Le silence goutte

  Le silence goutte (p15):

Dans le texte, Marie G dans sa prison, où elle attend sa mort, vit avec tous les petits bruits qu’elle écoute, qui  attestent qu’elle est bien vivante. Puis le silence goutte, dit l’auteur comme pour alourdir l’angoisse de Marie G, qui, avec tous les petits sons qu’elle percevait auparavant, savait que ce n’était pas encore l’heure de sa mort; puis ce silence, lourd, pesant, long comme « un goutte à goutte d’une perfusion », les heures, les minutes, les secondes s’égouttent comme le liquide dans le sang. Le silence pour Marie G est signe de vie, de soulagement. Le silence goutte car il est le seul indicateur pour elle, elle est dans l’obscurité presque totale. Ce silence est synonyme de vie. Là c’est le silence qu’elle perçoit, ce silence qui goutte. Marie G attend sa mort.
Mathieu Ruiz-Perez

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