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Archives pour 12/2010

Art et design : dénotation et connotation

2D/3D

Matali Crasset s’est inspirée d’une composition de Kasimir Malevitch (CompositionSuprematiste  Airplane Flying de 1915) pour son « Open Room No.1, de 2009″. Quant à Henrique Oliveira, il reproduit le mouvement d’une toile de William Turner (Tempête de neige de 1842) pour créer un « Tourbillon » de bois (Turbilhão para Turner de 2007)…

Analyse dénotative

Vous ferez l’analyse sous forme de croquis annotés, des correspondances formelles et colorées qui existent entre

– la composition de Malevitch et le mobilier de Matali Crasset,

– la peinture de Turner et la « marqueterie » de Oliveira.

Analyse connotative

En vous aidant de la liste de mots ci-dessous, vous expliquerez avec le vocabulaire adapté, quels sentiments sont communs  aux oeuvres de design et aux tableaux dont elles s’inspirent.

Liste de mots

Calme, tumulte, mouvement, ordre, complexité, drame, espace, agitation, tournoiement, sobriété, paix, sérénité, inquiétude…

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Le laser en design

 

 

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La charte graphique

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Lisible-illisible

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Zeitgeist

 

Le Modernisme « classique ” /  le Postmodernisme “baroque”

 

Brno chair

années 30

CrownHall

années 50

Bureau Retour de Nouvelle Guinée

années 80

Obaluenaga House

années 80

SIGNIFIANT

formes géométriques, cuir, métal, noir, chromé, trame constructive, structure porteuse

formes géométriques, verre, métal, noir, transparent, trame constructive, structure porteuse  formes géométrique, couleurs vives, multiples volumes complexes, exotisme formes géométrique, couleurs vives, multiples volumes complexes
SIGNIFIE
  • sobriété formelle
  • matériaux industriels
  • rationalisme constructif
  • efficience (fonction d’usage), ergonomie
  • valeur d’estime : modernité, efficience,  idéal classique
  • parodie du vocabulaire néoplastique
  • parodie de la trame constructive
  • complexité
  • association, juxtaposition, rupture, déconstruction
  • valeur d’estime : postmodernité, objet ludique, poésie, contestation baroque

.

L’esprit classique peut se définir par l’usage d’une grammaire raisonnée, et l’esprit baroque  par la remise en question de cette même grammaire.  En créant l’ordre colossal, Michel Ange utilise l’ordonnancement vertical et horizontal du langage classique de l’architecture (colonnes, pilastres, chapiteaux, entablement), mais au lieu d’un ordre par étage comme dans le modèle classique du Colisée romain, les pilastres du Capitole qu’il construit à Rome, en franchissent deux. Ainsi le « maniérisme » de  Michel Ange théâtralise la façade, lui confèrent grandeur et force. Les architectes baroques Le Bernin et Boromini suivront ce chemin de libération de l’ordre classique, en courbant leurs façades, et en exagérant certains éléments. On retrouve dans l’architecture et le design postmoderne des années 80, cette remise en cause et ce besoin de ce libérer d’un modèle, celui du style fonctionnel moderne de l’entre-deux guerres et international des années 50. En comparant la Brno chair de Mies Van der Rohe et du Crownhall d’une part et  le bureau Retour de Nouvelle Guinée et la Obaluenaga house, d’Ettore Sottsass d’autre part, et nous verrons en quoi leur esthétique est porteuse de l’esprit de l’époque dans laquelle ils ont été créés.

Le vocabulaire de la Brno chair de Mies Van der Rohe des années 30 et du Crownhall des années 50, est similaire : formes géométriques, métal, cuir pour le premier et verre pour le second, couleur noir, transparence, chrome, trame constructive orthogonale et structure porteuse. Le bureau Retour de Nouvelle Guinée et la Obaluenaga house, d’Ettore Sottsass, datant des années 80, présentent aussi des similitudes formelles : formes géométrique, couleurs vives, volumes complexes. Ils sont encore assujetties à une trame constructive orthogonale qui est une caractéristique du modernisme, mais ils sont déconstruits en de multiples volumes.

La sobriété formelle de la Brno chair est issu de la rationalisation de l’emploi des matériaux et répond à la fonction ergonomique d’une assise. Sa structure porteuse en porte à faux (en cantilever) réalisée en métal chromé plat, rendent le support confortable grâce à ses qualités de souplesse et d’élasticité. Les parties assise et dossier, réalisées en cuir, s’adaptent à la forme du corps et répondent aussi à cette préoccupation ergonomique. Pour le Crown Hall (école d’architecture) de Chicago, Mies van der Rohe conçoit une structure porteuse métallique extérieure : deux grands portiques qui soutiennent le plan horizontal du toit. Cette structure visible est un manifeste pour une architecture lumineuse et modulable. Les murs qui ne sont plus porteur sont remplacés par des (murs) rideaux de verre à l’extérieur, et  par des cloisons légères que l’on peut agencer selon les besoins pour les différents enseignements à l’intérieur. Au contraire le bureau Retour de Nouvelle Guinée et la Obaluenaga house, d’Ettore Sottsass semblent être le résultat d’un jeu de construction enfantin (dont le but pédagogique est de développer la créativité ). Ainsi ils génèrent un discours poétique qui trouve des échos dans notre mémoire d’enfant et dans notre culture.

Le mouvement Moderne de l’entre-deux guerres et ensuite le mouvement International des années 50, présentent les mêmes caractéristiques esthétiques fonctionnelles et rationnelles : pas d’ornementation, mais l’adéquation entre la fonction, la structure, la forme, les matériaux et la technologie mise en œuvre. Entre les deux guerres, le Bauhaus (représenté par Walter Gropius, Mies Van der Rohe, Marcel Breuer entre autre), et le groupe des architectes et designers de l’UAM (Union des artistes modernes, autour de Robert Mallet Stevens, Le Corbusier, Charlotte Perriand, Jean Prouvé…), orientent leurs recherches vers l’efficience de l’objet autour de sa fonction d’usage, et des possibilités qu’offre la production industrielle. Les nouveaux matériaux et l’évolution des techniques permettront de répondre aux besoins urgents des populations, après guerre : matériaux industrialisés et nouvelles technologies, productions en série à moindre coût et donc accessibilité à tous. La reconstruction va ainsi générer une période de prospérité pendant une trentaine d’années (période qui va prendre le nom de trente glorieuses).

Le design des années 80 nait dans un contexte mouvementé post société de consommation : sida, chute du mur de Berlin, catastrophe de Tchernobyl, émergence des ordinateurs individuels… Référence, époques et matériaux se télescopent pour créer des meubles concepts, qui énoncent un discours, se moquent, détournent, interrogent. Ettore Sottsass est représentatif du courant postmoderne des années 80, qui se libère du fonctionnalisme et prône la fantaisie. Son travail, en assemblant librement formes géométriques simples, trame constructive orthogonale et couleurs primaires, parodie l’esthétique  du mouvement de Stijl de l’entre deux-guerres influencé par le néoplasticisme de Mondrian.

La Obaluenga house  est un assemblage éloquent de boîtes en forme de maison ou de hangar, quand la façade tripartite du Crown hall scandée pas la verticalité des arches porteuses pourrait se référer aux façades classiques. Ces architectures sont apparemment aussi dissemblables que la sobre Brno chair et le bureau Retour de Nouvelle Guinée dont le nom est déjà une invite joyeuse et exotique. Mais le pouvoir expressif des ces mobiliers et de ces architectures, ne nous parle t-il pas des valeurs selon lesquelles nous voulons vivre. Ainsi l’architecture et le design sont profondément influencés par le « Zeitgeist » (l’esprit de l’époque) dans laquelle ils ont été crée. Ils sont les témoins du style de vie de leur temps. D’un côté les créations de Mies van der Rohe, sont à l’image de la modernité, de l’efficience fonctionnelle du mouvement moderne de l’entre-deux guerres et du mouvement international des années 50.  Leur rationalisme rappellent  l’ordre et la raison de notre culture classique. De l’autre, les créations d’Ettore Sottsass  reprennent le langage classique du modernisme pour le dévoyer. Elles créent un nouveau langage baroque et contestataire fidèle en cela à l’esprit des années 80.

Liens : Le Crown Hall, Ettore Sottsass

Sculpturalisme

Le sculpturalisme en architecture est rendu possible par les nouveaux moyens de conception informatique et les nouveaux matériaux (voir le Guggenheim muséum de Bilbao de F O Gerhy et les Blob architectures). Pour la Dragspelhuset au contraire, la forme organique est née des préoccupations écologiques des propriétaires.

Les constituants formels de l’architecture révèlent les préoccupations de l’époque de sa construction.

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Déconstructivisme

16/12/2010 Comments off

LE DECONSTRUCTIVISME

Une architecture de ruptures

Dans les années 90 le terme déconstructivisme s’applique à une certaine architecture de la rupture, de la dislocation, de la distorsion et du déséquilibre.

Cette architecture se détache des formes rectilignes et orthogonales issus de l’architecture modernistes et s’inspire de l’esprit révolutionnaire du Constructivisme de l’entre deux guerres

Cette période est marquée par des changements fondamentaux dans les domaines de l’art et de l’architecture, comme les nouvelles possibilités offertes par l’informatique.

Le « Constructivisme »


Les opérations de distorsion, de dislocation ou d’interruption sur les structures et la géométrie appliquées par les déconstructivistes, sont en partie issues des transformations utilisées auparavant par l’avant-garde russe des années 20. Les formes créées par les artistes constructivistes ne proviennent plus d’une composition classique. L’avant garde russe rejette les beaux arts traditionnels ordonnée au profit d’une géométrie instable, de la profondeur et d’une dynamique au rythme cinétique.

Le Modernisme

Le mouvement moderne qui se développait au même moment rappelle l’esprit des projets révolutionnaires du Constructivisme, par son utilisation des formes abstraites, son refus de l’ornement, son vocabulaire structural (poteaux, plan libre, fenêtres horizontales). Mais il substitue l’esthétique élégante du fonctionnalisme à l’instabilité des projets de l’avant garde russe par l’utilisation du tracé régulateur en particulier.

Déconstruire ou construire autrement

La déconstruction s’oppose à toute forme de destruction ; au contraire elle n’est pas si éloignée de l’architecture moderniste car elle utilise la trame pour fragmenter la forme : ainsi éclatement, rotation des axes, entrecroisement des trames, entremêlement des poutres, murs inclinés et juxtaposition des matériaux sont caractéristiques de cette architecture.

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La Villa dall Ava de Rem Koolhas, espace public/espace privé

16/12/2010 Comments off
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Lecture de plan

16/12/2010 Comments off

Maison d\’Adam au paradis

Pour la Maison d’Adam au paradis, Jacques Moussafir a conçu  un espace est modulable et  ouvert sur l’extérieur.

Lecture de plan

Où est la bibliothèque/cloison tournante, comment module-t-on le salon/salle à manger ?

Où est la chambre des parents, et comment lisez-vous le plan de la chambre et le passage vers la salle de bain ?

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Les tissus Louis XIII

Garniture de lit : la garniture dissimule le bois et assure un confort contre le froid.

Lit en housse

Pentes : rideaux epais tombant sans plis, bord à bord.

Cantonnières : rideaux d’angles superposés.

Lambrequin : bande festonnée, garnissant l’impérial du lit et cachant les accroches des pentes et des cantonnières.

Sous Louis XIII, la vogue est au tissus à larges bandes, qui peuvent  encore s’orner de motifs de grenade dans un réseau ogivé, comme dans le siège présenté ci-dessus.

La nouveauté est la tapisserie au point de Hongrie, ouvrage féminin fait au point lancé.

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