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Peut-on vivre sans téléphone ?

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Depuis quelque années, l’arrivée du smartphone à changé nos vies. 5,1 milliards de personnes dans le monde, selon le site Gartner.com, possèdent au minimum un téléphone ! Alors oui, cet objet a révolutionné notre quotidien mais à quel prix ?

  Actuellement, sur 6,8 milliards de Terriens, 5,1 milliards possèdent au moins un téléphone portable. C’est plus que de personnes qui possèdent une brosse à dents… Et vivre sans son smartphone est totalement inenvisageable pour une majorité d’utilisateurs. Selon une étude britannique de 2012, 66% des utilisateurs sondés avouaient être nomophobes. En effet, il y a un phénomène d’addiction aux smartphones qui prend de l’ampleur : la nomophobie. Née de la contraction de « no mobile » et  « phobia », c’est  la phobie d’être sans son mobile. La nomophobie est un phénomène récent bel et bien réel et cette addiction est très répandue chez les ados et les jeunes adultes.
Selon Mariano Choliz, psychologue spécialiste des addictions, dans un rapport sur les addictions publiées en 2010, les symptômes caractéristiques de la dépendance sont les suivants :
« -utilisation excessive, qui se manifeste à la fois par un coût économique important et de nombreux messages et appels ;
-problèmes avec les parents, du fait de l’utilisation excessive ;
– interférence avec les autres activités, scolaires ou personnelles ;
– une montée progressive du temps d’utilisation du téléphone mobile pour obtenir un même niveau de satisfaction, ainsi que le besoin exprimé de remplacer l’appareil par le nouveau modèle apparu sur le marché ;
– le besoin d’utiliser un téléphone mobile fréquemment, ainsi qu’une altération émotionnelle lorsque cette utilisation est entravée ».
Les téléphones portables ont donc profondément bouleversé les comportements sociaux.

Cette addiction impacte aussi l’entourage des victimes. En effet, la famille, les amis et connaissances sont souvent victimes de « phubbing » (contraction de « phone » et « snubbing », pour « snober », en français). Les  addicts n’écoutent souvent pas leur entourage ou coupent constamment la conversation parce qu’ils reçoivent un message et se mettent à l’écart.

Mais vous vous en doutez, il y a quelques solutions pour lutter contre cette addiction :
-il faut d’abord penser à éteindre son téléphone portable, une ou deux heures par jour (il n’est pas nécessaire de faire un long sevrage)
-si l’addiction est forte (une personne en état de manque), prenez rendez-vous avec un addictologue ou une personne extérieure. Certains hôpitaux spécialisés dans l’addiction aux drogues dures peuvent accueillir certaines victimes.
-enfin il existe des cures de sevrage pour apprendre à la personne à se servir du téléphone juste comme un outil.

Pour conclure, vous voyez que cette addiction peut être grave car beaucoup de personnes ne peuvent pas vivre sans leur téléphone et se coupent du monde par leur comportement excessif mais heureusement, il existe des solutions pour reprendre le contrôle de sa vie et éviter que le téléphone ne nous dirige, alors pensez-y !

2 Commentaires

  1. Bonjour, je suis en Terminale S et je n’ai toujours pas de téléphone, ni aucun réseau social. Quand je vois les jeunes de ma génération gâcher à jamais leur jeunesse, ça ne fait que renforcer ma détermination! Je tente ce boycott pour faire réagir les gens autours de moi, beaucoup viennent pour en parler et tenter de comprendre, et rien que ça c’est une petite victoire pour moi, parce que le moment où il me parlent, il ne sont pas sur leur téléphone. J’ai beaucoup de réaction différente, allant du typique « du coup t’as pas Internet, ni d’ordinateur? » car les gens ont tendances à faire le lien entre Internet et les téléphones, sans comprendre que c’est l’hyper communication qui m’irrite, et non les nouvelles technologies (je veux d’ailleurs faire ingénieur en robotique donc bon…). Mais j’ai aussi eu beaucoup de réaction comme « ah moi je pourrais vraiment pas faire ça » mais dans le meilleur des cas ces gens là reviennent me voir pour me dire que la veille ils ont fait moins de téléphone en pensant à notre discussion, et rien que pour ça je compte m’accrocher le plus longtemps possible!
    Au fait, j’ai vu de nombreux adultes, mais y a t-il des adolescents qui comme moi luttent contre ce phénomène?
    Sur ce, merci d’avoir lu ce petit témoignage, et bonne fin de journée à vous!

    • Merci pour ce témoignage très intéressant qui ne manquera pas de faire réfléchir, c’est vrai qu’un peu de déconnexion est nécessaire et bénéfique !

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