Rentrant de week-end, comme tous les lundi matin, à huit heures tapantes, Jack et

Martimer, les deux célèbres détectives, ouvraient pour la première fois de la semaine, la porte de leur cabinet. Ils pénétrèrent , en même temps dans cette pièce à la moquette élimée par le passage et au papier peint jauni par le temps. L’odeur qui régnait dans celle-ci était un mélange de fumée de cigarettes et de café. Elle était peu meublée: le bureau de la secrétaire, les armoires pour ranger les documents, la machine à café, la seule du cabinet et, en face de l’entrée,les deux portes donnant sur les bureaux personnels de Jack et de Martimer..

Chacun ouvrit le sien et alla se servir une tasse de café. Jack commença à lire le journal et Martimer, à ranger un bureau. Un lundi bien monotone: en ce moment, ils avaient peu d’affaires à traiter..L’horloge indiquait neuf heures, la secrétaire arriva et dix minutes plus tard, le téléphone sonna: c’était le majordome de Jean Delacroix, le riche propriétaire du manoir de Montigny. Les serviteurs avaient trouvé le corps d’un homme sans vie, ce matin même, dans le parc et son maitre s’était enfui dans la nuit.

Ce châtelain avait déjà fait grand bruit et les gros titres des journaux quand il était un important parrain de la drogue. La police avait démantelé son réseau et l’avait arrêté; mais aussitôt, il avait été relâché avec sa fortune car il avait dénoncé ses complices. Cette affaire datait d’une dizaine d’années déjà et personne n’avait plus entendu parler de Jean Delacroix. Il s’était définitivement rangé mais les convoitises et les vengeances s’étayent elle arrêtées pour autant?

A l ‘époque , Jack et Martimer s’étaient intéressés à l’affaire et à ses multiples rebondissements grâce aux journaux mais aujourd’hui c ‘était à eux de jouer. Ils filèrent sur place et commencèrent à interroger le majordome et les domestiques: l’enquête était lancée.

PAUL LOUIS


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