algonquin d’un coup de massue, je l’amenai aux pieds de ma maîtresse, pieds et poings liés. Les parents d’Abacaba voulurent le manger ; mais je n’eus jamais de goût pour ces sortes de festins ; je lui rendis sa liberté, j’en fis un ami. Abacaba fut si touchée de mon procédé qu’elle me préféra à tous ses amants. Elle m’aimerait encore si elle n’avait pas été mangée par un ours : j’ai puni l’ours, j’ai porté longtemps sa peau ; mais cela ne m’a pas consolé. »

Mademoiselle de Saint-Yves, à ce récit, sentait un plaisir secret d’apprendre que l’Ingénu n’avait eu qu’une maîtresse, et qu’Abacaba n’était plus ; mais elle ne démêlait pas la cause de son plaisir. Tout le monde fixait les yeux sur l’Ingénu ; on le louait beaucoup d’avoir empêché ses camarades de manger un Algonquin.

Présentation

Ce passage est un extrait du chapitre I de L’Ingénu, il se situe au début du roman, peu de temps après l’arrivée du personnage éponyme, et sa rencontre avec les Kerkabon.

Il porte sur un dîner chez les Kerkabon, avec le bailli, l’abbé de Saint-Yves et sa sœur. Son thème est une discussion entre Mademoiselle de Saint-Yves et le Huron sur l’amour : elle pose des questions et lance un débat.

Questions sur le texte

Comment ce passage montre-t-il la candeur de l’Ingénu et l’intérêt narratif d’avoir un personnage naïf ?

Comment ce passage est-il l’indice d’une future histoire d’amour ?

Eléments de réponse et appui sur le texte

1°) Le Huron, personnage candide

Le passage peut être découpé en trois parties : un discours bref (une question de Mademoiselle de Saint-Yves et la réponse de l’Ingénu : « Mlle de Saint-Yves […] vous ressemblent »), un discours long (composé également d’une question et de sa réponse : « Elle lui demanda […] ne m’a pas consolé »), une analyse, par le narrateur, des effets produits par les réponses de l’Ingénu (« Mlle de Saint-Yves […]manger un Algonquin »). Chaque réponse révèle la pureté du personnage.

La première révèle que le Huron reconnaît la beauté où elle est, qu’il est flatteur et a de l’esprit (« plaire aux personnes qui vous ressemblent »): ce n’est pas un imbécile.

Cependant elle révèle aussi qu’il est idéaliste ; il est trop « fleur bleue » ce qui risque d’amener des conséquences néfastes : il sera en butte à des difficultés. Son idéalisme sera mal vu par les français, même si ce n’est pas décrit dans ce passage-ci.

La deuxième réponse de l’Ingénu montre sa simplicité de vie. Il répond qu’il n’a aimé qu’une seule femme dans sa vie ; « Je n’en ai jamais eu qu’une » ce qui prouve que ce n’est pas un homme à femmes d’une part, et qu’il a des principes d’autre part. Il est dévoué, et défend celle qu’il aime (l’Algonquin, le lièvre, etc.) Son ancienne femme, Abacaba, est morte, et cependant il dit toujours l’aimer : il est fidèle à un souvenir. Cette réponse constitue alors le résumé d’une vie marquée par le souvenir, et rejoint l’idéalisme du personnage. Le Huron est naïf, comme sa description poétique d’Abacaba, à la différence des autres personnages.

2°) La future histoire d’amour

La troisième et dernière partie du passage, constituée de l’analyse des effets de ces réponses, présente les ingrédients narratifs d’une future aventure amoureuse.

En faisant apparaître les qualités de l’Ingénu, les personnages l’admirent, voient en lui la clémence, l’héroïsme, la force. Mademoiselle de Saint-Yves, elle, en est même déjà amoureuse, mais cela se voit indirectement : elle « rougit et fut fort aise », elle ne peut plus réfléchir, « elle ne démêlait pas la cause de son plaisir », et sent un plaisir extrême à entendre qu’il n’a aimé qu’une seule femme, désormais décédée : non seulement il est fidèle, mais aussi libre. Elle peut donc s’intéresser à lui, et est libre d’en tomber amoureuse : il est extraordinaire par ses différences culturelles, héroïque, etc.

Mademoiselle de Kerkabon est vexée que les compliments ne s’adressent pas à elle, car elle aussi s’intéresse au Huron. Cependant le fait que seule Mademoiselle de Saint-Yves est visée par les compliments montre bien que c’est avec elle que Voltaire prépare une histoire d’amour.

Cela renforce ce que la première question de Mademoiselle de Saint-Yves laissait penser : c’est elle qui lance le débat sur l’amour, annonçant qu’il se passera quelque chose.

Le comique par légers sous-entendus grivois, qui donne une certaine atmosphère comique, est aussi destiné à annoncer cette aventure.

Conclusion

Ce passage, par divers procédés, montre que l’Ingénu, personnage principal, fait preuve de candeur. Elle est montrée par la simplicité de ses réponses et par son idéalisme, et également par le comique par contraste entre l’Ingénuité et le réalisme : les autres personnages et le lecteur peuvent sourire d’un tel idéalisme.

Des adresses pour les fabricants de fiches « lexique »

novembre 18th, 2009

Pour ceux qui auront à revoir des détails dans les fiches « lexique », deux adresses qui méritent éventuellement d’être transformées en lien Internet, pour éviter de longues explications :

  • Un dictionnaire encyclopédique (noms communs et noms propres) : le Larousse

Pour ceux qui auront à revoir des détails dans les fiches « rhétorique », deux autres adresses  :

Quantité d’autres sites existent, et vous pouvez trouver d’autres dictionnaires, notamment des dictionnaires donnant un état de la langue française à l’époque de Voltaire, en allant visiter un site de dictionnaires, Lexilogos, http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm : vous choisirez Littré ou Académie ; ou vous trouverez autre chose, mais évitez de vous focaliser sur Wikipédia.

Quand nous en serons aux fiches culturelles sur les Lumières, vous préfèrerez des adresses encyclopédiques, validées par des académies, ou des encyclopédies indiscutables.

B Maréchal

Bilan au 17 novembre

novembre 18th, 2009

Au 17 novembre 2009 : avancement du travail sur L’Ingénu.

Programme de travail pour le mardi 24 novembre 2009.

Test de lecture : Lucie, Julien et Laura (17/20)

Très bon travail, à mettre en ordre, à refondre pour éviter que certaines questions ne donnent la réponse à une autre ; barème à établir ; réponses à placer sur une page différente.

Explications de texte

Chapitre I : Marine, à compléter (12/20)

Chapitre I : Cassandra, terminé, mise en ligne sans doute définitive ? (12/20)

Chapitre III : Aloïs, à enrichir (9/20)

Chapitre III : Alice, pas terminé, à finir avec ? (10/20)

Chapitre V, 4 derniers § : Virginie, très bien, en ligne, à relire, et enrichi avec l’aide de Mathilde (16/20)

Chapitre VIII : Alice, pas terminé, à finir avec ? (voir plus haut)

Chapitre IX : Cassandra, achevé par Alicia et Claire (14/20) , reste à fignoler une conclusion

Chapitre X : Marine, à commencer et finir avec ? (voir plus haut)

Chapitre XIII : Aloïs, à commencer et finir avec ? (voir plus haut)

Fiches lexique : une partie des productions est déjà en ligne, mais devra être refondue et reprise

Rappel du principe : chaque mot ou expression doit être présenté dans son contexte immédiat, à savoir la phrase où il se trouve, entre guillemets, doit être mis en caractères gras, et son explication doit suivre.

Chapitres I-IV : Jeanne et Marylène : c’est bien amorcé, à remettre en forme, peut-être à trier pour allègement (15/20)

Chapitres V-VIII : Andréï et Mélanie : travail très riche, à trier (16/20)

Chapitres IX-XII : Thomas et Anne-Pénélope, c’est bien, à trier (15/20)

Chapitres XIII-XVI : Jessica et Julie P. (14/20) pour XV-XVI, c’est assez bien ; Julie P. XII-XIV, c’est à reprendre et enrichir avec Jessica

Chapitres XVIII-XX : Yalcin  (7/20) pour XVII-XVIII, c’est nettement insuffisant ; Adèle  (14/20) pour XIX-XX, c’est bien, à augmenter

Fiches rhétorique : une partie des productions est déjà en ligne, mais devra être refondue et reprise

Rappel du principe : chaque mot ou expression doit être présenté dans son contexte immédiat, à savoir la phrase où il se trouve, entre guillemets, doit être mis en caractères gras, et son explication doit suivre.

Chapitres I-IV : Baptiste et Louis : à compléter et mettre en forme (13/20)

Chapitres V-VIII : Manon  (14/20) pour V-VI, c’est un bon début ; Victorien  (11/20) pour VII-VIII, à enrichir en collaboration avec Manon

Chapitres IX-XII : Joséphine et Romuald (16/20) pour IX-X, c’est un excellent début ; à suivre

Chapitres XIII-XVI : Marie-Pierre et Julie N.  (14/20) pour XIII-XIV, c’est bien ; Jessica et Julie P. (voir plus haut) ont aussi produit quelque chose par excès de zèle, à récupérer par Marie-Pierre et Julie N. pour harmonisation ; XV-XVI à compléter

Chapitres XVIII-XX : Alexandre et Clélie (16/20) , très bon travail, à la mise en forme parfois schématique : à améliorer, en supprimant notamment les signes + ou = par exemple

Voir ce qui a été mis en ligne, pour éviter de recopier quelque chose déjà validé, ou pour ne pas marcher sur les plates-bandes d’un de vos camarades :

http://catice.ac-besancon.fr/lycee_jean_michel/realisations/Lingenu.htm

B Maréchal, professeur

Texte2 Chapitre I

novembre 17th, 2009

Texte2 Chapitre I 

Le passage se situe au tout début du roman, juste après que le bateau anglais est arrivé sur la terre de l’abbé de Kerkabon et de sa sœur. La scène se déroule en Bretagne, lorsqu’un Huron qui parle très bien le français vient saluer l’abbé de Kerkabon et sa sœur. Il leur propose de l’eau de Barbades et des biscuits de mer.

Ce passage nous montre que c’est le type même du personnage philosophique, il répondait toujours juste aux questions de monsieur le prieur, et de sa sœur.  

 

-Nous montrerons l’intérêt narratif du passage.

-Puis nous montrerons quel est le comique utilisé par Voltaire qui peuvent servir à nous imaginer une des suites possibles du roman ?

 

      Dans ce passage il y a un intérêt narratif, Voltaire nous présente un Huron qui parle bien le français. Il est en contraste total avec les autres personnages qui eux parlent anglais, c’est un personnage étonnant : « Il parlait français fort intelligiblement. Il présenta de son eau des Barbades à mademoiselle de Kerkabon et à monsieur son frère ; il en but avec eux ; il leur en fit reboire encore, et tout cela d’un air si simple et si naturel que le frère et la sœur en furent charmés. »  Il n’est pas bête mais différent, il permet de présenter un point de vue objectif sur la France.  Voltaire dresse un portrait physique de ce personnage et montre son aspect étonnant. C’est un sauvage : « Il était nu-tête et nu-jambes, les pieds chaussés de petites sandales, le chef orné de longs cheveux en tresses »  et il est naturel : c’est le stéréotype du sauvage d’Amérique. Il est apte à la civilisation et a des qualités supérieures à celles des Français. Voltaire fabrique un personnage qui a du charme.

  

      Puis nous pouvons voir un comique de situation. Mlle de Kerkabon est décrite comme : « La courte et ronde demoiselle » qui est en admiration devant l’Ingénu qui lui est décrit comme un beau jeune homme: « Ce grand garçon-là a un teint de lis et de rose ! Qu’il a une belle peau pour un Huron ! » Nous pouvons d’ores et déjà savoir qu’il y aura une histoire d’amour lors du récit, mais pas avec Mlle de Kerkabon.

 

 

    Pour conclure, ce passage a pour intérêt narratif de présenter le personnage principal, l’Ingénu et par l’utilisation du registre comique d’imaginer une des suites possibles du roman.

Goldstein Alice, Ponçot Cassandra