Julien Delahaye éclaire notre lanterne

Mr.Delahaye est un chercheur du CNRS de Grenoble dans le cadre du Magnétisme et Supraconductivité. Il nous a expliqué la perception des couleurs, à travers différentes expériences et plusieurs questions.

Le CNRS de Grenoble

 

 

 

 

 

 

1 : D’où viennent les couleurs ?

Pour apercevoir les couleurs, plusieurs éléments sont nécessaires : une source de lumière, un objet, ainsi que noter œil et notre cerveau.

Du temps des philosophes grecs la perception des couleurs était vue de trois manières qui se confrontaient

– certains pensaient que des morceaux « d’écorces » se détachaient de l’objet et rentraient  dans l’œil humain.

– d’autres pensaient que des rayons venant de l’œil se détachaient et rentraient  dans l’objet pour l’apercevoir.

-et quelques un d’entre eux pensaient que l’œil et l’objet envoyaient des « rayons » pour apercevoir la lumière.

2 : Qu’est-ce que la lumière

Aristote avait pour idée que la lumière était blanche et que les couleurs naissaient progressivement de son affaiblissement. La lumière qui traverse une matière de grande épaisseur est bleue, celle qui  traverse une moins grande épaisseur est rouge.

NEWTON a démontré que la couleur ne venait pas de l’objet mais de la lumière qui est composée non pas de blanc mais de plusieurs couleurs, grâce à une expérience avec de la lumière blanche et un prisme.

 

En fait, la lumière est une onde électromagnétique contenant différentes radiations caractérisées par leur longueur d’onde. Cela a été découvert à la fin du XIXème siècle par Maxwell.

Elle est constituée de grains d’énergie, les photons, découverts par Einstein au XXème siècle.

 

3 : Comment décomposer la lumière blanche en pratique ?

De nos jours nous sommes capables, chez nous, de décomposer la lumière blanche avec différents éléments :

Il est en effet possible de le faire avec de l’eau (ce qui crée un arc-en-ciel), ou avec un CD. Mr Delahaye nous en a d’ailleurs fait une démonstration.

 

4 : Comment voyons-nous les couleurs ?

 

-En Grèce, Claude GALIEN (II°siècle) étudie l’anatomie de l’œil et constate que le cristallin est l’instrument principal de la vision.

-En Arabie, Alhazenl (965-1039) démontre la différence entre la lumière et la vision et constate que la lumière part de l’objet et entre dans l’œil pour former l’image dans le cristallin.

– Au XVI ème siècle, les chercheurs découvrent que les images se forment à l’arrière de l’œil sur la rétine.

– Enfin, au XXème siècle, Descartes (1596-1650) met en avant le rôle du cerveau, un élément majeur dans la vision.

5 : Comment voyons-nous en couleurs ?

Une longueur d’onde est caractéristique d’une radiation, elle donne une indication sur sa couleur. Les couleurs rouge, bleue et verte, suffisent pour créer toutes les autres.

Mr Delahaye nous l’a montré grâce à des lunettes qui décomposent chaque lumière.

La couleur perçue est dépendante du fonctionnement des photorécepteurs, les cônes, qui transforment la couleur en signal nerveux ce qui permet la vision.

Chaque cône est activé par une couleur (rouge,bleu et vert). La couleur perçue varie en fonction du nombre et du type de cônes activés.

(exemple: le rouge et le vert donne du jaune).

6 : Application aux mélanges de lumière colorée

On peut mélanger les couleurs avec :

  • Avec la synthèse additive (avec les couleurs primaires rouge, bleu, vert qui donnent du blanc).
  • Avec la synthèse soustractive (avec les couleurs cyan, magenta et jaune qui donnent du noir).

                            

7 : Qu’en est-il de la matière ?

La vision de la matière est un peu différente. En effet, la matière laisse passer sa couleur (ex. le rouge) et absorbe les deux autres couleurs (ex. bleu et vert). Ainsi, on ne voit que la couleur qui a traversé ou qui a été diffusée par l’objet.

 

 

 

 

 

 

 

Ici, on voit que la lumière jaune ne laisse passer que ses deux couleurs primaires, le rouge et le vert

 

8 : Comment se mélangent les couleurs sur une toupie ?

Les couleurs sur une toupie se mélangent lorsque celle-ci tournent grâce à la vitesse de la toupie et la persistance rétinienne de l’oeil. Ce phénomène est similaire à la synthèse additive.

 

Anne-Gaëlle JEHAN

Charles DESGENETAIS

Josal BALAN

Arthur DELABROSSE

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