Nos vies formidables

Margot, Jérémy, Salomé, César, Sonia…Ils ont entre 18 et 50 ans. Tout les sépare, sauf l’urgence de se reconstruire et de restaurer la relation à l’autre que l’addiction a détruite. Solidaires, ils ont comme seules règles, le partage, l’honnêteté, l’authenticité, la sincérité, l’humanité. Une bande incroyable de vivants qui crient haut et fort qu’on s’en sort mieux à plusieurs que seul.

L’addiction, c’est quoi ?

Addiction: Dépendance très forte (à une substance nocive) entraînant une conduite compulsive.
Par exemple au tabac.
L’addiction est un sujet pour certains, peu ou presque pas abordé dans une vie, nous avons peu de repères pour comprendre ou aider un-e victime d’addiction.
Pour parler de l’addiction en général, nous dirions que c’est une chose considérée comme tabou ou encore insolite, néanmoins bien plus de personnes en souffrent que nous ne pouvons l’imaginer.
D’après l’Inserm https://www.inserm.fr/ la période la plus propice à l’émergence d’une addiction serait entre 15 et 25 ans des chiffres montrant que celle-ci commence à un très jeune âge.
Quelques pourcentages pour mieux comprendre les effets de l’addiction: Par exemple selon le site https://www.addictaide.fr ,

20 % de la mortalité est liée aux addictions.
800 000 hospitalisations annuelles sont liées à la consommation d’alcool.
70 000 décès sont liés au tabac chaque année.
50 % des faits de délinquances sont liés aux addictions.
49 000 personnes meurent des conséquences de l’alcool chaque année en France.
10 % d’augmentation sont enregistrés chaque année par le trafic de drogues illicites.
et selon l’OFDT (l’observatoire français des drogues et des toxicomanies) en France 35% ou plus des personnes âgés de 16 ans consomment du tabac dans un seul mois.

Voyant des chiffres aussi importants, nous pouvons nous demander:   l’addiction et la consommation de drogue sont-elles aussi  tabou que ça ? Les gens ont-ils peur d’en parler à leur proches ?
Évidemment l’humain se pose souvent tout un tas de questions, cela concerne à la fois les addict-es, mais aussi leurs proches ou de simples inconnus.
Face à un problème comme l’addiction, tout le monde n’est pas à égalité, effectivement, parfois la dépendance est là pour combler un manque, un besoin, parfois pour ajouter quelque chose, enlever un mal, et les individus ne tombent pas dans cet engrenage de la même manière.

Les addictions les plus répandues concernent le tabac et l’alcool. Viennent ensuite le cannabis et, loin derrière, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse. Il existe également des addictions liées à des activités (et non à des substances), comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, le sexe ou encore les achats compulsifs, selon le psychiatre Aviel Goodman ce serait: « un processus par lequel un comportement, qui peut fonctionner à la foi pour produire du plaisir et pour soulager un malaise intérieur, est utilisé sous un mode caractérisé par l’échec répété dans le contrôle de ce comportement et la persistance de ce comportement en dépit des conséquences négatives significatives ».

Les adolescents eux sont souvent exposés à des risques d’addictions aux jeux vidéos et souvent celles-ci sont prises à la légère par les parents et l’entourage mais peuvent devenir bien plus importantes avec le temps.

Sortir d’une addiction, est -pour la plupart- un processus long, périlleux, et pas toujours définitif, en effet se séparer de cette habitude à faire quelque chose qui nous comble,  ce serait pour certains comme s’arracher le coeur: en effet  cette chose nous a aidés, mais maintenant elle nous fait du mal, à nous mais aussi à nos proches, qui sont impuissants face à cette difficulté.

Nous devons prendre en compte le statut émotionnel mais aussi la sensibilité de la personne touchée par une dépendance, les gens jugent bien trop souvent la personne, par manque de connaissance:  ils font face à quelque chose d’inconnu.

Peu de spots publicitaires montrent la dépendance aux jeux, à une substance illicite ou encore la dépendance affective et les risques.

Fabienne Godet, la réalisatrice du film “Nos vies formidables” a dit ceci : “Qui mieux qu’un malade rétabli peut comprendre un malade qui souffre encore” ces mots  nous montrent que heureusement la solidarité et l’entraide existent encore bel et bien, mais cela nous renvoie la réalité en pleine face, celle qui montre que les proches d’un malade  sans défense face à son trouble.

Heureusement il existe de nombreux site si vous désirez aider un proche, trouver de l’aide, ou raconter votre histoire, comme: http://www.drogues-info-service.fr/ , https://www.addictaide.fr/ ou encore http://sos-addictions.org/ .
Lisa

Nos vies formidables m’a particulièrement touché, le personnage de Margot, à la fois fautive et victime m’a transpercé le coeur de tous côtés.

C’est une vraie leçon de vies que les personnages nous donnent, ils nous montrent que le remède aux problèmes c’est le soutien et l’écoute,et que même les plus têtus, y arrive même si certain ne sont pas assez fort.

J’ai trouvé que le début est allé très vite, les scènes se sont enchaînées, et puis on a ralentis, on a suivis les peines, les peurs, les doutes et les pleurs, mais aussi la joies l’entraide et le soutient. 

L’homme même en tant que victime est coupable et tous les hommes le sont, que l’on est 18 ou 50 ans, nous sommes tous le fautif de quelque chose.

Un film remplis d’émotions, qui nous fait le portrait d’un vaste univers encore trop fermé aujourd’hui.

Il nous montre comment même la personne la plus seule du monde peut trouver du réconfort auprès de personnes lui ressemblant.

Et qu’il ne faut pas chercher bien loin, que des tas de personnes nous tendent la mains, alors que nous l’ignorons encore.Lisa.

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