Récipient

Le récipient servait beaucoup à l’époque gallo-romaine, pour conserver les graines (blé, l’orge, le millet, le sésame (originaire de l’Inde), l’avoine et le seigle), les viandes (du sanglier, du cerf, du lièvre, du lapin de garenne et du loir), des fruits et des légumes (des mûres, des noix, des noisettes, des amandes, des figues, des dattes, des prunes, les pêches, des bettes, des carottes, des asperges, des concombres, des artichauts, des fèves, des courges, des poireaux, des radis).

Bois

La vaisselle en bois est utilisée par la plupart des gens à l’époque gallo-romaine, sauf les riches qui possédaient de la vaisselle en argent, en verre ou en céramique sigillée (voir la suite).

Le bois se conservant mal, ou dans des conditions très particulières, l’archéologie ne nous a livré que peu de restes de vaisselle de bois.

Céramique sigillée

Origine

La céramique sigillée est une céramique fine, caractéristique de l’Antiquité romaine et destinée au service à table. Elle se caractérise par un vernis rouge grésé cuit en atmosphère oxydante, plus ou moins clair et par des décors en relief, moulés, imprimés ou rapportés.

Certaines pièces portent des estampilles d’où elle tire son nom, sigillée venant de sigillum, le sceau. Ce type de poterie rencontra un très grand succès dans le monde méditerranéen à partir du règne d’Auguste ( 23 septembre 63 avant JC – 19 aout 14 après JC ).

La fabrication

  • le tournage : le vase (lisse ou décoré) est monté à l’aide du tour du potier

  • le séchage : le vase est séché

  • l’engobage : le vase est plongé dans une bouillie fluide d’argile (l’engobe) contenant une forte proportion de sels de fer (la même argile que pour faire le vase afin d’éviter l’écaillage).

  • La cuisson : le vase est mis au four à haute température (environ 1000°C)

Les décors

La barbotine, une argile très fluide, permettait de coller des ornements sur un vase lisse monté au tour. Ainsi on pouvait coller des reliefs préfabriqués en remplissant d’argile des poinçons creux. On obtenait ainsi de forts reliefs : personnages, animaux.

L’usage de roulettes et molettes, surtout à l’époque tardive, permettait des incisions et des décors d’apparence végétale. La signature du potier était imprimée par un poinçon sur le fond du vase, à l’intérieur.

Poteries communes.

La céramique locale, souvent de moins bonne facture, elle est assez variée jusqu’au IIIe siècle.

Elaborée à partir d’argile et d’inclusions minérales ou végétales, elle est peu résistante aux chocs mécaniques et thermiques et se présente donc souvent sous forme de tessons et de formes incomplètes.

Argenterie

Les Romains étaient très friands d’argenterie, les textes anciens sont tout à fait explicites sur ce point.

Hélas, relativement peu de ces objets ont été retrouvés. Heureusement, les trésors d’argenterie retrouvés un peu partout dans l’empire permettent de se rendre compte que cet attrait des Romains pour de tels objets étaient bien réels et perdura longtemps jusqu’en plein VIIe s. ap. J.-C. L

Verre

L’art du verre est d’origine égyptienne. Après l’Italie, la Gaule a connu aussi des artisans verriers très habiles souvent influencés par les verriers de Germanie (Cologne). À l’époque gallo-romaine, le verre est un matériau de luxe réservé aux couches sociales élevées. Moins luxueux que la vaisselle en argent et en bronze, il dépasse en valeur la céramique.

 


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