Deux fils

Joseph et ses deux fils, Joachim et Ivan, formaient une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, au prix de mettre en péril ses études de psychiatrie. Et son père a décidé de troquer sa carrière réussie de médecin pour celle d’écrivain raté. Pourtant, ces trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine maladresse, de l’amour…

Vincent Lacoste

Nationalité Français
Naissance 3 juillet 1993 (Paris – France)
Age 25 ans
Vincent Lacoste est un acteur de la génération 2010. Il fait ses premiers pas au cinéma en 2009 avec un premier long métrage du dessinateur Riad Sattouf : Les Beaux gosses. Le film est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes et est très remarqué par l’opinion publique ainsi que par les critiques. Le jeune acteur incarne, avec son binôme Anthony Sonigo, un adolescent maladroit de 14 ans qui n’a pas la cote avec les filles de son collège… Ce film le révèle et le fait connaitre du grand public. Vincent Lacoste est d’ailleurs nommé dans la catégorie du Meilleur espoir masculin à la cérémonie des César 2010.
L’acteur se voit proposer, en 2011, des rôles non-négligeables qui marquent le début d’une carrière prometteuse, notamment avec Au bistro du coin de Charles Nemes, où on peut le voir jouer aux côtés de Fred Testot, Bruno Solo ou Vincent Desagnat, un jeune habitant de quartier qui organise un spectacle caritatif. La même année, il donne la réplique à Jean-Paul Rouve et Judith Godrèche dans Low Cost avant de participer au tournage de la sixième réalisation de Julie Delpy : Le Skylab, comédie festive et familiale, donne l’opportunité à Vincent Lacoste de replonger dans une ambiance « jeune et pétillante » avec d’autres acteurs réputés tels que Eric Elmosnino, Karin Viard, Aure Atika ou encore Noémie Lvovsky.
Adepte des premiers longs-métrages, ce jeune comédien drôle et dynamique endosse, toujours en 2011, le rôle de Pierrick pour la première réalisation de Nicolas Benamou, De l’huile sur le feu, comédie déjantée se situant à Belleville et plus précisément entre deux restaurants se faisant face… L’année suivante, l’acteur Jonathan Zaccaï lui propose d’interpréter le personnage principal de JC dans son premier long métrage, JC Comme Jésus Christ, au sein duquel il retrouve Aure Atika. Le synopsis du film ( »Il a gagné une Palme d’Or à quinze ans, un César à seize, et il passe son bac cette année ! ») est d’ailleurs insolite et concis. Cette même année, décidément très dense pour lui, Vincent Lacoste est à l’affiche d’Astérix et Obélix: Au service de sa Majesté, la nouvelle (très) grosse production consacrée aux aventures du célèbre petit Gaulois.
Meilleur ami de Samir Guesmi dans Camille Redouble ou rôle-titre de Jacky au royaume des filles, Vincent Lacoste incarne ensuite Benjamin dans Hippocrate de Thomas Lilti, un jeune homme découvrant la dure réalité du milieu médical. Il retrouve quatre ans plus tard le metteur en scène pour un autre film centré sur la médecine (mais ici davantage sur les conditions de travail des étudiants), Première année. Entre les deux, le comédien est à l’affiche de films aussi différents que Lolo de Julie Delpy, Peur de rien de Danielle Arbid, Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer, Saint-Amour de Gustave Kervern et Benoît Delépine, Victoria de Justine Triet et Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré, lequel est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2018.
 
Un registre plutôt grave pour ces acteurs et ce film sur les rapports père-fils, chacun à la recherche de l’autre. Les fils du père , le père des fils et le plus jeune cherchant la reconnaissance du père et de son frère ainé. Une famille sans mère, quelques amoureuses qui viennent révéler aux uns et aux autres leurs faiblesses et leur besoin de se retrouver dans cette triade. Un huis-clos où l’extérieur a du mal à exister tant que les relations intimes et familiales ne sont pas sereines ou mises à distance. Un film aussi sur la banalité des êtres humains que l’on a tendance à idéaliser quand on est en demande d’amour de leur part.
Deux fils nous fais le portrait d’une famille composée d’un père venant de perdre son frère, et qui est donc perdu et au bout du rouleau ayant lâché son cabinet de médecine pour faire de l’écriture, sans pour autant être doté d’un quelconque don d’écriture. Son importance à l’écran m’a parue peu nécessaire, et même exagérée. Nous voyons également son cadet qui de son jeune âge, part à la dérive et cherche d’une manière à la fois poétique et absurde de comprendre ses sentiments, et son frère aîné qui jongle entre son ex copine et la professeure de latin de son frère, ne travaille pas sa thèse car trop occupé à chercher un bon souvenir avec celle qui l’aime encore, bois dans des bars et nous montre que l’amour peut rendre ridicule et captivant l’Homme. Malgré des débuts qui auraient pu s’avérer prometteur, je me suis un peu ennuyé, car l’ensemble du film est un peu abstrait, nous voyons tout de même l’amour et le soutient non sans imprudence que chacun des personnages se transmette au fil du film. Néanmoins nous suivons simplement leur trois vies, sans plus de choses touchantes, mais des scènes peuvent parfois être drôle; même dans un contexte ou ce n’est pas censé l’être. J’ai eu l’impression que cette comédie me chuchotait à l’oreille, “croit en tes rêves, mais pas trop non plus”, comme si seul ceux qui essaye encore et encore, qui persistent peuvent arriver à quelque chose dans leur vies. Lisa. 

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