Après les Printemps poétiques, cette année, sur « d’infinis paysages », la poésie continue avec les haïkus, très brefs poèmes de 3 lignes, et si l’on veut être précis, de 17 syllabes. Ces tout petits poèmes sont l’expression d’émotions, spontanées, ressenties dans la nature. Le haïku est d’origine japonaise. 

Les Sixièmes ont parcouru des recueils de haïkus, ou plongé leurs mains dans le bocal à poèmes, où se trouvaient des haïkus de toute provenance. 

Avec le site d’Alain Boudet, La Toile de l’Un, les jeunes haïkistes ont pu trouver une superbe source d’inspiration, en se promenant dans des paysages en photos, ou en s’y arrêtant, comme pour s’imaginer les sensations : l’air, les parfums de la mer ou de la campagne, les bruits alentours, la saveur , le toucher d’un pétale … 

Sont venus compléter ces tableaux des photos en diaporama, photos de Chine : lacs, parcs et jardins, pagodes… 

Des haïkus ont donc commencé à être composés par chacun et certains en ont écrit de nombreux. Pour chaque sixième, un choix a été fait dans leurs compositions pour accompagner l’idéogramme chinois complémentaire qui serait dessiné en Arts Plastiques, avec tout le matériel nécessaire à la calligraphie. 

Un moustique m’a piquée

     La douleur est douce 

Car c’est en plein cœur 

                         Chloé T. 

Dans le crépuscule  

Des pierres jetées dans l’eau 

Instant de silence 

                            Fiona 

   

Allongée dans cette barque 

A l’ombre des feuilles 

 Sommeil tranquille 

Nolwenn 

   

Souffle du vent 

Mes cheveux se soulèvent 

Je frissonne de plaisir 

Chloé G. 

Tranquille sur la pagode

Autour

La grande ville bruyante

Charly 

   

En train de planter des fraises 

Je transpire  

 Mais je continue 

   

Chloé G. 

Posé dans l’herbe 

Dans la fraîcheur dorée 

Je contemple les bois. 

Paul 

Futaie de bambou 

Une famille de pandas 

Tendresse entre les branches 

Paul