Je me réveillais paisiblement dans la chambre d’un sous-marin, je le sentais à la pression dans mes oreilles. Que faisais-je ici ?  Sur ma table de chevet, je découvris une enveloppe et un livre. J’ouvris l’enveloppe et à l’intérieur il y avait deux papiers, je pris le plus grand et le lus. On avait écrit que le bateau coulait et pour l’en empêcher, il fallait résoudre les énigmes. Sur l’autre papier il était marqué « l’envers du derrière ». Quant au livre c’était « Vingt mille lieues sous les mers ». Je ne comprenais pas pourquoi une personne voulait me kidnapper et me tuer. Le livre, quant à lui, était mondialement connu et l’histoire du fameux capitaine Nemo aussi, mais il y avait une curieuse ressemblance avec la réalité puisque j’étais dans un sous-marin et que « Vingt mille lieues sous les mers » se passait aussi dans un sous-marin.

Je tournais le livre dans tous les sens le feuilletais un peu et soudain je compris : la quatrième de couverture était imprimée à l’envers d’où l’indice « l’envers du derrière ». Et sur le dos du livre était marqué en gros « Et si c’était par la fin que tout commençait… ».

Ensuite, je sortis de ma chambre, je me dirigeais au hasard et tombais sur un salon. Il y avait quatre autres passagers: une grande femme blonde et belle, un homme robuste et barbu, un autre plutôt maigre avec des cheveux bruns et enfin il y avait mon meilleur ami il était jeune ni trop grand ni trop petit, ni trop gros ni trop maigre et s’appelait Charles Patterson. Tous s’avancèrent vers moi et me demandèrent si tout allait bien, je leur fis part de notre kidnapping, du bateau qui coulait, des indices …

Charles me présenta les trois autres personnes : Roxane Emon, la grande femme blonde, Peter Van Brooks, l’homme robuste et Sean Ronnery, l’autre homme maigre. Après Charles dit:

« Je pense que la fin en question est celle du livre.

– Mais bien sûr! Pourquoi n’y ai-je pas pensé tout de suite!

J’ouvris le livre à la dernière page et lus les derniers mots:

– « Des requins et des hommes »

A la surface, je me retournai vers Roxane

« Plus un geste Roxane ou plutôt devrais-je dire Aliena More

– Tu es fou!

– C’est toi qui est folle ! Roxane Emon n’est qu’un pseudonyme! Ton vrai nom est Aliena More!

-Aliena More, s’écria Peter Van Brooks, l’une des criminelles les plus recherchées du monde?

Oui pour jeux dangereux et c’est elle qui a organisé notre kidnapping.

-Mais comment aurait-elle pu sortir pour échapper à la bombe?

– Elle n’était pas là quand nous avons découvert la bombe, elle était dans le vaisseau d’exploration, je l’ai découvert en lisant le livre alors que nous remontions.

-Je vais prévenir la police, dit Sean Ronnery.C’est pour cela qu’il y avait autant de ressemblances entre le livre et la réalité, dit Charles, c’était pour faire plus vrai.

Exactement repris-je. Elle voulait être l’héroïne de ce merveilleux livre . D’ailleurs « Emon » son soit disant nom n’est que l’anagramme de « Nemo » le capitaine du Nautilus.

– Tu es vraiment folle! liena More fut conduite en prison. Quant à moi je lus en entier « Vingt mille lieues sous les mers ». Malgré des passages longs comme celui de la page 172 les descriptions du monde sous-marin sont très réalistes et magnifiques. Un livre passionnant avec le mystérieux capitaine Nemo, le sérieux professeur Arronax,le sympathique Conseil et le gourmand Ned Land.

– Cela me rappelle quelque chose, dit Peter Van Brooks, cela me fait penser au tableau d’aborigènes qui est en face d’une dent de requin sur un mur de la bibliothèque. »
Nous nous rendîmes à la bibliothèque, entre les deux tableaux trônait un tableau blanc. Je le retournais et au dos était inscrit le nombre « 172 » entre guillemets.

« C’est une page du livre, s’exclama Sean Ronnery, Il ne peut s’agir que d’une page du livre. »

Cette fois j’ouvris le livre à la page 172 et lus : ce n’était qu’une longue description ennuyante. Pourquoi avoir mis des guillemets au nombre 172 ?

C’est à ce moment là que cela me sauta aux yeux: le seul mot entre guillemets était corail blanc. Encore une fois, ce fut Charles mon fidèle ami qui découvrit la solution :
«  Dans le salon à côté de l’orgue, il y a un corail blanc!

– Ce petit jeu commence à m’énerver, dit Peter.

– Allons ! Calmons-nous et gardons notre calme, dis-je »

Nous nous précipitâmes dans le salon et découvrîmes le corail blanc à côté du gigantesque orgue, encore une curieuse ressemblance entre le livre et la réalité. Mais ce qui attira le plus mon attention fut la plaque où était inscrit « Nautilus ». Décidément les ressemblances entre la réalité et le livre foisonnaient. Je repris vite mes pensées quand Sean Ronnery me dit :

« Regardez il y a un papier qui est tombé du corail. »

Je le ramassai, il était écrit Raphaël coupé par un slash entre le « h » et le « a » et en bas du papier un petit éclair jaune était dessiné. J’eus tout de suite l’idée d’additionner les lettres de chaque côté du slash par rapport à leur place dans l’alphabet : le « r » étant la dix huitième lettre, le « a » la première, le « p » la seizième, le « e » la cinquième et le « l » la douzième. Le total était quarante- trois et dix-huit et en les assemblant j’obtins quatre mille trois cents dix-huit. Quant à l’éclair il me fit penser à la salle des machines. Nous nous dirigeâmes là bas. Mon idée n’était pas fausse,  il y avait bien un petit éclair jaune sur un placard, je l’ouvris et poussai un cri : une énorme bombe était réglée sur cinq secondes. J’eus juste le temps de taper 4318 et le mécanisme s’arrêta. Il eut une violente secousse, le sous- marin remontait et nous étions tous soulagés.


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