C’est une vivante qu’on exécute

 » C’est une vivante qu’on exécute « 


Dans l’extrait où se trouve la phrase  » C’est une vivante qu’on exécute « , Marie.G est sur le point de se faire exécuter. Elle attendait ce moment. Depuis longtemps. Elle déchiffrait tout les jours les indices qui lui aurait indiqué la date de sa mort.

Son jour est arrivé, elle a peur, elle angoisse, et s’évanouit. La citation du texte de Valentine Goby, nous rapporte que lors de l’exécution, Marie.G se doit d’être entièrement consciente, de comprendre ce qu’il lui arrive, et de savoir qu’elle se retrouve face à son destin, tout est mis en œuvre pour qu’elle regrette ses actes. Marie.G doit être réveillé, vivante et consciente, afin que ce soit « une vivante qu’on exécute ». De plus, les exécuteurs pour leur conscience ne veulent pas tuer une personne déjà à terre, selon eux Marie.G doit faire face à ses erreurs et à ses actes.
Camille Battut

Les anges

Tout d’abord, Valentine Goby est née à Grasse en 1974 , cette jeune écrivaine est reconnue pour de nombreux  romans comme La note sensible. Nous allons parler de son roman Qui touche à mon corps je le tue, un roman rempli d’émotions en peu de pages.
Il parle de l’avortement, un sujet au cœur de nombreux débats, il s’agit de trois personnages dont l’histoire se retrouve liée d’une manière ou d’une autre. Marie.G, « faiseuse d’anges » condamnée à mort, Lucie.L qui va avorter dans la douleur la plus intense dans sa chambre durant la nuit, et Henri.D, homme du quotidien qui devient bourreau à l’aube. Les trois personnages en seulement 24h vont voir leur futur complètement chamboulé. Nous allons voir que durant la lecture, leur récits individuels vont s’entrecroiser , ce qui va compliquer la lecture au point de se retrouver perdu dans les différentes histoires. En effet, l’histoire ne dure que 24h mais elle semblerait durer une éternité, les phrases sont longues, le changement de point de vue entre les personnages sont très difficiles à voir, certaines descriptions sont longues et sans grand intérêt pour l’histoire comme la description suivante au sujet d’Henri.D « 
C’est une usine de « bonneterie », bien que les machines surveillées par Nicolas Ernest, le père d’Henri.D, ne produisent pas de bonnets ; depuis 1860 il ne s’en fabrique plus, ou alors à la main à la lueur d’une bougie, d’un rayon de soleil, près du feu besogne de l’infiniment petit des femmes vieilles, convalescentes, ou de la fin du jour et dont on a dit qu’il était l’éteignoir de l’intelligence. » (p.65). Cependant, à travers le récit des personnages, de fortes émotions sont transmises au lecteur, le passé difficile ainsi que leur futur dont le sort est parfois inévitable sont bien ressentis lors de la lecture, l’attente de l’aube, de la mort est frappante, comme par exemple avant la mort de Marie.G « Les mains invisibles, séniles, tachées, pleines de veines en nœuds et d’os difformes pour marquer les cous qu’elles serrent signent au bas de la page, frappent la sentence, c’est fini. ». Nous pouvons aussi remarquer que les personnages n’ont rien en commun hormis d’être liés par la mort quelle qu’elle soit, la mort de nombreux nourrissons pour Marie.G puis sa propre mort comme condamné, la mort de son enfant pour Lucie.L et le rôle de bourreau pour Henri.D comme il est dit « 
La guerre est atroce pour Henri.D. Les deux premières années, elle tue à sa place, puis l’exécuteur d’Alger traverse la Méditerranée avec sa machine pour œuvrer en zone libre. »

Dans sa globalité, l’œuvre de Valentine Goby est très complexe et c’est pour cela que je n’ai pas aimé ce livre.
Camille Battut