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Tout débute avec un cours de littérature et Société, Yann, et Etienne, s’allient à moi (Florine) pour vaincre l’adversité des moines copistes. Le sujet fut pioché au hasard par Yann. Bref, les moines copistes nous ont donné du fil à retordre, après moult batailles acharnées où, je manquai à l’appel deux fois pour raison inconnue, après de nombreux essais infructueux qui nous valurent les railleries de nos camarades, incompétents dans leur domaine. Nous tenons à préciser, Yann et moi, que notre travail fut ralenti par Etienne.

Pour conclure, le sujet a été compris, et mis à plat pour vous faire découvrir le monde merveilleux des moines copistes. N’est ce pas magnifique ? Bonne visite.

L’histoire des moines copistes.

 

               Moines copistes en actions

Au temps où l’imprimerie n’existait pas encore, avant l’an 1450, ce moine devait recopier des livres. Il s’adonnait à cette occupation, travail long et minutieux, afin de rendre les œuvres recopiées accessibles aux peu d’individus capables de lire à l’époque. Il faut savoir que cette fonction de copiste présente beaucoup de points communs avec celle des scribes, notamment ceux de l’ancienne Égypte. En plus de leur travail d’écrivains publics, ces lettrés avaient pour rôle de copier diverses catégories de textes. Ces derniers couvraient les domaines religieux, administratif, juridique ou privé. Pour assurer comme il se doit cette haute fonction, les scribes se devaient de connaître diverses formes d’écritures, dont certaines étaient très stylisées. En Europe, les moines copistes étaient donc régulièrement sollicités pour exercer leur art, durant toute la période précédant les premiers moments de l’imprimerie, à l’époque de Gutenberg.

                                                                 Personnes cultivées tout comme leurs homonymes égyptiens, ils copiaient surtout des textes religieux. Un armarius supervisait le travail des moines, et appartenait à la communauté monastique. Il devait s’assurer de la bonne qualité des manuscrits réalisés. Véritable chef d’équipe pour les copistes, l’armarius occupait plusieurs rôles. Il désigne d’abord quelles seront les taches de chacun, il met à la disposition de chaque moine copiste le matériel nécessaire pour réaliser sa part de travail. Il repasse également sur les copies réalisées par ses subordonnés, afin d’y repérer les fautes d’orthographe, ou d’éventuelles infidélités par rapport à l’œuvre d’origine.

                   Le moine copiste reproduisait des œuvres, à titre de travail intellectuel, mais certains de ses condisciples s’occupaient des champs ou de la forge, pour remplir leur dû en travail manuel. Il exécutait la copie dans le calme au scriptorium, avec d’autres moines s’occupant de la décoration, de l’enluminure ou de la reliure des livres. Le recopiage était exécuté à l’aide d’une plume d’oie biseautée, trempée dans l’encre. Le scriptorium servait également de bibliothèque, où toutes les œuvres du monastère sont conservées. Nous avons déjà évoqué le rôle qu’avait le moine copiste dans la diffusion du savoir. En fait, c’est uniquement grâce à son travail que les œuvres pouvaient être transmises de monastère à un autre monastère. Les travaux originaux étant jalousement conservés dans l’enceinte du scriptorium. D’autre part, le fait de copier des livres permettaient aux moines ayant pour rôle cette tâche de s’instruire sur le contenu qu’ils reproduisaient.

                                                                      Les ouvrages transmis, grâce au dur labeur des moines copistes, revêtaient maintes formes, selon les époques considérées. Dès les IXe et Xe siècles, c’est le codex qui était d’actualité. Il s’agit d’un montage de feuilles écrites ou recopiées manuellement. L’achèvement d’un seul codex compensait alors à un volume de travail assez pénible. Il nécessitait une centaine d’heures pour que les pages soient transcrites et soient ensuite jointes. En effet, il fallait parfaire la confection d’un livre par sa parure avec de l’enluminure, avant la reliure. Même si la plupart des écrits recopiés étaient, à la base, religieux, les moines se penchaient aussi sur des textes portés sur l’astronomie, les mathématiques ou alors le droit. Quoi qu’il en soit, le latin, en tant que code de l’église, était le principal langage employé. Quelque temps plus tard, vers les XIIe et XIIIe siècles, la quantité de personnes étant capables de lire s’amplifiait et donc, la demande de livres aussi. Il en vient un transfert de la copie dans la communauté laïque. Ce passage donnera un changement de la nature des textes recopiés, ceux-ci couvraient des domaines devenant de plus en plus larges. Philosophie, sciences et littérature trouvaient petit à petit leurs œuvres appropriées et le roman commence à apparaître. Avec la venue de l’imprimerie, environ au milieu du XVe siècle, la copie était en passe, peu à peu, de disparaître. Le livre s’étend plus hâtivement grâce à une reproduction qui n’est plus une tâche de si long souffle. Les imprimeries récentes voyaient encore des postes de copistes, durant assez de temps. Des copistes qui assuraient particulièrement la préparation de la plaque offset. Mais depuis la création et la généralisation de l’informatisation, le métier a quasiment disparu.

Comment se déroule la journée d’un moine ?

De 1h à 2h du matin

les moines quittent leur matelas posé sur le sol ; ils descendent l’escalier qui mène dans le chœur de l’église et assistent à l’office des matines.
Moine sur un vieux livre

De 2h à 3h30

 repos

De 3h30 à 4h30 

 office des laudes

De 4h30 à 6h

repos

De 6h à 6h30 

 office de prime

De 6h30 à 7h 

 réunion des moines dans la salle capitulaire ; l’abbé lit un chapitre de la règle et le commente. Les moines confessent leur désobéissance à la règle. Suit une discussion sur les tâches à accomplir à l’abbaye ce jour-là

De 7h à 9h 

 les moines remontent au dortoir afin de rassembler leurs outils ; en silence, ils se rendent sur leur lieu de travail : les champs, la forge, les moulins, le colombier ou le chauffoir pour la copie des manuscrits ; chaque moine a sa spécialité. Ils se mettent au travail.

De 9h à 9h30 

 office de tierce

De 9h30 à 11h30 

 travail

De 11h30 à 12h30

office de sexte, marquant la fin de la matinée.

De 12h30 à 13h 

 déjeuner au réfectoire (en général pain et légumes, jamais de viande). Avant d’entrer dans la salle, les moines se lavent la tête et les mains (seule toilette de la journée). Tandis qu’ils prennent leur repas en silence, l’un d’eux lit un passage de la Bible.

De 13h à 15h 

 repos

De 15h à 15h30 

 office de none

De 15h30 à 18h 

 travail

De 18h à 18h30

office de vêpres

De 18h30 à 19h 

 dîner de quelques légumes et fruits accompagnant les restes du pain de midi.

De 19h à 19h30 

 les moines s’alignent sur les bancs de pierre du cloître pour entendre la lecture faite par l’un des moines.

De 19h30 à 20h

office de complies

Vers 20h 

0 les moines montent au dortoir, et se couchent sur leur matelas, dans leur habit, une couverture de laine grossière tirée sur eux.

Sources utilisées.

Textes:

– "Les moines copistes", de "actualité française.com"

– "Moines copistes, définition" de " WEB-LIBRE.org "

– "Celui qui écrit", de "l’académie de Caen", fait par Jessica et Mylène, en 5°B

Images:

– " planètejeanjaurès.free/fr/…/copistes. "

– " mafeuilledechou.fr "