Astérix et Obélix
B.D en classe de FLE

I-                  Introduction: La bande dessinée n’est pas une forme d’écrit que l’on étudie fréquemment dans les classes primaires. Pourtant, de nombreux enfants lisent facilement ce genre de texte en dehors de l’école. Mais savent-ils vraiment les lire? Savent-ils aisément prélever toutes les informations qui sont contenues dans les dessins, les textes et les dialogues? Savent-ils reconstituer le sens de toutes les informations qui ne sont pas directement explicitées, les événements qui se sont déroulés « entre » les différentes vignettes? Si la majorité des élèves lisent des bandes dessinées avec plaisir (y compris ceux qui ne sont pas de très bons lecteurs !), n’est-ce pas une occasion intéressante de prendre appui sur leur envie pour leur proposer des situations d’apprentissage qui leur permettront de lire plus efficacement les albums qu’ils aiment. Ces apprentissages entraînant et structurant les activités mentales qui sont en jeu dans toutes les situations de lecture: se poser des questions par rapport au texte, élaborer des hypothèses pour anticiper sur le sens, sélectionner des indices pertinents pour vérifier ces hypothèses …Le terme de « Bande dessinée » concerne les albums distribués en librairie, et non les revues vendues en kiosque que l’on nomme « comics ».  Les albums de bandes dessinées sont généralement construits sur des scénarios structurés. Les planches et les vignettes sont soigneusement élaborées en fonction de codes ayant des significations précises. Prélever des informations dans les dessins pour construire le sens d’une bande dessinée relève d’une véritable activité de lecture. Il est d’ailleurs permis de penser que les adultes – dont de nombreux enseignants – qui n’aiment pas les B.D. ou considèrent qu’il s’agit d’une lecture « au rabais » sont, en fait, de piètres lecteurs de bande dessinée, qui, ne s’intéressant qu’à l’écrit – souvent restreint – n’accèdent qu’à une petite partie du sens des histoires.En quoi la bande dessinée peut-elle être le point de départ d’activités orales ou écrites dans la classe de FLE ? Afin de donner des éléments de réponse à cette question, nous proposons une réflexion sur la BD comme outil pédagogique. Afin de donner des éléments de réponse à cette question, nous proposons une réflexion sur la BD comme outil pédagogique. 1. La bande dessinée : réflexion sur les supports utilisables dans la classe de FLELa BD est un document authentique des plus vivants et des plus motivants qui offre différents atouts. Annie Baron-Carvais dans un Que Sais-Je ? consacré à la bande dessinée résume parfaitement cette nouvelle manière d’aborder ce type de document authentique : « La BD est de plus en plus utilisée pour l’apprentissage des langues. On la qualifie de « langage libérateur ». Un coopérant a choisi les Schtroumpfs pour aider les enfants gabonais à s’exprimer correctement en français ; déjà traduit en 57 langues et dialectes, Astérix en Corse pratique la langue locale en 1993. Nombre d’éditeurs se servent de la BD pour les langues étrangères (cf. La BD, Clé International ; Go Speedy, Bordas ; Spiderman et Fosdick, Press Pocket Books). Le très sérieux dictionnaire Harrap’s s’est mis à l’heure de la BD avec Tintin au pays des mots, suivi d’un manuel de grammaire sur le même ton.D’autres BD donnent l’occasion aux élèves de s’entraîner à préciser leur vocabulaire : Popeye le marin ignore allègrement la syntaxe et la grammaire et écorche tous les mots ; Achille Talon, qui s’exprime de façon délicatement désuète mais ironique, permet de se livrer à l’exercice inverse, traduire la pensée du héros en vocabulaire courant. Si l’on oublie l’aspect sarcastique des réflexions de ce personnage, on trouve son pendant aux Etats-Unis avec le Surfer d’Argent, dont l’anglais oxfordien étonne plus d’un Américain. En Afrique noire, les professeurs partent d’une BD muette pour « faire parler, inventer, réfléchir ». En avril 1982, un professeur constate lors d’une enquête sur les manuels d’anglais de Terminale (Cahiers pédagogiques, no 203, avril 1982, p. 15.) : « La BD n’a fait qu’une apparition tardive et bien modeste dans les manuels de langue, et elle n’est que rarement l’objet d’une exploitation pédagogique. » Aujourd’hui les comics, phénomène culturel américain, figurent dans les manuels scolaires de Terminale. Parmi les livres de français destinés aux Français, Nathan sort en 1983 un recueil de Textes français (classe de 4ème) où la partie « Documents-Magazines » présente « la BD : Héroïnes d’hier et d’aujourd’hui », et la rubrique « Savoir-faire » cite les étapes de la création d’une BD ». [1]Il est certain que d’un point de vue culturel [2], la BD est en France et dans le monde francophone un véritable phénomène de civilisation, qui permet de mieux faire comprendre à des apprenants étrangers un comportement culturel différent. Selon les thèmes, on pourra discuter, débattre et faire ressortir des éléments de civilisation pertinents et si le dessin s’y prête, analyser les clichés qui en découlent et ainsi améliorer la compétence socio-culturelle des apprenants. De plus, la langue de la BD est une langue de tous les jours, qui de par son style conversationnel, permet de travailler sur des situations variées et des registres de langue différents, sans oublier de mentionner un atout très important : l’humour.2. Principes d’utilisationMême si ses possibilités d’utilisation en classe sont multiples, il s’agira tout d’abord de comprendre une BD globalement à partir de l’observation de l’image, du dessin, de réfléchir sur les procédés graphiques, de développer l’expression orale, en bref d’introduire le document. On visera ensuite à un entraînement à la compréhension écrite et à l’expression orale, la BD devenant ainsi un véritable déclencheur d’expression : raconter l’histoire selon différents points de vue, trouver un titre, imaginer ce qui s’est passé avant, ce qui se passera après, imaginer le contenu des bulles, trouver le mot de la fin, réviser et enrichir son vocabulaire, manipuler certaines structures grammaticales et des actes de parole en situation authentique. On passera enfin à l’expression orale pure, en développant la créativité des apprenants. Il est par exemple possible de jouer et de mettre en scène les dialogues de la BD, ou ceux inventés par les apprenants. Il faut cependant garder à l’esprit que l’on peut également montrer un dessin humoristique dans un pur esprit de détente ou de décontraction lorsque que son sujet se rapporte à celui de la leçon. Un album complet pourra, de même, illustrer un cours de civilisation.3. Mise en pratique de la démarche pédagogique : un exemple de fiche pédagogique : que faire avec une BD, au moment des fêtes de fin d’année ?Les bandes dessinées, en tant que documents authentiques, permettent aux enseignants de FLE d’effectuer un travail bénéfique et positif pour les apprenants ; ils permettent d’allier apprentissage et créativité. Leur aspect ludique et leur richesse (culturelle, lexicale et grammaticale) favorisent une manière de travailler différente, en classe et avec les apprenants. Quand la fin de l’année approche, pourquoi ne pas réfléchir à la façon dont on peut enseigner le vocabulaire des fêtes de fin d’année ? Nous proposons ici quelques pistes.L’objectif, au niveau méthodologique, est de développer l’indépendance et l’initiative face à des documents authentiques (une BD), en variant les situations et les supports et de comprendre la BD sans passer par les mots, en s’appuyant sur les images, et arriver à une compréhension globale du document. Au niveau lexical, il s’agira d’apprendre et d’utiliser les expressions des fêtes de fin d’année, et au niveau civilisationnel, de comparer les différentes coutumes (et expressions) selon les cultures. Le public concerné est un public de niveau intermediaire, (jeunes) adolescents ou adultes. Pour le matériel, on se munira de la photocopie d’une BD au texte caché, sans la dernière case (DOC 1), de la photocopie de la BD avec le texte sans la dernière case (DOC 2), de la photocopie de la BD complète (images et texte) dont on aura fait disparaître certaines catégories de mots, selon le point à réviser, concoctant ainsi un exercice à trous (DOC 3), et de la photocopie de la BD complète (DOC 4). Il s’agira à travers cette activité d’une durée de deux heures de permettre aux étudiants de s’habituer au travail par deux, par trois, etc. ; le professeur, véritable facilitateur, doit passer dans chaque groupe et donner les conseils nécessaires, corriger les productions écrites et orales.Pendant le cours, le professeur fait circuler les BD muettes (DOC 1), et propose aux apprenants de travailler par deux. Il leur demande ensuite de reconstituer l’histoire oralement (dans la langue cible, dans le cas de niveaux plus avancés) à partir des images et d’imaginer une fin ; cette première approche permet d’expliquer le contexte, de définir les personnages et leurs actions, de décrire leur environnement physique et social. Il est important d’analyser le comportement gestuel des personnages et de définir leurs relations, leur mode d’interaction. Les apprenants confrontent leurs idées et émettent des hypothèses. Dès que le thème a été cerné (la période de fin d’année), le professeur enseigne les différentes expressions aux étudiants, qui en connaissent peut-être déjà certaines. Citons des expressions comme Bonne (et heureuse/joyeuse) année, Bonne année, Bonne santé, Joyeuses fêtes, Meilleurs voeux, Tous mes voeux de bonheur pour la nouvelle année. Les expressions sont nombreuses, on peut également introduire des formes avec des verbes conjugués : Je (te) vous souhaite une bonne année. Selon le niveau des apprenants on enseigne le vocabulaire utile. Chaque groupe doit ensuite inventer le dialogue des personnages à partir des images. Le professeur passe dans les groupes afin de les aider et de les corriger.Chaque groupe lit son dialogue et interprète les personnages. Le professeur assure un feed-back. Les apprenants sont bien sûr séparés selon le nombre de personnages. Le professeur distribue la BD avec son texte mais sans la dernière vignette (DOC 2). Les apprenants lisent la BD et comparent les dialogues d’origine aux leurs. On explique le jeu de mots contenu dans le titre, ainsi que la conjugaison du verbe vouloir. Ils imaginent ensuite le contenu de la dernière bulle par deux et comparent avec les autres apprenants.Le professeur donne la BD complète et les apprenants comparent leurs différentes chutes, les possibilités étant multiples. Puis il demande aux apprenants de cacher le DOC 3 ; il leur distribue la BD sur laquelle il aura confectionné un exercice à trous ; ils ont dix minutes pour faire l’exercice. Cette activité permet de réviser le vocabulaire et/ou de tester la mémoire des apprenants. Elle peut être proposée comme quiz / contrôle de connaissances.Le professeur demande aux élèves de se regrouper par deux, de prendre la copie de leur partenaire et de la corriger en s’aidant de la BD complète. On termine le cours sur une discussion concernant les fêtes de fin d’année, en comparant les différentes coutumes et cultures ; on peut également demander aux apprenants de jouer la scène en guise de révision. 

Personnages de la B.D. d’Astérix et Obélix :

  • Les autres Gaulois :
    • Falbala, Zaza (diminutif de Coriza), deux ravissantes gauloises ;
    • Aplusbégalix, chef du village de Sérum ;
    • Amérix, fabricant de serpes d’or, cousin d’Obélix ;
  • Autres personnages :
    • Barbe rouge, capitaine des pirates, dont le bateau est régulièrement coulé par Astérix et Obélix (à l’origine une parodie de la série Barbe-rouge, devenue ensuite un gag récurrent dans les albums d’Astérix).

Article détaillé : Liste des personnages d’Astérix le Gaulois. 

Personnalités caricaturées en personnages

Outre Jules César et d’autres personnages historiques comme Brutus ou Cléopâtre, de nombreuses personnalités existantes ou ayant existé sont apparues au fil des albums successifs, sous forme de clins d’œil humoristiques. II. ELABORER UNE BANDE DESSINEE:GRILLE MÉTHODOLOGIQUE

Lieu / support  salle d’ordinateurs / Internet
Relation pédagogique  en présentiel ou à distance  /en autonomie /  tâche pédagogique dirigée 
Niveau de langue  intermédiaire / avancé 
Type d’activité  tâche sur internet 
Tutorat / Autocorrection   en présentiel: accompagnement, correction et évaluation par l’enseignant

OBJECTIFS DE L’ACTIVITÉ

Objectifs de communication  Morpho-
syntaxe
Lexique Pronon-
ciation
Culturel 4 compétences
– savoir exprimer son désaccord -comparaisons  – la bande dessinée  -L’articulation
du « x »
– d’illustres personnages de bandes dessinées francophones CE
CO
EE CE: Compréhension écrite
CO: Compréhension orale
EE: Expression écrite
 

DES COMPÉTENCES ABORDÉES EN LIEN AVEC DES SITUATIONS DE COMMUNICATION
• Raconter oralement la B.D. que l’on vient de lire seul … … pour la présenter aux copains de la classe.
• « Jouer » – seul ou en groupe – l’histoire racontée dans la B.D. … … pour présenter un petit spectacle à …
• Transformer un texte narratif donné en B.D. …   … pour remettre la B.D. réalisée à …
• Imaginer et produire une bande dessinée de x vignettes …  

 LES DIFFICULTES ABORDEES DANS LA B.D.:

la complexité de la B.D. à lire ou à écrire • nombre de vignettes• présence ou absence de bulles ou de textes• longueur du texte écrit dans les bulles• complexité du vocabulaire utilisé• plus ou moins grande abondance de détails dans les dessins :            – indices à prélever pour comprendre la B.D. (lecture)            – indices à poser pour se faire comprendre (écriture)• structure de la narration : schéma narratif plus ou moins simple, plus ou moins évident
les conditions de mise en œuvre de la situation d’écriture ou de lecture • organisation du travail, seul ou en petit groupe• outils proposés• critères à respecter
le nombre et la complexité des critères de réussite • à définir en fonction du niveau de la classe ou des différents élèves
le choix des objectifs « aides à l’apprentissage » • voir les propositions ci-après

  Le tableau suivant présente l’articulation entre les « conseils » que les élèves sont invités à élaborer en se confrontant aux situations de lecture ou d’écriture de bandes dessinées, et les entraînements, les aides à l’apprentissage qui leur permettront d’améliorer leurs réussites. Exemples de « conseils » pour transformer un texte en bande dessinée et d’objectifs d’entraînements éventuels. 

Conseils En fonction des difficultés rencontrées, s’entraîner à :
RÉALISER LES VIGNETTES MANQUANTES OU DES ÉLÉMENTS NON REPRÉSENTÉS (construire le « non-dit »)
  Problèmes rencontrés :• en lecture : incompréhension par impossibilité à construire le « non-dit » ;• en expression écrite : incohérences liées à des « ruptures » trop importantes entre les vignettes, difficultés à suggérer.  1 – Une B.D. incomplète est distribuée aux élèvesIl s’agit d’une planche de bande dessinée dans laquelle deux ou trois vignettes ont été « effacées », mais leur emplacement est respecté. Les élèves sont contraints de reconstruire les informations absentes entre les vignettes existantes pour élaborer le sens de l’histoire.Consigne : lis la B.D. ; trouve un titre ; invente les vignettes manquantes.  2 – Recherche individuelle :Chaque élève lit et complète sa planche.3 – Confrontation en petits groupes :Les élèves s’échangent leurs productions. Les lecteurs expliquent ce qu’ils comprennent et ce qu’ils ne comprennent pas dans les propositions de leurs camarades. Chacun s’efforce de proposer des modifications pour renforcer la cohérence des histoires reconstituées.4 – Mise en commun :Chaque groupe présente les « bonnes idées de chacun », les difficultés rencontrées, les améliorations à apporter.5 – Individuellement, affinement de la B.D. ou réécriture6 – Verbalisation, explicitation de conseils :Mise en commun des remarques et des astuces que les élèves se sont données pour mieux comprendre ce qui n’est pas clairement explicité dans une bande dessinée. 

  APPRENDRE LE FRANÇAIS AVEC ASTÉRIX

TESTER SA CONNAISSANCE D’ASTÉRIX

  1. Les personages

Connaissez-vous bien les personnages d’Astérix? Pour le vérifier, redonnez à cha­cun ses caractéristiques en fléchant.

Personnages Caractéristiques

1.       Obélix

2.       Astérix

3.       Panoramix

4.       Abraracourcix

5.       Assurancetourix

6.       Agecanonix

7.       Bonnemine

8.      Idéfix

i.                     l’épouse qui terrorise son mari

j.        le petit chien

k.       le vieillard acariâtre

l.         le barde qui chante faux

m.    le druide qui fabrique la potion magique n.      le gros qui ne se voit pas gros

o.      le petit rusé

p.      le chef du village qui est  terrorisé par sa femme

  1. Les couples
    Plusieurs personnages fonctionnent en couple. Voici une liste où tous les noms sont mélangés. Reformez les couples.

16.   Les Gaulois

17.   Bonnemine

18.   Obélix

19.   Cétautomatix

20.   Abraracourcix

21.   Les Romains

22.   Assurancetourix

23.   Astérix

                        Les peuples
Dans plusieurs albums, Astérix rencontre d’autres peuples. Quels sont ceux qui ne figurent pas dans un titre d’album?

 .         Les Goths

a.       les Arvernes

b.      les Biturges

c.       les Helvètes

d.      les Bretons

e.      les Corses

f.        les Belges

g.       les Moldaves

h.      les Normands

                        La représentation
On sait peu de chose des Gaulois, cependant, un certain nombre d’idées reçues circulent à leur sujet. Comment le dessinateur interprète-il les traditions culturelles communément attribuées aux Gaulois? On dit que:

o    les Gaulois portaient les cheveux longs o    les Gaulois ont inventé le pantalon o    les Gaulois portaient des casques ailés

o    les Gaulois dressaient des menhirs

o    les Gaulois chassaient le sanglier

o    les druides coupaient le gui

COMPRENDRE L’HUMOUR D’ASTÉRIX

  1. Les noms
    • venant de la transformation d’un mot:
      Panoramique ->  Panoramix
      Coqueluche ->  Coquelus
    • venant de la transformation de deux mots:
      Joli gibus (sorte de chapeau) ->  Joligibus
      Idée fixe > Idéfix
    • venant de la transformation de trois mots:
      Tomate au jus -> Tomatojus
      Assurance tout risque -> Assurancetourix
  2. Les jeux de mots
    « J’ai fait fortune dans la roue » (allusion à la roue de la fortune).
    « La plupart des Romains viennent en pays arverne pour y prendre les eaux, je suis le seul qui vienne y prendre des baffes. »
    « Tu viens d’étre nommé volontaire ».
  3. L’utilisation des clichés
    • Clin d’oeil aux latinistes
      Sans transformation diem perdidi.
      Avec l’accent arverne « chol luchet omnibuche » (sol lucet omnibus).
    • Réécriture de maximes
      « Il arrive de Rome par l’un des innombrables chemins qui y mènent » (Tous les chemins mènent à Rome).
    • Allusions historiques
      « Alésia! Je ne connais pas Alésia! Je ne sais pas où ça se trouve Alésia, personne ne sait où ça se trouve! » (Les experts ignorent où était Alésia).
    • Jeux sur les stéréotypes ethniques
      « Qu’est-ce que vous faisiez à Lutèce? – On vendait du vin et du charbon. »
    • Les anachronismes
      L’établissement thermal moderne.
      Le secrétariat avec système de communication et les marbres avec en-téte, les marbres sans en-téte.
      La clepsydre helvète qui fait coucou.
    • Les répètitions
      Insistance sur les types psychologiques: la goinfrerie d’Obélix, les vocalises du barde, les récriminations de Bonnemine, …
      Les phrases qui reviennent dans tous les albums: « Ils sont fous ces Romains! », « Engagez-vous, rengagez-vous »,  « Je ne suis pas gros, je ne suis un peu enveloppé ». 

 ACTIVITÉ 1La francophonie s’illustre à travers les arts et, entre autre, à travers la bande dessinée.
C’est ce que nous allons découvrir ensemble sur la route de la BD francophone.
 
 

Premier arrêt : La Suisse

Titeuf de Zep, phénomène de société. Faites connaissance avec Titeuf, en cliquant sur ce lien :
http://www.glenat.com/titeuf.html A votre avis, à qui s’adresse cette bande dessinée ?
Réponse
Pourquoi ?
Réponse
Que pensez-vous du vocabulaire utilisé ?
  

Deuxième arrêt : Le Sénégal

Googoorlou de TTFons, caricaturiste du journal satirique Le Cafard libéré Nous vous présentons ici un dessinateur très en vogue en Afrique TTFons avec sa bande dessinée Goorgoorlou………. 
  Où se passe l’action?
Qu’est-ce que l’on apprend à la troisième vignette?
Imaginez le début de l’histoire.
Quelles ont pu être les raisons de la colère de cette mère de famille ? Vous les présenterez en inventant un dialogue entre cette mère et sa fille.
 

Troisième arrêt : La France

Astérix, le gaulois de René Goscinni et de Albert Uderzo Pour cette ballade en images animées, allez sur le site du gaulois Astérix.
http://www.asterix.tm.fr/   et  sélectionnez l’interface en français. Une fois que vous serez arrivé(e) dans le village d’Astérix, cliquez sur la hutte de GOUDURIX.
Puis, rendez vous dans son Animatix.
Là, vous choisirez d’écouter l’extrait numéro 1 d’Astérix chez les Indiens. Répondez ensuite à ces questions:
Quels sont les personnages de l’extrait?
Où sont-ils?
Que se passe-t-il ? ?
Pourquoi ?
Quelle est la dernière réplique d’Obélix ?
 
 
Partons à présent découvrir notre destination finale
 
 
ACTIVITÉ 2: AUTO-EVALUATION Prenez le temps de répondre à ces questions sur le cours d’aujourd’hui Ce que j’ai appris: Ce que je savais déjà: Ce que j’aimerais approfondir: Je m’interroge sur :         ConclusionDans cette étude, nous avons voulu comprendre l’originalité de la bande dessinée des années soixante-dix à nos jours, de manière à la fois directe et indirecte.
Nous avons évoqué ses origines historiques et étymologiques, ensuite nous l’avons définie au travers de la bande dessinée classique et ainsi nous avons pu établir leurs champs d’évolution respectifs.    Nous avons étudié la bulle pour mieux en percevoir l’enjeu et l’utilisation. Les thématiques et personnages nous ont permis de mieux cerner l’usage de la bande dessinée contemporaine et ses implications. L’analyse des cadrages et des couleurs nous a aidés à affiner notre étude de ses mécanismes.
L’étude de la bande dessinée contemporaine a permis de comprendre ses origines, son histoire et sa recrudescence actuelle.

      Par cette analyse nous avons, aussi, davantage détaillé la définition de la bande dessinée Nous avons pu décrire son fonctionnement à partir de son rapport textes/images et montrer la place qu’occupait la bande dessinée au sein de ce rapport.
Nous avons aussi essayé d’analyser la bande dessinée en utilisant certains mythes et images propres à la bande dessinée (Astérix et Obélix etc.) afin de mieux affirmer son autonomie.
Cette étude a aussi montré que la bande dessinée ne doit pas être perçue uniquement sous l’angle du remplacement de textes (littéraires ou retranscrivant la parole) ou de leurs absences. Elle est une forme d’écriture utilisant toutes les richesses des images et de leurs juxtapositions. Elle privilégie davantage la compréhension des mécanismes des images que l’apprentissage de la lecture.