Je passe à la vitesse supérieure sur l’oral pro maintenant que l’oral EPS est derrière moi. Alors, voici le prochain sujet que je vais travailler :
J’essaye de trouver un sujet sur la lecture et je le mets en ligne pour le prochain thème …
Je passe à la vitesse supérieure sur l’oral pro maintenant que l’oral EPS est derrière moi. Alors, voici le prochain sujet que je vais travailler :
J’essaye de trouver un sujet sur la lecture et je le mets en ligne pour le prochain thème …
A la demande d’un de mes lecteurs (ça fait étrange de dire ça !) qui souhaite notre avis sur le sujet suivant, je vous propose de faire comme d’habitude en laissant vos idées via les comms …
Voilà le suivant … J’ai un peu de retard mais je compte le rattrapper demain après-midi ! Je ne sais pas si vous avez réussi à sortir quelque chose avec le texte sur l’art mai smoi perso, je bloque !!
ALLEZ !!!!!!
Bon, une bonne chose de faite ! Je ne pense pas avoir fiat beaucoup mieux qu’à mes entraînements mais satisfaction personnelle, je suis arrivée troisième de la série (alors qu’il y avait plein de petites jeunes) … En fait, gourde comme je suis, j’ai oublié de regarder mon chrono au passage de la ligne d’arrivée mais je pense avoir fait 8 min 15 ou 8 min 20 (en gros 9/20). Enfin, j’ai fait mon max et je suis fière de moi.
Demain, oral de sport. Je vais relire mes petites fiches et on verra … (pas la danse, svp !!!)
Je n’ai pas trouvé grand chose avec ce thème si ce n’est un seul texte mais on peut travailler dessus :
L’ART DANS L’EDUCATION
L’art dans l’éducation, poudre aux yeux ou discipline fondamentale ?
[…]
Je terminerai cela par une simple anecdote. Voilà peu, dans une classe, j’étais à écouter, comme disent nos amis québécois, une maîtresse qui racontait Le Petit Poucet avec beaucoup de talent. C’est une vieille histoire dont je ne me rappelais pas le détail, et qui m’a surpris, parce que c’est assez gore, plutôt violent – abandon d’enfant, trahison de la fratrie, anthropophagie, etc. -, avec des sous-entendus sexuels extrêmement violents. Et les enfants étaient complètement passionnés par ce Petit Poucet, qu’ils écoutaient comme quelque chose d’absolument essentiel. En discutant ensuite avec la maîtresse, elle me disait, ce qui me convainc complètement, que s’ils sont tellement passionnés par Le Petit Poucet, c’est qu’il leur parle d’eux, de leurs vraies questions : leur peur d’être abandonnés par leurs parents, leur peur d’être mangés, cette frontière si difficile entre l’affection et la voracité (probablement la seule question humaine qui vaille la peine d’être travaillée : à partir de quel moment l’autre m’aime-t-il tellement qu’il m’étouffe ? Et comment peut-il m’aimer suffisamment sans m’étouffer ?). Ces questions-là, qui intéressent évidemment les gamins au premier chef, la maîtresse ne va pas les traiter en faisant de la psychanalyse sauvage ; elle va le faire en apportant un objet culturel, artistique aussi, dans lequel l’enfant va se reconnaître, va savoir qu’on parle de lui, sans être violé dans son intimité. Il va identifier qu’il s’agit de quelque chose qui le concerne, que cette chose-là le relie aux autres élèves de la classe et qu’il n’est pas seul à avoir ces angoisses, qu’elle le relie aussi aux gens qui ont existé avant lui dans l’histoire du monde, et peut être même à ceux qui existeront après lui – parce que le sommet du plaisir pour un enfant qui a aimé Le Petit Poucet, c’est de le raconter à son tour à d’autres, en faisant en sorte qu’en le racontant à d’autres, il fasse aussi vivre aux autres les émotions qu’il a vécues.
Nous touchons là quelque chose de fondamental, et vous voyez bien la place que peut prendre ce qu’on appelle l’art. L’art, ça peut être justement cette manière d’introduire cette dimension anthropologique, ces questions fondamentales, sous une forme acceptable par l’imaginaire enfantin, et pas dans une discipline séparée. Cette forme acceptable doit à la fois être efficace en termes de rapport entre les moyens et le résultat, en termes d’ellipse – il faut laisser l’enfant penser, c’est pour cela que le contraire de l’art n’est pas le non-art, mais l’obscénité, à savoir ce qui dit tout et ne permet pas de penser, ni d’imaginer, ni de trouver sa propre place. On voit bien que l’art va donner la possibilité d’accéder à ces questions-là, de réinscrire l’enfant dans une chaîne généalogique extrêmement importante pour lui – si on lui présente des oeuvres qui font écho, qui ne soient pas simplement des manières d’habiller ses préoccupations, mais des manières de leur donner de l’ampleur tout en les relativisant -, ce qui est essentiel pour grandir. Il faut que je sente que mes angoisses ne sont pas seulement à moi, ce qui leur donne de l’ampleur, et c’est parce que je sens qu’elles sont aussi à d’autres que je les relativise, que je peux les apprivoiser et vivre avec elles. L’art va favoriser et permettre cela, sous des formes diverses, picturales, théâtrales, musicales, etc. Toutes les formes d’art possibles sont des échos de ces questions fondamentales, mais exprimées de telle manière qu’elles sont « traitables » par l’imaginaire enfantin.
[…]
Deuxième série de remarques : l’art est à la convergence de cette question du sens et d’une seconde question essentielle pour les enfants d’aujourd’hui, celle de l’accès à l’universel.
[…] Cette manière d’imposer à des enfants des formes culturelles considérées comme universelles et supérieures aux autres, dans une démarche que je qualifie « de colonisation » par provocation, est une façon de nier ce que les autres cultures d’une part, et ce que tout enfant d’autre part peuvent découvrir d’universalité. Et contre cette manière un peu arrogante d’imposer un universel qui serait édifié de façon définitive par l’Académie française et le Panthéon réunis, il me semble intéressant d’explorer des voies où l’universel se construit avec les personnes, dans un travail où se rencontrent les singularités et les différences. Le véritable universel est modeste, ce n’est pas celui que l’on impose, c’est celui auquel on accède. Si Les Misérables sont un texte universel, si la « tempête sous un crâne » de Jean Valjean est un texte universel au sens où il exprime de la manière la plus forte ce qu’est le cas de conscience d’un individu pris entre deux exigences contradictoires, ce n’est pas parce que l’Académie Française l’a décrété en expliquant qu’il s’agissait d’un chef-d’oeuvre à enseigner à tout le monde… C’est parce que des millions d’instituteurs ont réussi, en parlant de Jean Valjean et de la « tempête sous un crâne », à faire entendre à des enfants que ce dont il était question ici s’adressait aussi à eux. L’universel s’est construit dans l’éducatif. C’est pourquoi je fais cette hypothèse : dans un certain nombre de lieux où ce qu’on appelle aujourd’hui l’interculturalité se réduit le plus souvent à la multiculturalité ou à la juxtaposition des cultures, avec bien évidemment une hiérarchisation subtile de celles-ci, je crois que cette multiculturalité, pour devenir une véritable interculturalité et accéder à une véritable universalité, doit passer par une confrontation qui permet d’accéder à la manière dont ces différentes cultures répondent ensemble, différemment mais ensemble, aux fameuses questions anthropologiques dont je parlais tout à l’heure.
[…]
Nous touchons là ce en quoi l’art est extraordinairement porteur de rassemblement entre les hommes. Pour reprendre une expression d’Edgar Morin, il produit de « la reliance ». Il relie, à condition qu’il ne relie pas comme on rattache ou comme on colonise mais qu’il relie comme on appelle, comme on est capable de faire entendre que ce qu’il dit a de l’écho chez d’autres que ceux qui le disent. A ce titre, on voit bien la portée de l’éducation artistique, en tant qu’elle est une seule, peut-être la seule éducation citoyenne fondamentale – dans la mesure où elle est fondatrice de tous les concepts de citoyenneté, à savoir que l’homme est quelqu’un de sacré… Et cette découverte du sacré à travers les formes d’expression artistique est quelque chose de tout à fait fabuleux.
[…]
Extrait d’une conférence de Philippe Meirieu
Donnée le 26 octobre 2000 à La Bourboule (Puy-de-Dôme)
C’est possible d’avoir un seul texte le jour de l’oral ?
Avez-vous encore la force de continuer ? Je fais celui sur le redoublement ce soir et je tente ensuite celui-ci :
EOE 2009 Tours : Ouverture culturelle
Vraiment bien ces échanges …
Aujourd’hui, mon mari m’a motivé pour essayer de faire un dernier 1500 m avant l’épreuve de course. J’ai cru que j’allais exploser … Je ne m’étais pas entraînée régulièrement depuis … décembre (j’ai un peu honte mais la course ça me gonfle vraiment). Pour finir, j’ai fait 8 min 22 !!! Je n’en reviens pas … Tant mieux ! Si je peux faire la même chose mercredi matin, ce serait déjà ça !
Ci-joint, le prochain sujet que je vais travailler :
EOE Orléans 2009 : le redoublement
N’hésitez pas à me soumettre des idées de sujet … Je commence à épuiser mon stock !!!
On continue ??? Voici le prochain sujet :
EOE Tours 2009 : échec scolaire
Bon, je retourne sur les élèves handicapés européens. Pas facile ce sujet !