Bio is biotiful

Rencontre avec un professionnel de l’agriculture biologique.

L’an dernier, une visite de l’exploitation maraîchère de René Kermagoret à Kervignac nous a donné envie de faire un potager bio au collège. Nous avons préparé le terrain pendant l’hiver et nous allons commencer à semer. C’est le moment de retourner voir les plantations de René et de prendre quelques conseils. Et comme René est aussi président du Groupement des Agriculteurs Bio du Morbihan, nous voudrions lui demander son opinion sur le développement durable en agriculture.

Pour commencer, une petite visite des cultures et là nous devons être très attentifs et observateurs pour répondre aux questions de René. Il faut reconnaître les légumes, trouver à quelles familles ils appartiennent, savoir à quel moment les semer et les récolter. Et aussi voir s’ils ne sont pas trop difficiles à cultiver pour des débutants.

En agriculture bio, nous a déjà dit René, les traitements chimiques sont interdits. Mais alors comment faire pour protéger les légumes ? En premier, choisir des variétés adaptées au sol de son jardin ? Ensuite recouvrir les légumes fragiles d’un voilage, très utile pour les carottes, pour les haricots (les pigeons sont redoutables dans un champ de haricots), ou pour empêcher les lapins de manger les salades, et aussi pour avoir des légumes primeurs.


Cultures sous voile

Jardiner bio = jardiner durable ?

En quoi l’agriculture bio est-elle durable ? En agriculture conventionnelle, nous explique René, on a tendance à considérer le sol comme un support inerte, il s’agit alors de nourrir les plantes avec des engrais chimiques. En agriculture bio, le développement de la vie du sol est très important et est pensé sur le long terme. Le but de la fertilisation n’est pas seulement d’apporter de la nourriture aux plantes, mais aussi d’améliorer la fertilité du sol. Il faut essayer de penser le jardin de façon globale.


Ici, jamais de pesticides, alors on peut même goûter les légumes sans les laver.

Nous commençons à comprendre le rôle important de l’humus. Pas la peine d’engraisser les plantes, il paraît même que ça attire tous les pucerons du quartier. Un compost fait mieux, moins cher et plus durable. Sans oublier les engrais verts. Bref, fertilisez malin. Et ne pas oublier que l’avenir de la planète se joue aussi dans les jardins et est de la responsabilité de chacun.


Et, avant de repartir, René nous a offert quelques plants à repiquer dans notre jardin au collège.

Justine, Alexandra, Madison, Loïc, Fabien, Maïline, Constantine et Ludivine, 5ème 6, collège Anita Conti Lorient

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